Site FMPMC
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 

Pharmacologie

Table des matières

Informations générales

Introduction

1 - Le développement du médicament

2 - Méthodologie des essais de médicaments

3 - Ordonnance et règles de prescription

4 - Pharmacocinétique et métabolisme des médicaments

5 - Médicaments génériques

6 - Mécanisme dâ???édicaments

7 - La iatrogènie induite par le médicament

8 - Prescription dans des populations particulières

9 - Pharmacologie cardio-vasculaire

10 - Système nerveux autonome

11 - Les antalgiques centraux ou opioïdes

12 - Les antalgiques périphériques purs

13 - Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

14 - Corticostéroides

15 - Neurologie - Psychiatrie

16 - Endocrinologie - Métabolisme

17 - Contraception hormonale

18 - Pharmacologie des anti-viraux

19 - Antibactériens

20 - Antinéoplasiques - immunomodulateurs

21 - Anti-rétroviraux


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 6 - Mécanisme d’action des médicaments. Interactions médicaments - récepteurs. Relations doses, concentration, récepteurs, effets

 

6.3 - Relations doses-concentrations / récepteurs / effets

6.3.2 - Etude de la relation dose (ou concentration) - effet des agonistes

 

Relation dose (ou concentration) effet : elle est de nature hyperbolique, (ou sigmoïde lorsque les concentrations ou les doses sont exprimées en coordonnées logarithmiques). Lorsque les doses (ou les concentrations au site d’action) sont infinies, on atteint l’effet maximal. La dose (ou la concentration) qui induit la moitié de l’effet maximal s’appelle la DE50 ou la CE50.

Le modèle mathématique qui caractérise la relation dose (concentration) effet (E) est ainsi du type : E = (αEmax × D )/ ( D + DE50) (figure 1)

L’efficacité d’une substance est caractérisé par l’Emax qu’elle induit. Le coefficient α caractérise l’activité intrinsèque de l’agoniste, c’est à dire sa capacité à entrainer le couplage du récepteur à son effecteur. Lorsque α est égal à 1, l’activité intrinsèque est maximale, on parle d’agoniste entier. Lorsqu’α est inférieur à 1, on parle d’agoniste partiel.

Plus grand sera l’effet maximal, plus efficace sera la substance. Ainsi, sur la figure 2, le médicament B est il moins efficace que le médicament A.

La DE50 ou la CE50 caractérisent la puissance d’une substance. Plus elle est faible, plus la puissance de la substance est grande. Ainsi, sur la figure 2, les substances C et D sont moins puissantes que les substances A et B.

Image poly41.trsp.gif
Figure 1  

Image poly42.trsp.gif
Figure 2  

6.3.2.1 Caractérisation et comparaison des agonistes

  1. Comparaison des CE50 et Emax pour un type d’effet observé sur une préparation donnée
  2. Comparaison des Kd (ou des Ki) : dépend du type de récepteur

Un agoniste aura le même Kd pour un même récepteur quel que soit le tissu

Pour un même récepteur, la CE50 d’un agoniste pour l’effet correspondant est inférieure ou égale au Kd de l’agoniste pour le récepteur (amplification de la réponse)

La fixation d’un ligand sur un même récepteur mais sur des tissus différents pourra induire des différents car le couplage récepteur - effecteur peut être différent.

Un agoniste a des Kd différents vis à vis de récepteurs différents et des CE50 différentes pour les effets correspondants. Ainsi, un agoniste aura-t-il des effets différents en fonction des doses (ou concentrations) car son affinité pour les différents récepteurs sur lesquels il est susceptible de se fixer varie d’un récepteur à l’autre. Ainsi, certains effets bénéfiques pourront s’observer dans un intervalle donné de doses alors que d’autres effets qui pourront être indésirables s’observeront à des doses ou concentrations différentes. De l’affinité depend ainsi la sélectivité d’action d’un agoniste (ou d’un antagoniste d’ailleurs).

6.3.2.2 Notion de sélectivité

Une substance est dite sélective pour un récepteur :

  • si elle présente une affinité plus élevée pour le récepteur en question par rapport à d’autres récepteurs (plus faible Kd)
  • Si elle induit un effet donné (secondaire à la stimulation du récepteur) à une dose (ou une concentration) plus faible que les autres effets engendrés par cette même substance par la stimulation d’autres récepteurs

Remarques :

* La sélectivité est relative

* Une substance peut se fixer à plusieurs récepteurs

     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 
6.1 - Mécanismes d’actions des médicaments
6.2 - Les récepteurs des médicaments
6.3 - Relations doses-concentrations / récepteurs / effets
6.3.1 - Etude des relations ligand - récepteur (Méthodes de liaison : Binding)
6.3.2 - Etude de la relation dose (ou concentration) - effet des agonistes
6.3.3 - Etudes des antagonistes : caractérisation de la relation antagoniste - récepteurs - effet
6.3.4 - Relations dose / effet / temps ; notion de marge thérapeutique
6.3.2.1 - Caractérisation et comparaison des agonistes
6.3.2.2 - Notion de sélectivité