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15.6 - Antidépresseurs
15.6.3 Les inhibiteurs du recaptage de la sérotonine (IRS)
IRS
Fluoxétine, paroxetine, fluvoxamine, sertraline, citalopram |
Même effets et délai d’action sur dépression que imipraminiques Moins d’effets « toxiques » (cœur en particulier) que les imipraminiques et les IMAO Effets indésirables : nausées, vomissements, hyponatrémie, insomnie, troubles sexuels, convulsions Risque de « crises sérotoninergiques » (hyperthermie, raideur, collapsus) en cas d’association avec IMAO, agoniste sérotoninergique (cf antimigraineux) Autres indications que dépression : anxiété |
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Par rapport aux deux classes précédentes, ils ont une spécificité d’action sur le système sérotoninergique. On en attend a priori comme avantages : - que leur seul effet central soit l’action sur la dépression
- une tolérance cardiaque bonne (par comparaison aux imipraminiques) et donc une utilisation sans problème chez la personne âgée.
Actuellement, ils seraient souvent prescrits de façon irrationnelle/fantaisiste, à posologie et à durée fantaisistes. 15.6.3.1 Effet antidépresseur
inhibition de la recapture de la sérotonine 15.6.3.2 Effets indésirables
fréquents chez la personne âgée. - digestifs : directement liés à la stimulation serotoninergique, (nausées, vomissements), surtout en début de traitement ; ils disparaissent assez vite.
- tremblements et fasciculations, avec des sueurs : parfois très intense.
- agitation et confusion.
- akathisie (jambes sans repos) : très invalidant, notamment la nuit ; peut retentir sur l’état général.
- troubles sexuels (comme tous les antidépresseurs), plus fréquents chez l’homme
- hyponatrémie, par hypersecrétion d’ADH, se manifestant par un ralentissement idéique, une modification du caractère, une confusion.
- exacerbation de l’anxiété, à n’importe quel moment du traitement
15.6.3.3 Les produits
Ils ont tous la même magnitude d’effet antidépresseur, les mêmes effets indésirables. Ils présentent entre eux des différences pharmacocinétiques importantes, de la paroxétine (Deroxat®) demi-vie de l’ordre de 1 j, à la fluoxétine (Prozac®) demi-vie de l’ordre de la semaine, ce qui peut les différencier notamment pour la fréquence des syndromes de sevrage à l’arrêt brutal du traitement. Ils ont pour certains des effets inhibiteurs des cytochromes, donc on doit vérifier dans le Vidal la compatibilité de leur usage avec celui des autres médicaments pris. Il existe pour certains des molécules génériques (fluoxetine) 15.6.4 Les inhibiteurs de recapture de la sérotinine et de la noradrénaline
Intérêt : faire au plan central la même chose que l’antidépresseur « de référence », l’imipramine. Les molécules : Venlafaxine (Effexor®) Milnacipran (Ixel®) Effets indésirables : Ce sont ceux des IRS, à quoi il faut ajouter ceux liés à une augmentation du fonctionnement noradrénaline : problèmes cardio vasculaires, HTA. 15.6.5 Autres antidépresseurs
Miansérine (athymil®) Essentiellement noradrenergique, par blocage alpha-présynaptique. A dose forte, bloque les 5 HT2 post-synaptique. Viloxazine (vivalan®) Agit sur les récepteurs post-synaptiques béta Plutôt stimulant (excitation), et possède des effets cardiaques. Tianeptine (stablon®) Diminuerait le fonctionnement serotoninergique. Mirtazapine (Norcet®) (1) Effet α2 bloqueur au niveau noradrénergique d’ou augmentation du fonctionnement noradrénergique entraînant (2) une stimulation des récepteurs α1 situés sur les neurones sérotoninergiques et (3) une augmentation du fonctionnement 5HT (1) Effet α2 bloqueur au niveau des terminaisons sérotoninergiques d’où (2) augmentation du fonctionnement 5HT (1) Blocage 5HT2 et 5HT3 Post synaptique (2) stimulation des 5HT1 post Tous ont l’indication antidépresseur : Tous ont montré une efficacité - dans des essais contrôlés vs placebo et vs produit de référence ;
- dans le cadre d’épisodes dépressifs majeurs (symptomatologie définie, sera précisée lors du certificat de psychiatrie).
- chez des personnes âgées i.e. de 60 ans.
15.6.6 Généralités, conclusions
- 30 % de non répondeurs dans les études
- risque de passage à l’acte suicidaire
- risque de crises convulsives
- délai d’action de 15 à 21 jours à partir du moment où on est à dose efficace
- le patient doit de toutes façons être revu pour juger tant de la tolérance que de l’efficacité
- la durée du traitement d’un épisode dépressif sera d’environ 6 mois. Après, ce n’est pas encore réglé. Continuer diminue le risque de rechute, mais on aimerait savoir (prévoir) qui va rechuter pour leur réserver le traitement
- tout traitement doit être arrêté progressivement (sur plusieurs semaines).
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