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Psychomotricité : Développement psychomoteur de l’enfant


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traduction HTML V2.7
V. Morice


Cinq à sept mois : compléments

 

 

En position dorsale, le bébé agrippe ses genoux et s’amuse de plus en plus à aller chercher ses pieds qu’il porte à la bouche. C e jeu a pour effet d’allonger la chaîne musculaire postérieure, c’est-à-dire les muscles de la nuque, du dos et des jambes, et de renforcer la chaîne musculaire antérieure, c’est-à-dire les muscles du cou et de l’abdomen. En variant les positions, en remuant le bassin d’avant en arrière ou d’un côté à l’autre, le bébé acquiert une certaine mobilité qui lui servira par la suite à passer d’une position à une autre, à se rééquilibrer et à se déplacer.

A cet âge, un bébé peut facilement passer du dos sur le côté, puis sur le ventre, mais la façon de s’y prendre dépend de son tonus musculaire. En effet, il peut rouler en boule ou alors, utiliser ses bras et ses jambes de façon dissociée pour effectuer sa rotation. Les retournements du dos au ventre et du ventre au dos représentent une forme d’indépendance au sol. Le bébé maîtrise encore difficilement la position latérale parce que sa base d’appui est moins grande. Pour maintenir cette position, le bébé doit beaucoup plus mettre à contribution ses chaînes musculaires postérieurs et antérieurs.

Le bébé commence a être plus actif en position ventrale. Ainsi, il ne se contente plus de soulever un bras pour saisir un objet, il est maintenant capable de soulever tout un côté de son corps et de le tourner afin d’aller chercher un objet qu’il convoite : on dit alors que le bébé pivote. Ces mouvements de pivot précède les mouvements de reptation.

Il est important de laisser le bébé expérimenter toutes ces nouvelles sensations et positions car celles-ci sont toutes essentielles à l’évolution de ses capacités motrices. Il va donc contrôler de mieux en mieux son corps, devient apte à coordonner et à dissocier ses mouvements. Il est préférable que le bébé ne se limite pas à une seule position mais qu’il en expérimente une variété. Ainsi, lorsqu’il se met en extension, il faut s’assurer qu’il puisse revenir en flexion. Tous les essais qu’il fait pour tendre un bras en s’appuyant sur l’autre, tous les transferts de poids, les mouvements de nage, de pivot et de reptation sont effectués de façon malhabile au début, mais par l’expérience, sont de plus en plus réalisés de façon dissociée et assurée, par la suite.

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