Site FMPMC
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 

Sémiologie

Sommaire

1 - Le schéma corporel

2 - L’infirmité motrice cérébrale

3 - La déficience mentale

4 - La latéralité

5 - Les dyspraxies

6 - La graphomotricité

7 - L’hyperactivité

8 - Inhibition psychomotrice


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 7 - L’hyperactivité

 

 

7.1 Historique

  • DUPRE Hyperactivité = véritable entité
    L’instabilité psychomotrice illustre le parallélisme entre les phénomènes psychiques et les phénomènes moteurs.
  • WALLON : conception organique avec 4 niveaux
    • Syndrome d’insuffisance cérébelleuse
    • Incontinence choréique
    • Incontinences des affects, anxiété
    • Insuffisance frontale
  • ABRAMSON : le trouble = déséquilibre affectif, intellectuel et moteur
  • THIFFAULT (1982) description plus moderne association d’une hyperkinésie + distractibilité + impulsivité

Les travaux anglo-saxons valident l’aspect organique et proposent une description comportementale soutenue par un étayage organiciste notion de MBD ou DCM

Deux tendances s’opposent :

  • Auteurs anglo-saxons dysfonctionnement préfrontal
  • Auteurs français symptôme d’un trouble affectif et/ou relationnel
    • Ajuriaguerra : pathologies du narcissisme
    • Lepage : traits psychopathologiques : mauvais contrôle des tendances agressives.

    Étiologie mixte : intrication de facteurs développementaux, constitutionnels et causes environnementales.

7.2 Perspectives actuelles

Plusieurs appellations : hyperkinésie idiopathique, hyperactivité avec attention déficitaire, déficit attentionnel.

Le DSM III : trouble attentionnel était le trouble majeur.

Distinction :

  • Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité
  • Trouble déficitaire de l’attention sans hyperactivité
  • Trouble déficitaire de l’attention avec impulsivité

Diagnostic

La DSM IV (1994) définit le THADA (syndrome déficitaire de l’attention avec hyperkinésie) = association de deux groupes de symptômes : inattention et hyperactivité-impulsivité.

9 points sont précisés pour définir chacun des deux groupes

INATTENTION
  • Ne parvient pas à prêter attention aux détails ou fait des fautes d’étourderie
  • A du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux
  • Semble souvent ne pas écouter quand on lui parle
  • Souvent ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à terme ses devoirs scolaires
  • A du mal à organiser ses travaux ou ses activités
  • Souvent évite ou fait à contre cœur les tâches qui demandent un effort mental soutenu
  • Perd souvent les objets nécessaires à son travail
  • Souvent, se laisse distraire par des stimuli externes
  • A des oublis fréquents dans la vie quotidienne
HYPERACTIVITE/IMPULSIVITE
  • Remue les mains ou les pieds ou se tortille sur son siège
  • Se lève souvent en classe ou dans des situations où il est supposé rester assis
  • Souvent, court ou grimpe partout dans des situations inappropriées.
  • A souvent du mal à se tenir tranquille dans les jeux
  • Agit souvent comme s’il était « monté sur ressorts »
  • Parle souvent trop
  • Laisse souvent échapper la réponse à une question qui n’est pas entièrement posée.
  • A souvent du mal à attendre son tour
  • Interrompt souvent les autres ou impose sa présence.

Il faut :

  • Six des symptômes dans chacun des deux groupes ayant persisté pendant au moins 6 mois, à un degré qui est inadapté et ne correspond pas au niveau du développement de l’enfant.
  • Le début des troubles avant 7 ans, leur expression au moins dans deux environnements différents (école et maison) avec retentissement sur l’intégration scolaire.

7.3 Epidémiologie

Entre 3 et 5 % de la population normale en âge scolaire.

Plus de garçons que de filles.

La nosographie psychiatrique française met en avant 3 symptômes :

Inattention
Difficultés à rester fixer sur une tâche.
On parle aussi de : labilité de l’attention, distractibilité
Hyperactivité
Excès de mouvements.
Impulsivité
Incapacité à inhiber une réaction immédiate. L’acte moteur est plus rapidement exécuté que pensé.

A ces symptômes s’ajoutent :

Troubles du comportement
  • Trouble oppositionnel
  • Troubles des conduites
  • Troubles émotionnels
Troubles du développement
Altération des performances scolaires

7.4 Sémiologie psychomotrice

Les troubles psychomoteurs sont regroupés en 4 parties

7.4.1 Les troubles toniques

Bergès distingue

  • Les instables avec état tensionnel
  • Les instables avec état de déhiscence

Troubles toniques = difficulté de représentation du corps.

Variations toniques : explosion du tonus ou tension constante

Examen psychomoteur :

Perturbation du tonus de fond, d’action, de l’équilibre

7.4.2 Les troubles praxiques

Traduisent la maladresse chez ces enfants avec un manque d’élaboration du plan moteur, et rend compte de l’improductivité motrice.

Les enfants donnent l’illusion d’une apparente aisance.

7.4.3 Les troubles spatio-temporels

Trouble de la latéralité constant

Structuration spatiale déficitaire

Troubles temporels massifs (déroulement temporel)

Ces troubles rendent compte des difficultés à dérouler dans l’espace et le temps une activité motrice

7.4.4 Les troubles de la représentation du corps

Manque de représentativité du corps, la sur-utilisation du corps ne leur permet pas une représentation fiable de leur corps.

Mauvaise image du corps : auto-dépréciation, se représente sous un angle d’une immaturité corporelle en décalage avec leur âge réel.

     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 
7.1 - Historique
7.2 - Perspectives actuelles
7.3 - Epidémiologie
7.4 - Sémiologie psychomotrice
7.5 - Examen psychomoteur
7.6 - Abord thérapeutique
7.7 - Différents axes de prise en charge psychomotrice
7.8 - Bibliographie
7.4.1 - Les troubles toniques
7.4.2 - Les troubles praxiques
7.4.3 - Les troubles spatio-temporels
7.4.4 - Les troubles de la représentation du corps