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Virologie

Sommaire

Introduction

1 - Structure des virus, cycle viral, physiopathologie des infections virales

2 - Les Herpesviridae - 1ère partie (HSV et VZV)

3 - Les Herpesviridae - 2ème partie (CMV, EBV, HHV-6, HHV-7, HHV-8 et virus B du singe)

4 - Rétrovirus humains - 1ère partie (le VIH ou HIV)

5 - Rétrovirus humains - 2ème partie (HTLV) et virus des hépatites - 1ère partie (hépatite A - VHA ou HAV, hépatite B - VHB ou HBV)

6 - Virus des hépatites - 2ème partie

7 - Les virus respiratoires - 1ère partie

8 - Les virus respiratoires - 2ème partie. Les virus des oreillons, de la rougeole, de la rubéole

9 - Entérovirus et virus des gastroentérites

10 - « Autres virus à ADN » : adénovirus, polyomavirus, papillomavirus, parvovirus, poxvirus

11 - Agents des encéphalopathies spongiformes ou ATNC (agents transmissibles non conventionnels)

12 - Virus de la rage, arbovirus, autres virus dits émergents

A - Calendrier des vaccinations 2005 - Tableau synoptique

B - Calendrier vaccinal 2005

C - Récapitulatif : diagnostic, prévention, traitement

D - Aide-mémoire de chimiothérapie antivirale

E - Les examens virologiques en pratique médicale

F - Recommandations de traitement pour hépatite chronique

G - Vingt ans après

H - Évaluation de l’enseignement de la virologie. Année 2007

I - Remerciements


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Annexe B - Calendrier vaccinal 2005

 

 

Conseil Supérieur d’Hygiène Publique en France - http://www.sante.gouv.fr

BEH N° 29-30/2005

[Extraits concernant la Virologie]Le calendrier vaccinal 2005 introduit de nouvelles recommandations qui concernent la vaccination contre la rougeole, les oreillons, la rubéole, la diphtérie et la rage.

Le calendrier 2006 ne comporte que quelques modifications ; édité dans le BEH N° 29-30/2006, il est consultable sur le même site http://www.sante.gouv.fr.

B.1 Nouvelles recommandations

1.1 VACCINATION CONTRE LA ROUGEOLE, LES OREILLONS ET LA RUBÉOLE

Dans le cadre du programme d’élimination de la rougeole et de la rubéole congénitale de l’OMS, la France a proposé les mesures suivantes qui ont été approuvées par le CSHPF du 18 mars 2005.

La première dose de vaccin trivalent est recommandée à 12 mois (et non plus à partir de 12 mois) et la deuxième dose au cours de la deuxième année, soit entre 13 et 24 mois (respecter un intervalle d’au moins un mois entre deux injections).

Deux doses de vaccin trivalent sont recommandées pour les enfants de plus de 24 mois, nés en 1992 ou après (de 24 mois à 13 ans en 2005) et n’en ayant pas déjà bénéficié.

Une dose de vaccin trivalent est recommandée pour les personnes nées entre 1980 et 1991 et n’ayant jamais été vaccinées contre la rougeole auparavant. Il s’agit des personnes âgées de 14 à 25 ans en 2004.

Les deux mesures ci-dessus, concernant les sujets âgés de plus de 24 mois et nés après 1979, n’induisent pas d’élargissement des cibles vaccinales. En effet, elles consistent essentiellement, pour les sujets qui n’ont pas respecté dans le passé le calendrier préconisé de vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, en un rattrapage de la ou des doses de vaccin qui n’ont pas été administrées.

Pour les nourrissons entrant en collectivité avant 12 mois : il est recommandé d’administrer à l’âge de 9 mois le vaccin contre la rougeole-rubéole-oreillons. Dans ce cas, la deuxième dose est recommandée entre 12 et 15 mois et suffit. Si le vaccin monovalent contre la rougeole est utilisé, le sujet devra alors recevoir deux autres injections de vaccin trivalent.

Des recommandations de vaccinations spécifiques ont été émises pour la vaccination autour d’un cas ou de cas groupés incluant les 6-9 mois et les plus de 25 ans.

Par ailleurs les personnes de plus de 25 ans non vaccinées et sans antécédents de rougeole (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative, qui exercent les professions de santé en formation, à l’embauche ou en poste en priorité dans les services accueillant des sujets à risque de rougeole grave doivent recevoir une dose de vaccin trivalent.

1.2 VACCINATION CONTRE LA DIPHTERIE

1.3 VACCINATION CONTRE LA RAGE

La vaccination contre la rage est recommandée pour les personnes régulièrement exposées au virus de la rage des chauves-souris en France métropolitaine (voir recommandations particulières).

B.2 Recommandations générales

2.1 VACCINATION CONTRE LA COQUELUCHE

2.2 VACCINATION CONTRE L’HÉPATITE B

Dans son avis du 8 mars 2002, le CSHPF a recommandé la vaccination systématique de tous les enfants avant 13 ans, en privilégiant la vaccination du nourrisson, ainsi que la vaccination des groupes à risque (cf. recommandations particulières). La vaccination est recommandée à partir de l’âge de 2 mois (sauf pour les enfants nés de mère antigène HBs positif chez lesquels elle doit être pratiquée impérativement à la naissance, associée à l’administration d’immunoglobulines anti-HBs). Cette recommandation a été confirmée par les réunions de consensus de 2003 et 2004, et par l’avis du 14 et 26 septembre 2004 du CTV et du CSHPF qui a considéré qu’il n’y avait pas lieu de modifier les recommandations concernant la vaccination contre l’hépatite B en France.

Un schéma vaccinal unique en trois injections, du type 0-1-6, qui respecte un intervalle d’au moins un mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle compris entre cinq et douze mois entre la deuxième et la troisième injection, est recommandé. Un schéma adapté à certains cas particuliers, incluant trois doses rapprochées et une quatrième dose 1 an plus tard, peut être proposé lorsqu’une immunité doit être rapidement acquise (étudiants non vaccinés des filières médicales et paramédicales, départ imminent pour un séjour prolongé en zone de moyenne ou de forte endémie).

Au-delà des trois injections de ce schéma initial, les rappels systématiques de vaccin contre l’hépatite B ne restent recommandés que dans des situations particulières (voir risques professionnels et recommandations particulières).

Pour les nourrissons dont les parents préfèrent que la vaccination contre l’hépatite B soit faite en même temps que les autres vaccins par une seule injection, les vaccins combinés hexavalents contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche (vaccin acellulaire), la poliomyélite (vaccin inactivé), les infections à Haemophilus influenzae de type b et l’hépatite B peuvent être utilisés. Il est alors recommandé l’utilisation du calendrier suivant :

Âge Vaccin Valences
Deux mois Vaccin hexavalent Diphtérie, Tétanos, Coqueluche a¢,
Polio, infections à Haemophilus influenzae b,
Hépatite B
Trois mois Vaccin pentavalent a¢1 Diphtérie, Tétanos, Coqueluche a¢,
Polio, infections à Haemophilus influenzae b
Quatre mois Vaccin hexavalent Diphtérie, Tétanos, Coqueluche a¢,
Polio, infections à Haemophilus influenzae b,
Hépatite B
Seize à dix-huit mois Vaccin hexavalent Diphtérie, Tétanos, Coqueluche a¢,
Polio, infections à Haemophilus influenzae b,
Hépatite B

2.3 VACCINATION CONTRE LA ROUGEOLE, LES OREILLONS ET LA RUBÉOLE

L’augmentation de la couverture vaccinale, depuis que le vaccin contre la rougeole a été introduit dans le calendrier vaccinal français pour tous les nourrissons (en 1983), a été progressive et s’est accompagnée d’une forte diminution de l’incidence de la rougeole et donc d’une diminution de la probabilité de rencontrer le virus sauvage. Ce fait, ajouté aux taux actuels de couverture vaccinale voisins de 85 %, a conduit à la situation d’aujourd’hui, dans laquelle un certain nombre d’adolescents et de jeunes adultes ne sont pas immunisés contre la rougeole, n’ayant ni rencontré le virus sauvage ni été vaccinés entraînant un risque de survenue d’épidémies de rougeole.

L’augmentation de la couverture vaccinale des enfants avant l’âge de 2 ans (qui doit atteindre au moins 95 %), l’administration d’une seconde dose plus tôt et la vaccination des sujets réceptifs (adolescents et jeunes adultes) dont le nombre s’est accru ces dernières années devraient permettre à terme d’interrompre la transmission des trois maladies.

  • Tous les enfants âgés de 24 mois devraient avoir reçu deux doses du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole.
    La première dose est recommandée à l’âge de 12 mois et la seconde entre 13 et 24 mois (respecter un délai d’au moins 1 mois entre les deux vaccinations). Cette seconde vaccination ne constitue pas un rappel, l’immunité acquise après une première vaccination étant de longue durée. Elle constitue un rattrapage pour les enfants n’ayant pas séro-converti, pour un ou plusieurs des antigènes, lors de la première vaccination. La seconde dose peut être administrée plus tard si elle n’a pu être effectuée au cours de la deuxième année.
  • Les enfants peuvent être vaccinés par un vaccin trivalent dès l’âge de 9 mois (recommandé en cas d’entrée en collectivité), dans ce cas, la deuxième dose entre 12 et 15 mois est recommandée et suffit. Si le vaccin monovalent contre la rougeole est utilisé avant 12 mois, deux doses de vaccin trivalent seront ensuite nécessaires pour obtenir une immunité efficace contre les oreillons.
  • Les enfants de plus de 24 mois, nés en 1992 ou après (soit entre 24 mois et 13 ans en 2005) devraient avoir reçu deux doses de vaccin trivalent.
  • Les personnes nées entre 1980 et 1991 et n’ayant jamais été vaccinées contre la rougeole auparavant (il s’agit des personnes âgées de 14 à 25 ans en 2005), devraient avoir reçu une dose de vaccin trivalent. Il est nécessaire de s’assurer de l’absence d’une grossesse débutante et d’éviter toute grossesse dans les 2 mois suivant la vaccination, en raison d’un risque tératogène théorique.

Chez les femmes nées avant 1980 (de plus de 25 ans en 2005) non vaccinées, la vaccination contre la rubéole est recommandée, par exemple lors d’une consultation de contraception ou prénuptiale ; la sérologie préalable et post-vaccinale n’est pas utile. Cependant, si les résultats d’une sérologie confirmant l’immunité de la femme vis-à-vis de la rubéole sont disponibles, il n’est pas utile de la vacciner. Il est nécessaire de s’assurer de l’absence d’une grossesse débutante et d’éviter toute grossesse dans les deux mois suivant la vaccination, en raison d’un risque tératogène théorique.

Chez les femmes enceintes, si la sérologie prénatale est négative ou inconnue, la vaccination ne pouvant être pratiquée pendant la grossesse, elle devra être pratiquée immédiatement après l’accouchement, de préférence avant la sortie de la maternité (ce peut être par les sages-femmes), ou à défaut au plus tôt après la sortie.

2.4 VACCINATION CONTRE LA TUBERCULOSE



1. a¢ = acellulaire

 

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