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Virologie1 - Structure des virus, cycle viral, physiopathologie des infections virales 2 - Les Herpesviridae - 1ère partie (HSV et VZV) 3 - Les Herpesviridae - 2ème partie (CMV, EBV, HHV-6, HHV-7, HHV-8 et virus B du singe) 4 - Rétrovirus humains - 1ère partie (le VIH ou HIV) 6 - Virus des hépatites - 2ème partie 7 - Les virus respiratoires - 1ère partie 8 - Les virus respiratoires - 2ème partie. Les virus des oreillons, de la rougeole, de la rubéole 9 - Entérovirus et virus des gastroentérites 10 - « Autres virus à ADN » : adénovirus, polyomavirus, papillomavirus, parvovirus, poxvirus 11 - Agents des encéphalopathies spongiformes ou ATNC (agents transmissibles non conventionnels) 12 - Virus de la rage, arbovirus, autres virus dits émergents A - Calendrier des vaccinations 2005 - Tableau synoptique C - Récapitulatif : diagnostic, prévention, traitement D - Aide-mémoire de chimiothérapie antivirale E - Les examens virologiques en pratique médicale F - Recommandations de traitement pour hépatite chronique H - Évaluation de l'enseignement de la virologie. Année 2007
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traduction HTML V2.6
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1.1 - Qu'est-ce qu'un virus ?
C'est un agent infectieux très simple, défini par une structure se résumant à deux ou trois éléments, selon les virus. Les virus sont donc totalement différents des bactéries ou des parasites, qui sont des cellules, ce que ne sont pas les virus. « Les virus sont les virus » André Lwoff
1.1.1 GénomeUn virus comporte toujours un génome qui est de l'ADN ou de l'ARN, de sorte que dans la classification des virus on distingue en premier lieu virus à ADN et virus à ARN. Ce génome peut-être monocaténaire (à simple brin) ou bicaténaire (à double brin). D'une façon générale, la réplication du génome des virus à ARN est beaucoup moins fidèle que celle du génome des virus à ADN (les ARN polymérases n'ayant pas les mécanismes de détection et correction d'erreurs qu'ont les ADN polymérases des virus à ADN). Ainsi, les virus à ARN sont particulièrement sujets aux variations génétiques (HIV, virus de l'hépatite C, par exemple), contrairement aux virus à ADN. La taille du génome - et donc les capacités de codage - diffère considérablement parmi les virus à ADN (3 à 300 kpb), alors qu'elle est comprise entre 10 et 20 kb pour la plupart des virus à ARN. La capacité somme toute réduite de codage des génomes viraux (par comparaison aux quelques 25 000 gènes du génome humain) est souvent compensée par un chevauchement des cadres de lecture et par le phénomène d'épissage des ARN messagers (découvert chez les adénovirus). 1.1.2 CapsideLe génome est emballé dans une structure protéique appelée CAPSIDE, d'un mot grec, capsa, signifiant boîte. La capside protège le génome. Elle a une conformation géométrique qui, selon les virus est, soit tubulaire, soit polyédrique. On appelle nucléocapside la structure compacte formée par l'assemblage de la capside autour du génome. Il faut retenir que les capsides, tubulaires comme polyédriques, 1) sont faites de protéines virales polymérisées, les virus ayant trop peu de gènes pour s'offrir autant de protéines distinctes qu'il leur en faut pour recouvrir et protéger le génome, et que 2) ces structures ont été sélectionnées dans la nature en raison de leur grande stabilité. 1.1.2.1 Nucléocapside tubulaire ou hélicoïdaleC'est un tube enroulé en peloton (pour ce qui concerne les virus humains ou animaux, ce peloton est lui-même enveloppé dans un 3e élément appelé péplos). 1.1.2.2 Nucléocapside polyédriqueCe n'est pas n'importe quel polyèdre mais un ICOSAÈDRE : polyèdre à 20 faces qui sont des triangles équilatéraux, et 12 sommets. Vu sous un certain angle, l'icosaèdre présente un contour hexagonal. L'icosaèdre est utilisé en architecture (coupole du Palais des Sports) et le ballon de football à 12 pièces noires et 20 pièces blanches a pour structure de base un icosaèdre. Le dé icosaédrique est, par ses 20 faces, un instrument de docimologie utilisé volontiers par vos enseignants, confrontés à la correction d'un nombre excessif de copies. Un exemple de virus icosaédrique très simple : les poliovirus 1.1.3 Enveloppe ou péplosD'un mot grec signifiant manteau, c'est l'élément le plus externe de certains virus. La présence ou l'absence d'enveloppe règle en grande partie le mode de transmission des maladies. Tous les virus humains et animaux à capside tubulaire ont un péplos, mais certains virus à capside icosaédrique en sont également pourvus (Herpesviridae, Togaviridae, Flaviviridae). 1.1.3.1 DéfinitionCe terme évoque une structure souple et, de fait, le péplos est une membrane, dérivée des membranes cellulaires, cytoplasmique, golgienne, ou nucléaire selon les virus. En effet, les virus à péplos terminent leur multiplication dans la cellule par bourgeonnement. Des glycoprotéines d'origine virale s'insèrent dans la bicouche lipidique caractéristique des membranes cellulaires. Ainsi, la capside et le génome d'un virus enveloppé comme le virus de la grippe s'assemblent en une nucléocapside sous la membrane cytoplasmique. Le virus va sortir de la cellule (ou plutôt être relargué hors de la cellule, les virus étant passifs), non par éclatement de cette cellule, mais par formation d'un bourgeon au détriment de la membrane cytoplasmique, bourgeon qui va s'isoler pour former un virus entier, libre, capable d'infecter une nouvelle cellule ou un nouveau sujet. L'enveloppe de ce virus de la grippe est la membrane cytoplasmique de la cellule infectée, mais modifiée par l'adjonction de glycoprotéines virales. Les lipides de l'enveloppe sont, eux, d'origine cellulaire. C'est dans le noyau que s'assemblent la capside et le génome des virus de la famille des Herpesviridae. Le virus va sortir de la cellule après bourgeonnement de la membrane nucléaire, puis de la membrane de l'appareil de Golgi. 1.1.3.2 Virus nusCe sont les virus sans péplos, les poliovirus par exemple. 1.1.3.3 Que cela change-t-il d'avoir ou de ne pas avoir de péplos ?Avoir un péplos rend le virus très fragile. Le péplos a, en effet, la fragilité des membranes cellulaires dont il dérive. Or, un virus, quel qu'il soit, doit être entier pour être infectant, et il est deux endroits où les virus à enveloppe vont dégrader rapidement leur enveloppe et du même coup perdre leur pouvoir infectieux : dans le milieu extérieur et le tube digestif. Dans ces mêmes endroits, les virus nus, sans péplos, qui ont seulement un génome et une capside (capside icosaédrique), résistent beaucoup plus longtemps. Cela explique l'épidémiologie virale, qui a trait à la transmission des infections virales d'un individu à un autre. Le virus de la fièvre aphteuse est évidemment un virus nu. Dans le milieu extérieur, les virus à péplos ne vont pas survivre longtemps car ils vont être inactivés par deux facteurs : la température, même la température ordinaire, et la dessiccation. Cela n'a rien de surprenant : les membranes cellulaires sont détruites dans le milieu extérieur et si les cellules bactériennes y survivent très bien, c'est parce qu'elles protègent leur membrane cytoplasmique par leur paroi. Si une cellule bactérienne se trouve sans paroi (traitement par la pénicilline), la bactérie fragilisée meurt. Les virus à péplos sont aussi fragiles que des bactéries dont on aurait supprimé la paroi ! Dans le tube digestif, le péplos est rapidement dégradé par les enzymes digestives et le pH acide de l'estomac. Donc, les virus à péplos, comme les virus de la grippe, les virus de la famille des Herpesviridae, ne résistent pas dans les selles. A l'inverse, les poliovirus sont trouvés dans les selles qui sont le moyen essentiel de dissémination de la maladie (contamination fécale-orale). Le péplos n'est pas une cuirasse pour les virus enveloppés, mais leur tendon d'Achille. De tout ce qui précède, il résulte qu'on peut opposer presque point par point la transmission de la grippe et la transmission de la poliomyélite
1.1.3.4 La transmission de la grippeElle se fait directement par contact rapproché de deux sujets, et par voie aérienne uniquement. On respire les microgouttelettes infectantes projetées par la toux du sujet grippé. Les virus de la grippe ne résistent pas longtemps à l'air. On ne les retrouve pas dans la poussière. Ils ne sont pas excrétés dans les selles ; on ne les retrouve pas dans les eaux usées. On ne s'infecte pas par ingestion mais par inhalation, face au sujet grippé. D'autre part, la brève survie des virus de la grippe dans l'air, autour des sujets infectés, est favorisée quand l'air est humide et froid, le péplos craignant la chaleur et la dessiccation. Rien d'étonnant à ce que, dans les hémisphères Nord et Sud, la grippe sévisse l'hiver et non l'été. 1.1.3.5 La transmission de la poliomyélite, du virus de l'hépatite A et des entérovirus en généralOn a affaire à des virus relativement résistants qui peuvent persister plusieurs jours dans le milieu extérieur, surtout dans l'eau. Ils sont excrétés non seulement dans les microgouttelettes respiratoires mais plus encore dans les selles et cela pendant des semaines. On les trouve donc dans les eaux usées. Ainsi, la transmission se fait de deux façons :
1.1.4 Classification des virus
1.1.5 Agents des encéphalopathies spongiformes transmissibles ou ATNC (agents transmissibles non conventionnels)Ils se situent à part, au-delà des frontières de la virologie : non décelées même au microscope électronique, ils résistent de façon extraordinaire aux procédés d'inactivation physico-chimiques qui détruisent le pouvoir infectieux des bactéries et des virus, chaleur, formol, ultraviolets. Ils font l'objet du cours XI.
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