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Thérapie psychomotrice chez le sujet alcoolo-dépendant


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Plan de cours

 

 

  1. Introduction
    Présentation du cadre de la cure de « désintoxication » : travail dans une unité intersectorielle où l’hospitalisation est volontaire, libre, même si la demande de l’alcoolique est toujours paradoxale.
    Création d’un poste de psychomotricien ; intérêt du travail pour notre profession qui est encore très peu représentative dans les structure d’alcoologie alors que les pratiques de « thérapies corporelles » y sont quasi constante.
  2. Présentation du cadre de soin
    Il s’agit d’une cure de quatre semaines en général, même si cette durée peut être modifiée sur prescription médicale dont le premier temps est plus réservé traditionnellement au sevrage physique.
    La prise en charge en psychomotricité se fait sur 3 semaines puis peut-être poursuivie en post-cure.
    Travail majoritairement de groupe pendant ce premier temps : objectif de ce premier abord.
  3. Les médiations psychomotrices
    1. La relaxation :
      Relaxation par induction verbale comme invite à se mettre à l’écoute de ses sensations corporelles
    2. Le Mouvement avec alternance contraction-détente
    3. Le Toucher
      • par l’intermédiaire d’un objet
      • les auto-masages
      • le toucher peau à peau
  4. Rappels théoriques sur l’alcoolisme
    1. au niveau corporel
      par le geste et l’absorption d’alcool, le sujet cherche l’évitement de la tension psychique, le ressenti d’un vécu corporel de toute puissance...
      puis il ya le manque... la notion de déplaisir domine ensuite et envahit le corps.
      Nous sommes confrontés à un trop plein de corps, corps pris dans l’agir et les somatisations,qui ne semble pas habité psychiquement
    2. du point de vue psychanalytique
      Le recours à l’alcool et l’alcoolodépendance qui s’installe ne saurait être conçu comme un syptôme névrotique mais comme un agir qui engage le sujet dans une régresion inconsciente pour revenir à la dépendance de la première enfance.
      Travaux de M Monjauze par rapport aux différentes carences vécues par ces patients (soins, portage...)
      LA dépendance comme résultante d’une défaillance du processus de séparation-individuation.
  5. L’Examen psychomoteur
    intérêt
    recherche autour du schéma corporel, image du corps
    • tonus
    • structuration temporo-spatiale
    • les coordinations
    • le discours autour du corps

    Les symptômes psychomoteurs les plus fréquemment rencontrés
    Hypothèse de la défaillance du pare-excitation, d’un imaginaire corporel pauvre renvoyant à une délibidinalisation de corps.
  6. Le projet thérapeutique
    1. L’organisation des séances (cadre)
      un temps préparatoire axé sur le mouvement ou le toucher
      deuxième temps consacré à la relaxation
      troisième à la verbalisation
    2. Travail sur la notion de demande
      permettre la découverte de sensations agréables, voire apaisantes et structurantes en dehors de la dépendance à un produit
      existence d’une trame évolutive utilisant aussi la répétition
    3. La Régression et la fonction de contenant :
      accompagnement dans la régression vers des étapes du développement psychomoteurs où il y a eu carence, achoppement, retour vers des phases plus archaïques...
      Travail autour de l’enveloppe, à la recherche des sensations propres au sujet
      objectif : retouver cette base de sécurité perdue, au travers de la sensation d’être soutenu, porté, au travers des sensations agréables qui émergent...
    4. Le faux-self : de l’illusion à la désillusion
      référence à la théorie Winnicottienne
      sensation de jouer le rôle de l’environnement « suffisament bon » : environnement chaleureux, limité...
      Travail dans une sorte d’illusion, s’appuyant sur la grande suggestibilités des patients ; étape nécessaire car elle permet un accrochage du lien thérapeutique.
      Les défenses du patient sont à respecter et servent comme base d’appui du travail
      Mais il est nécessaire de passer de l’illusion à la désillusion, ce qui n’est pas une étape facile et semble pouvoir passer par la reconnaissance de la réalité du corps... par la prise de distance par des silences qui permettent au sujet de se retrouver seul à l’intérieur de leui-même, tout en restant en notre présence.
    5. Le stade du miroir
      comme étape de différenciation
    6. Utilisation des médiations « toucher » et « mouvement »
      différentes formes de toucher ( voix, objet, peau)
      les difficultés du toucher par rapport à l’effraction traumatique
    7. La notion de vide
      savoir écouter le vide chez le patient alcoolique ; notre capacité à accueillir ce vide et non à le remplir

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