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Radiographie du thorax : les syndromes radiologiques

Sommaire

Préface

1 - Le syndrome alvéolaire

2 - Le syndrome interstitiel

3 - Le syndrome nodulaire

4 - Le syndrome bronchique

5 - Le syndrome vasculaire

6 - Le syndrome cavitaire

7 - Le syndrome pleural

8 - Le syndrome médiastinal

9 - Le syndrome pariétal

10 - Les calcifications


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 7 - Le syndrome pleural

 

 

7.5 Epanchement cloisonné dans la plèvre médiastinale et paracardiaque

Le liquide peut se collecter dans une position paramédiastinale, habituellement en regard d’un lobe inférieur et peut simuler un syndrome de masse paravertébrale. Le diagnostic peut être difficile car l’opacité ne varie pas toujours avec la position du sujet. L’opacité est habituellement plus large au dessus du diaphragme que près du hile en raison du ligament triangulaire qui ne permet pas un déplacement externe important de la plèvre viscérale en regard du hile.

7.6 Epanchement gazeux (pneumothorax)

L’air peut pénétrer dans la cavité pleurale, soit par une perforation pariétale, soit le plus souvent par une perforation pulmonaire. Le poumon, grâce à son élasticité, se rétracte vers le hile auquel il est attaché. En position debout, le poumon tombe parce qu’il est plus lourd que l’air. Les signes traduisant l’existence d’un pneumothorax sont :

  • la présence d’une hyperclarté du côté atteint, surtout visible au sommet,
  • la visibilité de la plèvre viscérale, sous la forme d’un liseré dense entourant le parenchyme pulmonaire collabé,
  • la disparition des vaisseaux au delà de la plèvre viscérale.

Le pneumothorax de faible abondance doit être recherché sur un cliché en expiration qui diminue le volume thoracique et augmente la visibilité de l’air intrapleural dont le volume ne varie pas.

Lorsque la perforation pulmonaire se comporte comme une valve, la pression intrapleurale peut devenir supérieure à la pression atmosphérique, et refouler le médiastin et la coupole diaphragmatique ; il s’agit d’un pneumothorax compressif dont les signes spécifiques sont :

  • élargissement des espaces intercostaux,
  • déplacement médiastinal du côté opposé,
  • abaissement du diaphragme
  • réduction importante de la taille du poumon collé contre le hile.

Certains cas particuliers doivent être soulignés :

  • Le pneumothorax partiel. Lorsque la plèvre est symphysée sur une partie plus ou moins grande de sa surface, l’air ne décolle le poumon de la paroi que sur une faible portion. En vue tangentielle, l’hyperclarté pleurale est collée contre la paroi et se raccorde en pente douce avec elle. Le poumon, légèrement collabé, est bordé par l’opacité linéaire de la plèvre viscérale, au delà de laquelle les vaisseaux ont disparu. Le cliché en expiration est ici encore d’un grand intérêt.
  • L’épanchement mixte gazeux et liquide (hydropneumothorax). La brèche pleuropulmonaire ou pleuropariétale s’accompagne souvent d’un épanchement liquide associé constitué par de la sérosité, du pus ou du sang. Quelle que soit la position du malade, le liquide se traduit par une image hydroaérique horizontale avec un niveau liquide. Si cet épanchement est localisé, la dimension du niveau hydroaérique varie selon les incidences. Cette variation permet habituellement de le différencier d’un niveau intraparenchymateux.

7.7 Syndrome de masse pleurale

Le syndrome pleural localisé traduit soit la formation d’une poche liquide enkystée entre les deux feuillets de la plèvre, soit le développement de tissu tumoral sur l’un ou l’autre des feuillets. Dans les deux cas, la lésion s’appuie sur la paroi et se développe vers l’intérieur du thorax en refoulant le poumon. Elle réalise une opacité dont les caractères diffèrent selon qu’elle est vue de face ou en incidence tangentielle. En vue tangentielle, l’opacité se raccorde en pente douce à la paroi et sa limite interne interfacée avec le poumon est nette. Vue de face, l’opacité a des limites floues ou présente un bord net et les autres flous. Quelle que soit l’incidence, l’opacité est immobile aux changements de position. Elle est souvent associée à d’autres signes pleuraux, en particulier un comblement d’un cul de sac costodiaphragmatique.

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7.1 - Répartition typique d’un épanchement liquidien
7.2 - Epanchement sous-pulmonaire
7.3 - Epanchement intralobaire ou scissural
7.4 - Epanchement en décubitus dorsal
7.5 - Epanchement cloisonné dans la plèvre médiastinale et paracardiaque
7.6 - Epanchement gazeux (pneumothorax)
7.7 - Syndrome de masse pleurale
7.8 - Les épaississements pleuraux
7.9 - Les plaques pleurales