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B.3 Risques professionnels
En milieu professionnel, le risque d’exposition est évalué par le médecin du travail. 3.1 VACCINATIONS OBLIGATOIRES POUR LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ 3.1.a Personnels visés par l’article L.3111-4. du Code de la santé publique (ancien article L.10), loi du 18 janvier 1991, arrêté du 15 mars 199112, arrêté du 23 août 199113 - Diphtérie
- rappel tous les 10 ans avec un vaccin contenant une dose réduite d’anatoxine.
- Tétanos-polio
- rappel tous les 10 ans.
- Hépatite B
- trois injections (schéma 0-1-6). Si la primovaccination a été pratiquée avant l’âge de 25 ans, il n’y a pas lieu de faire de rappel. Si la primovaccination a été effectuée après l’âge de 25 ans, et que l’on ne dispose pas de résultats d’un dosage même ancien des anticorps anti-HBs montrant une valeur supérieure à 10 mUI/ml, le rappel à 5 ans doit être effectué, suivi d’un contrôle sérologique un à deux mois plus tard. Si le taux d’anticorps anti-HBs est supérieur au seuil considéré comme protecteur (en pratique 10 mUI/ml), aucun autre rappel n’est à prévoir. Si le taux d’anticorps anti-HBs est inférieur au seuil, le médecin du travail procédera à l’évaluation de l’opportunité de doses additionnelles, sans excéder un nombre de 6 injections au total (y compris les 3 injections de la première série vaccinale). Cette stratégie de contrôle de l’immunité chez les personnes vaccinées après l’âge de 25 ans est aussi applicable aux personnes à haut risque d’exposition (cf. recommandations particulières : 4.5. - i et j).
- Typhoïde
- Une injection puis revaccination tous les trois ans pour les personnels de laboratoire d’analyse de biologie médicale
3.1.b Personnels des établissements de santé et autres visés par le décret d’application de l’article L. 3112-1 du Code de la santé publique Tuberculose 3.2 VACCINATIONS RECOMMANDÉES 3.2.a Grippe professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque (cf 4.3), personnel naviguant des bateaux de croisière et des avions, et personnel de l’industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs (guides). [On est passé en 2006 de la recommandation à l’obligation pour les professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque] 3.2.b Coqueluche 3.2.c Varicelle les personnes sans antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative qui exercent les professions suivantes : professionnels en contact avec la petite enfance (crèches et collectivités d’enfants notamment), professions de santé en formation, à l’embauche ou en poste en priorité dans les services accueillant des sujets à risque de varicelle grave (immuno-déprimés, services de gynéco-obstétrique, néonatologie, maladies infectieuses). 3.2.d Rougeole les personnes de plus de 25 ans non vaccinées et sans antécédents de rougeole (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative, qui exercent les professions de santé en formation, à l’embauche ou en poste en priorité dans les services accueillant des sujets à risque de rougeole grave doivent recevoir une dose de vaccin trivalent. 3.2.e Hépatite A sujets exposés professionnellement à un risque de contamination : personnels de crèches, d’internats des établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapée, personnels de traitement des eaux usées, personnels impliqués dans la préparation alimentaire en restauration collective. 3.2.f Leptospirose 3.2.g Rage services vétérinaires, personnels des laboratoires manipulant du matériel contaminé ou susceptible de l’être, équarrisseurs, personnels des fourrières, naturalistes, taxidermistes, gardes-chasse, gardes forestiers, personnels des abattoirs. B.4 Recommandations particulières
4.1 VACCINATION CONTRE LA DIPHTERIE 4.2 VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE Chez les voyageurs et en particulier chez les résidents en zone d’endémie, à partir de l’âge de 6 mois. La vaccination ne doit pas être effectuée chez la femme enceinte. Cependant, en cas de circonstances particulières (impossibilité de report d’un voyage dans une zone d’endémie) le bénéfice de la vaccination devra être évalué en fonction du risque par le médecin vaccinateur. La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire en Guyane. 4.3 VACCINATION CONTRE LA GRIPPE - personnes âgées de 65 ans et plus ;
- personnes atteintes d’une des pathologies suivantes : affections broncho-pulmonaires chroniques, dont asthme, dysplasie broncho-pulmonaires et mucoviscidose ; cardiopathies congénitales mal tolérées, insuffisances cardiaques graves et valvulopathies graves ; néphropathies chroniques graves, syndromes néphrotiques purs et primitifs ; drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalassodrépanocytose ; diabètes insulino-dépendant ou non-insulino-dépendant ne pouvant être équilibrés par le seul régime ; déficit immunitaires cellulaires (chez les personnes atteintes par le VIH, l’indication doit être faite par l’équipe qui suit le patient) ;
- personnes séjournant dans un établissement de santé de moyen ou long séjour, quel que soit leur âge ;
- enfants et adolescents (de 6 mois à 18 ans) dont l’état de santé nécessite un traitement prolongé par l’acide acétylsalicylique (essentiellement pour syndrome de Kawasaki compliqué et arthrite chronique juvénile).
4.4 VACCINATION CONTRE L’HÉPATITE A Adultes non immunisés et enfants au-dessus de l’âge de 1 an voyageant en zone d’endémie, jeunes des internats des établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapés et les personnes exposées à des risques particuliers, patients infectés chroniques par le virus de l’hépatite B ou porteurs d’une maladie chronique du foie, homosexuels masculins. 4.5 VACCINATION CONTRE L’HÉPATITE B - nouveau-nés de mère porteuse de l’antigène HBs ;
- enfants accueillis dans les services et institutions pour l’enfance et la jeunesse handicapées ;
- enfants et adultes accueillis dans les institutions psychiatriques ;
- enfants d’âge préscolaire accueillis en collectivité ;
- personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples ;
- toxicomanes utilisant des drogues parentérales ;
- voyageurs dans les pays de moyenne ou de forte endémie (essentiellement l’Afrique subsaharienne, l’Asie, certains pays de l’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du sud) : le risque doit être évalué au cas par cas par le médecin vaccinateur en fonction de la durée et des conditions du voyage, du type d’activités et d’éventuels risques iatrogènes ;
- personnes amenées à résider en zones de moyenne ou de forte endémie ;
- personnes qui, dans le cadre d’activités professionnelles ou bénévoles, sont susceptibles d’être en contact direct avec des patients et/ou d’être exposées au sang et autres produits biologiques, soit directement (contact direct, projections), soit indirectement (manipulation et transport de dispositifs médicaux, de prélèvements biologiques, de linge, de déchets), [à titre indicatif et non limitatif sont concernés : les professionnels de santé libéraux, les secouristes, les gardiens de prison, les éboueurs, les égoutiers, les policiers, les tatoueurs
] ;
- patients susceptibles de recevoir des transfusions massives et/ou itératives (hémophiles, dialysés, insuffisants rénaux, candidats à une greffe d’organe...) ;
- entourage d’un sujet infecté par le virus de l’hépatite B ou porteur chronique de l’antigène HBs (famille vivant sous le même toit) ;
- partenaires sexuels d’un sujet infecté par le virus de l’hépatite B ou porteur chronique de l’antigène HBs.
La pertinence d’un contrôle de l’immunité pour les personnes vaccinées après 25 ans, en dehors des catégories i et j (voir risques professionnels, 3.1.a) est à examiner au cas par cas en fonction de l’intensité de l’exposition et de la présence de facteurs de non réponse à la vaccination. La recommandation de suppression des rappels systématiques ne s’applique pas aux insuffisants rénaux chroniques dialysés chez qui une sérologie annuelle est recommandée avec rappel dès que le taux d’anticorps descend au-dessous du seuil protecteur, quel que soit l’âge. 4.6-9 VACCINATIONS CONTRE LES INFECTIONS INVASIVES A MENINGOCOQUE DE SEROGROUPE C, LES INFECTIONS INVASIVES A PNEUMOCOQUE, CONTRE LA TYPHOIDE, LA COQUELUCHE 4.10 VACCINATION CONTRE LA VARICELLE pour les personnes sans antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative, lors des situations suivantes : personnes en contact étroit avec des personnes immunodéprimées (les sujets vaccinés doivent être informés de la nécessité, en cas de rash généralisé, d’éviter les contacts avec les personnes immunodéprimées pendant 10 jours), adultes de plus de 18 ans exposés à la varicelle (dans les 3 jours suivant l’exposition à un patient avec éruption). 4.11 VACCINATION CONTRE L’ENCÉPHALITE À TIQUES Le comité technique des vaccinations dans sa séance du 29 janvier 2004 a estimé au vu des données présentées par l’Institut de veille sanitaire et par le Centre national de référence qu’il n’y avait pas d’indication de recommandation officielle de ce vaccin pour certaines zones françaises. La prescription de ce vaccin devra être posée au cas par cas. 4.12 VACCINATION CONTRE LA RAGE pour les personnes régulièrement exposées au virus de la rage des chauves-souris en France métropolitaine (chiroptérologues). B.5 Recommandations vaccinales aux voyageurs
Des recommandations sanitaires pour les voyageurs sont élaborées par le Comité des maladies d’importation et des maladies liées au voyage, comité permanent (Arrêté du 25 septembre 2002) du Conseil supérieur d’hygiène publique de France. Le programme de vaccination à réaliser doit être adapté à l’âge et au statut vaccinal du voyageur, à la situation sanitaire du pays visité, aux conditions et à la durée du séjour. Outre la mise à jour des vaccinations inscrites au calendrier vaccinal (diphtérie, tétanos, poliomyélite) et de celles qui figurent dans la rubrique « recommandations particulières » (fièvre jaune, hépatite A, hépatite B, typhoïde), d’autres vaccinations peuvent être indiquées pour certains voyageurs (encéphalite japonaise, encéphalite à tiques, méningite à méningocoques A, C, Y, W135, rage). Ces vaccinations sont détaillées dans les recommandations sanitaires pour les voyageurs, approuvées par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France, qui sont publiées chaque année dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire et qui peuvent être consultées sur le site Internet du ministère : www.sante.gouv.fr et de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr |