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Virologie

Sommaire

Introduction

1 - Structure des virus, cycle viral, physiopathologie des infections virales

2 - Les Herpesviridae - 1ère partie (HSV et VZV)

3 - Les Herpesviridae - 2ème partie (CMV, EBV, HHV-6, HHV-7, HHV-8 et virus B du singe)

4 - Rétrovirus humains - 1ère partie (le VIH ou HIV)

5 - Rétrovirus humains - 2ème partie (HTLV) et virus des hépatites - 1ère partie (hépatite A - VHA ou HAV, hépatite B - VHB ou HBV)

6 - Virus des hépatites - 2ème partie

7 - Les virus respiratoires - 1ère partie

8 - Les virus respiratoires - 2ème partie. Les virus des oreillons, de la rougeole, de la rubéole

9 - Entérovirus et virus des gastroentérites

10 - « Autres virus à ADN » : adénovirus, polyomavirus, papillomavirus, parvovirus, poxvirus

11 - Agents des encéphalopathies spongiformes ou ATNC (agents transmissibles non conventionnels)

12 - Virus de la rage, arbovirus, autres virus dits émergents

A - Calendrier des vaccinations 2005 - Tableau synoptique

B - Calendrier vaccinal 2005

C - Récapitulatif : diagnostic, prévention, traitement

D - Aide-mémoire de chimiothérapie antivirale

E - Les examens virologiques en pratique médicale

F - Recommandations de traitement pour hépatite chronique

G - Vingt ans après

H - Évaluation de l’enseignement de la virologie. Année 2007

I - Remerciements


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Annexe F - Recommandations de traitement pour hépatite chronique

 

 

 

HBV
But : éviter cirrhose et cancer du foie, par une réduction durable de la réplication virale.
Indication : une virémie élevée (ADN ≥ 105 copies/mL), avec un certain degré d’altération de l’histologie hépatique se traduisant par un taux d’ALT ≥ 2N et associant fibrose (F ≥ 2, sur un score allant de 0 à 4) et activité nécro-inflammatoire (A ≥ 2, sur un score de 0 à 3), établi par biopsie hépatique ou plus simplement par fibrotest (équation prenant en compte divers marqueurs sériques, dont les ALT) et/ou FibroScan®.
Critère de succès : l’élimination de l’agHBs, souhaitable, est rare, et l’éradication de la réplication virale hors de portée. On se contente de la disparition de l’agHBe (quand il préexistait au traitement) et surtout d’une réduction de la virémie (ADN indécelable, sinon < 104 copies/mL, le seuil de mise sous traitement étant 105 copies/mL).
Deux catégories de médicaments sont utilisables :
1/ l’interféron-α (couplé à une molécule de polyéthylène glycol : PEG-IFN), à action immunostimulante et antivirale, pour une durée de 6 mois à un an2/ des analogues de nucléosides (dont la 3TC, et la FTC, dérivé fluoré de la 3TC) ou de nucléotides (l’adéfovir sous sa forme dipivoxyl, et depuis peu le ténofovir), à action antivirale, pour une durée indéterminée. La monothérapie par 3TC sélectionne inévitablement des virus résistants, mais encore sensibles aux analogues de nucléotides.
On choisit souvent en première intention entre PEG-IFN ou 3TC ou adéfovir. Une bithérapie aurait une certaine logique (PEG-IFN + analogue de nucléosi/tide ou deux analogues de nucléosi/tide. Ces analogues de nucléosi/tide anti-HBV ont aussi une action anti-HIV.
HCV
But : éviter cirrhose et cancer du foie, par une éradication durable de la réplication virale.
Indication : une virémie, quelle qu’en soit le niveau (test ARN qualitatif +), avec un certain degré d’altération de l’histologie hépatique associant fibrose (F ≥ 2, sur un score allant de 0 à 4) et activité nécro-inflammatoire (A ≥ 2, sur un score allant de 0 à 3).
Critère de succès : indétectabilité durable de la virémie, au delà du traitement (test ARN qualitatif).
Bithérapie par PEG-IFN + ribavirine (analogue distant de nucléoside, à activité complexe, antivirale et immuno-modulatrice), pour soit 6 mois, soit un an (selon que l’HCV est soit de génotype 2 ou 3, soit de génotype 1, moins sensible au traitement). Le succès du traitement est annoncé par une baisse précoce de la virémie (chute de l’ARN de 2 log10 sur les 3 1ers mois de traitement) et obtenu pour 40 % des hépatites C par génotype 1, 80 % des hépatites C par génotype 2 ou 3.
Conclusion
Le traitement de l’hépatite B chronique est moins consensuel que celui de l’hépatite C chronique, et il ne peut prétendre débarrasser le patient de l’infection. Raison supplémentaire à la généralisation de la vaccination contre l’HBV, qui vise légitimement à éradiquer l’infection au niveau planétaire.
Ne pas oublier de rechercher une infection mixte, HBV+HDV ou HBV/HCV+HIV, qui pourrait changer les modalités du traitement.

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