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Sommaire 1 - Le développement
psychomoteur de l'enfant 2 - Les lois de développement psychomoteur 3 - Développement psychomoteur de 0 à 6 ans Bibliographie
Tous droits de reproduction réservés aux auteurs
traduction HTML V2.3 V. Morice
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Chapitre 3 - Les différentes étapes de développement
psychomoteur de 0 à 6 ans
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3.1 - A la naissance
Lorsqu'on observe un nourrisson de quelques jours on voit que
ses journées sont partagées entre de longues périodes de sommeil,
alternant avec quelques rares instants de veilles, où l'enfant, selon sa nature,
est plus ou moins agité. Le sommeil du bébé communique un état
de sérénité unique en son genre, il n'est troublé en
général que par la sensation de faim à l'approche des tétées. 3.1.1 Les
réflexes archaïques ou réactions primaires
Un nouveau-né
en état d'éveil sait faire plein de choses : voir, entendre, goûter,
sentir et se mouvoir. Toutefois, son comportement est régi en grande partie
par des réflexes involontaires contrôlés par la partie inférieure
du cerveau. Les réflexes primaires sont la marque d'un fonctionnement cérébral
sous-corticospinal ; leur présence est physiologique chez le foetus et
au cours des premiers mois de la vie, indiquant l'absence de dépression du
SNC et un tronc cérébral intact mais ne rassure pas sur l'intégrité
du cerveau supérieur. En fait, ce n'est que vers l'âge de 3 ou 4 mois
que ces réflexes se transforment progressivement en mouvements volontaires. - Réflexe
de succion
- Lorsqu'on lui caresse une joue, un nouveau-né tourne aussitôt
la tête vers la main qui l'effleure et ses lèvres cherchent alors quelque
chose à sucer.
La succion non nutritive est également facile à
analyser en plaçant le petit doigt, recourbé vers le bas, sur la partie
moyenne de la langue ; ce seul contact stimule le réflexe de succion. La
succion n'est pas un phénomène continu ; elle comporte des bouffées
de mouvements séparées par un repos intermédiaire. Chez le nouveau-né
à terme, le nombre de mouvements de succion dans une bouffée est de
8 ou plus, le rythme est rapide et la bouffée dure de 4 à 5 secondes ;
une forte pression négative est perçue (le doigt est aspiré)
lorsque la motricité faciale est normale, assurant une bonne fermeture des
lèvres sur le doigt. - Réflexe de marche automatique
- L'enfant est tenu
en position verticale d'une seule main placée dans la région thoracique
supérieure. On observe d'abord le redressement des membres inférieurs
et du tronc, de telle sorte que l'enfant soutient pendant quelques secondes une grande
partie du poids du corps. L'enfant est ensuite légèrement penché
en avant, et une succession de pas est observée.
La marche automatique implique
une contraction rythmique des muscles antigravitaires déclenchée par
le contact cutané de la plante du pied. Le nouveau-né peut monter des
marches, mais il ne peut pas les descendre : pour descendre il faut fléchir
et pour fléchir il faut le contrôle supérieur. L'absence de marche
automatique n'est pas une anomalie importante au cours des premiers jours de la vie,
car, la posture très fléchie in-utéro peut rendre pendant quelques
jours l'extension difficile et douloureuse. Cette marche automatique se fait sur la
plante des pieds chez l'enfant à terme et sur la pointe des pieds chez l'enfant
né prématurément. - Réflexe de Moro
- Ce réflexe est
dit « de défense ». L'enfant en décubitus dorsal
est soulevé de quelques centimètres par une légère traction
sur les 2 mains, membres supérieurs en extension. Lorsque ses mains sont brusquement
lâchées, il retombe sur le plan d'examen et le réflexe apparaît.
On
obtient d'abord :- une abduction des bras avec extension des avant-bras (ouverture
du 1er temps) et ouverture complète des mains ;
- puis une adduction des
bras et une flexion des avant-bras (embrassement du 2ème temps).
Cri et anxiété
dans le regard font partie de la réponse. Ce réflexe apparaît
également si un bébé est rapidement déplacé dans
l'espace ou s'il renverse sa tête en arrière dans un sursaut. Les changements
brusques de position le font sursauter. - Réflexe d'agrippement ou de grasping
- Lorsque
l'on place un index dans la paume de l'enfant, cette simulation entraîne une
forte flexion des doigts. Cette manoeuvre peut être faite simultanément
des deux côtés et la flexion forte des doits permet de soulever l'enfant
et de l'amener en position assise.
- Réflexe d'allongement croisé
- Un pied
est stimulé par frottement de la plante, le membre inférieur étant
maintenu en extension. La réponse de la jambe libre à cette stimulation
est analysée selon 3 composantes :
- extension, après un rapide mouvement
de retrait en flexion
- éventail des orteils
- adduction qui amène le pied
libre sur le pied stimulé
- Réflexe tonique asymétrique du cou
(RTAC)
- Ou réflexe de l'escrimeur. Observé en décubitus dorsal
avec rotation de la tête d'un côté : bras occipital fléchi,
bras facial étendu.
Il existe d'autres réflexes mais la recherche de
quelques-uns suffit : il n'est pas nécessaire de les multiplier : - réflexe
de survie
- réflexe des points cardinaux, ...
3.1.2 Motricité - Postures
La
motricité du nouveau-né est spontanée, involontaire, diffuse,
anarchique, bilatérale. C'est l'état d'hypertonie des membres et d'hypotonie
de la tête et du tronc qui prédomine à la naissance. Tenu assis :
cyphose dorsale globale en raison de l'absence de contrôle des muscles vertébraux
et lombaires. Position ventrale : retrouve la position foetale. Les genoux sont
ramenés sous le ventre, le bassin est surélevé, la tête
tournée sur le côté. 3.1.3 Préhension
Le grasping ou réflexe
archaïque d'agrippement est très présent.
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