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Pharmacologie

Table des matières

Informations générales

Introduction

1 - Le développement du médicament

2 - Méthodologie des essais de médicaments

3 - Ordonnance et règles de prescription

4 - Pharmacocinétique et métabolisme des médicaments

5 - Médicaments génériques

6 - Mécanisme dâ???édicaments

7 - La iatrogènie induite par le médicament

8 - Prescription dans des populations particulières

9 - Pharmacologie cardio-vasculaire

10 - Système nerveux autonome

11 - Les antalgiques centraux ou opioïdes

12 - Les antalgiques périphériques purs

13 - Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

14 - Corticostéroides

15 - Neurologie - Psychiatrie

16 - Endocrinologie - Métabolisme

17 - Contraception hormonale

18 - Pharmacologie des anti-viraux

19 - Antibactériens

20 - Antinéoplasiques - immunomodulateurs

21 - Anti-rétroviraux


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 15 - Neurologie - Psychiatrie

 

15.2 - Anti-parkinsoniens

15.2.2 - Les médicaments dopaminergiques

15.2.2.2 - Les agonistes dopaminergiques

 

  1. Bromocriptine
    Parlodel ® comprimés à 2,5 mg, gélules à 10 mg)
    1. Pharmacologie
      • dérivé de l’ergot de seigle
      • puissant agoniste dopaminergique (récepteurs D2 non liés à l’adényl-cyclase)
      • agoniste partiel D1
        Stimulation des récepteurs périphériques (effet digestif, cardio-vasculaire), et des récepteurs centraux (striataux, cortico-limbiques, hypothalamo-hypophysaires).
      • la durée de l’effet clinique (antiparkinsonien) est plus longue que celle de la L-Dopa, de l’ordre de 3 à 5 heures.
    2. Indication
      En monothérapie (apparition retardée des dyskinésies)
      En association avec L-Dopa (association précoce ou d’emblée ou quand il existe une perte d’efficacité des fluctuations d’effets et / ou des mouvements anormaux). Les posologies varient de 10 à 60 mg/j.
    3. Effets secondaires - Incidents - Accidents comparables à la L-Dopa.
      • troubles digestifs (administration de Motilium® en prévention)
      • hypotension artérielle
      • troubles psychiatriques (fréquents) de type délire, hallucinations
      • perte d’efficacité au bout de quelques années

      Autres : œdèmes des membres inférieurs, fibrose pleurale, rétropéritonéale
      Les contre-indications restent les mêmes que pour la L-Dopa.
  2. Piribédil
    Trivastal ® comprimés à 50 mg
    (posologie : 100 à 200 mg/j)
    • agoniste dopaminergique
    • indiqué en monothérapie dans les formes trémulantes ou en association avec la Dopathérapie.
    • les effets secondaires sont surtout neuropsychiques (confusion).
  3. Amantadine
    Mantadix®comprimés à 100 mg (200 mg/j)
    • Agoniste dopaminergique, l’amantadine augmente par ailleurs la synthèse et la libération de la dopamine (de plus effet anticholinergique).
      Potentialise les effets de la L-Dopa
      Effet antiglutamate
    • L’action antiparkinsonienne de l’amantadine s’épuise au bout de quelques mois, donc reste un médicament d’appoint (formes débutantes)

    * Effets secondaires :
    • de type anticholinergique
    • de type agoniste dopaminergique (hypotension, confusion, troubles digestifs)
    • œdèmes des membres inférieurs, livédo-réticulaires.
  4. Apomorphine
    Apokinon®
    Agoniste dopaminergique le plus puissant (récepteur D1 et D2), utilisé :
    • comme test thérapeutique (injection sous cutanée itérative de 1,5 mg, puis 3 mg, puis 4-5 mg jusqu’à l’obtention ou non d’une réponse clinique).
    • dans le traitement des blocages (phase « off ») de patients traités par L-Dopa.
      Injection SC : dose moyenne 3 mg
      Délai d’action moyen 8 mn (pompe à infusion continue SC quand blocages trop fréquents)
      (Administration sublinguale : dose moyenne 30 mg, avec un délai d’action moyen de 40 mn
      Administration intra-nasale : dose moyenne 6 mg avec un délai moyen d’action de 9 mn)

    Les effets secondaires sont respectivement les nodules sous-cutanés, un goût désagréable et parfois stomatite et irritation de la muqueuse nasale.
    Nécessité de l’associer au Dompéridone (Motilum®) pour limiter les troubles digestifs et l’hypotension.
    Seule la voie injectable est utilisée (effet de premier passage important) mais l’administration en continue est malaisée.
    Le test à l’apomorphine ne semble pas supérieur au test à la L-DOPA, sauf en terme de temps d’effet (1 heure versus 3/4 heure).
  5. Autres agonistes dopaminergiques
    • Lisuride (Dopergine®) agoniste D2, activité thérapeutique proche de celle de la bromocriptine, mais sa 1/2 vie est plus courte. Les effets secondaires sont d’ordre psychiatrique ou dyskinétique. (comprimés à 0.2 mg, augmentation progressive des doses)
      Indiqué en association précoce avec la L-DOPA, ou en cas de diminution d’effet de la L-DOPA
    • Pergolide (Celance®) agoniste des récepteurs D1, D2, D3 dont l’efficacité porte surtout sur les effets on-off. Les effets secondaires sont digestifs et psychiatriques (confusion, hallucinations).
    • Ropirinole (Requip®) agoniste D2 et D3
    • Pramipexole Agoniste D2 et D3 (rapidité de la titration et efficacité sur le tremblement)
    • Cabergoline Agoniste D2 (1/2 vie permettant une prise par jour)

    Il ne semble pas exister, à l’heure actuelle, de consensus véritable quant à « l’heure » ou « le moment adéquat » à la prescription des agonistes dopaminergiques. En première intention et en monothérapie, la bromocriptine, le lisuride, le ropinirole ou le pergolide sont moins efficaces que la L-dopa seule (mais retarde la survenue de dyskinésies).
    En association avec la L-dopa (et toujours en première intention), les résultats semblent meilleurs qu’avec la L-dopa seule (dose de L-dopa moindre, moins de mouvements anormaux).
    En association avec la L-dopa (et toujours en première intention), les résultats semblent meilleurs qu’avec la L-dopa seule (dose de L-dopa moindre, moins de mouvements anormaux).
    Tous ces agonistes dopaminergiques pourraient avoir un effet neuroprotecteur. In vitro, ils ont des propriétés de bloqueurs de radicaux libres et diminuent le turn-over de la dopamine. Ils n’existent pas de données cliniques permettant d’affirmer ces propriétés.

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15.1 - Antimigraineux
15.2 - Anti-parkinsoniens
15.3 - Anti-épileptiques
15.4 - Maladie d’Alzheimer
15.5 - Anti-vertigineux
15.6 - Antidépresseurs
15.7 - Antipsychotiques - Neuroleptiques
15.8 - Anxiolytiques
15.9 - Normothymiques - Lithium
15.2.1 - Anticholinergiques
15.2.2 - Les médicaments dopaminergiques
15.2.3 - IMAO type B selegiline (Déprenyl ®, Otrasel®)
15.2.4 - Inhibiteurs de la COMT
15.2.5 - Stratégies thérapeutiques à la phase initiale
15.2.2.1 - L-Dopa seule ou L-Dopa + IDDP (inhibiteur de la dopa décarboxylase périphérique)
15.2.2.2 - Les agonistes dopaminergiques