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Sémiologie psychomotrice de l’enfant

Sommaire

1 - Spécificité de la psychomotricité

2 - La clinique psychomotrice

3 - Les interventions psychomotrices

Bibliographie


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 2 - La clinique psychomotrice

 

 

2.3 Dyslexie et dysorthographie

La dyslexie se caractérise par une difficulté à acquérir la lecture à l’âge habituel en dehors de toute débilité ou déficience sensorielle. A la dyslexie s’associent des difficultés d’orthographe d’où le nom de dyslexie - dysorthographie.

2.3.1 Description

Il est noté :

  • des confusions de graphèmes ;
  • des inversions ;
  • des omissions ; ou encore des additions, des substitutions.
  • Il existe aussi une difficulté à saisir le découpage et le rythme de la phrase.

2.3.2 La sémiologie psychomotrice

Elle s’appuie essentiellement sur les troubles spatio-temporels

  • Il existe ainsi des troubles de la latéralisation
  • troubles de l’organisation temporo-spatiale.
  • De même est présente une difficulté utiliser les notions d’orientation spatiale
  • Si les troubles temporo-spatiaux constituent la dimension principale de la sémiologie psychomotrice, il est vraisemblable de trouver de même des troubles du schéma corporel, compte tenu du fait que la spatialité s’appuie en premier lieu sur la topographie corporelle.

2.3.3 Les facteurs étiologiques

  • Les facteurs génétiques.
  • La souffrance cérébrale.
  • Les troubles perceptifs.
  • L’équilibre psychoaffectif.
  • L’influence du milieu socioculturel.

2.3.4 L’abord thérapeutique

Il existe une approche thérapeutique qui doit être évoquée en première intention : celle de l’orthophonie. Néanmoins, l’abord psychomoteur permet d’élaborer les données spatiales dans une dynamique que n’offre pas le cadre de l’intervention orthophonique. Les activités mettant en avant la spatialité sont celles qui seront utilisées.

2.4 Inhibition

L’inhibition se retrouve dans divers tableaux de la psychiatrie adulte comme de l’enfant.

Si l’inhibition est un mécanisme adaptatif essentiel dans la confrontation avec le milieu environnant, et dans l’exercice des fonctions motrices, elle ne devient pathologique que par son excès qui va limiter l’intégration au réel, et être l’expression d’une souffrance latente.

2.4.1 Les signes cliniques

Ils sont essentiellement centrés sur la dysharmonie tonico-émotionnelle avec une hypertonie de situation.

  • Les troubles de la représentation du corps sont perceptibles dans l’investissement péjoratif du corps qui caractérise l’inhibition.
  • En ce qui concerne l’activité ludique, le choix est difficile non pas comme dans l’instabilité par une indécision liée à la captation sensorielle, mais par la crainte d’expression.
  • Les activités praxiques sont bonnes mais l’inhibition peut aussi présenter des secteurs de sous stimulation qui vont alors toucher la sphère praxique.

2.4.2 L’abord thérapeutique

Les techniques théâtrales et d’expression constituent les dispositifs thérapeutiques de choix et forment la meilleure intervention thérapeutique. Au cours de ces activités, la place des interprétations situationnelles sont importantes à verbaliser afin de vérifier la validité de l’exploration. Il ne s’agit pas d’apprendre à faire du théâtre mais de se servir des techniques expressives pour faire émerger des élaborations, tant imaginaires, que symboliques, tant verbales que gestuelles.

Les techniques d’expression à prédominance physique sont valorisantes et stimulantes, comme les activités de danse ou de gymnastique rythmique… Ce qui importe c’est que ces activités soient congruentes avec le désir de l’inhibé tout en permettant une disponibilité du thérapeute.

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2.1 - Débilité motrice
2.2 - Les dyspraxies
2.3 - Dyslexie et dysorthographie
2.4 - Inhibition
2.5 - L’instabilité
2.6 - Les troubles toniques
2.7 - Bégaiements
2.8 - Tics
2.3.1 - Description
2.3.2 - La sémiologie psychomotrice
2.3.3 - Les facteurs étiologiques
2.3.4 - L’abord thérapeutique
2.4.1 - Les signes cliniques
2.4.2 - L’abord thérapeutique