Site médecine Sorbonne
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 

Pharmacologie bronchopulmonaire Médicaments de l’asthme Voie inhalée

Sommaire

1 - L’asthme

2 - Les groupes de médicaments

Annexe


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 2 - Les groupes de médicaments

 

2.2 - Anti inflammatoires

 

2.2.2 Antileucotriènes

Montelukast (Singulair®)

2.2.2.1 Propriétés

Antagoniste des récepteurs aux leucotriènes, médiateurs produits par les mastocytes et les éosinophiles. Libérés par dégranulation lors d’une réaction immunoallergique, les leucotriènes induisent une bronchoconstriction, une augmentation de la sécrétion de mucus et de la perméabilité vasculaire et un recrutement des éosinophiles.

2.2.2.2 Voie d’administration et principales caractéristiques pharmacocinétiques

Les comprimés sont dosés à 5 mg (comprimés à croquer) et 10 mg. La biodisponibilité est de 60 % en moyenne. Le montelukast est métabolisé par le foie.

2.2.2.3 Indications

  • Traitement de l’asthme persistant léger à modéré en association avec les corticoïdes par voie inhalée et les β2-stimulants d’action rapide et courte (1 comprimé par jour le soir de préférence, enfant à partir de 6 ans)
  • Traitement préventif de l’asthme induit par d’effort

2.2.2.4 Effets indésirables

Asthénie, fièvre, arthralgies sécheresse buccale, diarrhée, nausées, vomissements, éruption cutanée, manifestations de la série anaphylactique (urticaire, prurit, œdème de Quincke), éosinophilie.

2.2.2.5 Contre-indications

Hypersensibilité à l’un des composants du médicament

2.2.3 Xanthines : Théophylline et dérivés

2.2.3.1 Propriétés

Effets bronchopulmonaires et respiratoires
L’action relaxante sur le muscle lisse bronchique s’exerce vis à vis de l’action contracturante de nombreux médiateurs (méthacholine, histamine, LT4...). Le mécanisme d’action est discuté (inhibition de la phosphodiestérase et ↑AMPC, action sur le Ca++ intracellulaire...).
La théophylline inhibe la dégranulation des mastocytes (activité antiinflammatoire), facilite l’épuration muco-ciliaire, augmente la sensibilité des centres bulbaires au CO2.
Autres effets
SNC (action psychostimulante, convulsivante à doses toxiques), cardiovasculaires (effet inotrope + à doses thérapeutiques), rein (effet diurétique) ...

2.2.3.2 Principales caractéristiques pharmacocinétiques

Biodisponibilité voie orale : importante (≅ 100 %) mais les formes pharmaceutiques à libération prolongée (LP) ont une biodisponibilité variable d’une spécialité à l’autre, demi-vie de 3 à 10 h chez adulte, ces sources de variabilité nécessitent le recours aux dosages plasmatiques pour l’adaptation posologique.

En raison d’un métabolisme hépatique→risque de surdosage ou sous-dosage par interactions avec d’autres médicaments.

Ce médicament a une marge thérapeutique étroite.

2.2.3.3 Indications

Le recul de l’utilisation de la théophylline est en partie lié à la faible marge de sécurité et explique sa place actuelle dans les schémas thérapeutiques proposés dans le tableau « Classification et stratégie thérapeutique consensuelle de l’asthme ».

2.2.3.4 Effets indésirables

Digestifs (nausées, vomissements, diarrhées, douleurs épigastriques), SNC (insomnie, nervosité, anxiété, tremblement des extrémités, convulsions), cardiovasculaires (tachycardie, tr. du rythme).

La survenue de ces effets est dose-dépendante.

2.2.3.5 Contre-indications

HTA, trouble du rythme cardiaque, hyperthyroïdie.

2.2.4 Cromones

Les principaux médicaments par voie inhalée sont présentés à la fin du texte dans les 2 tableaux 4 et 5.

2.2.4.1 Propriétés

La propriété principale est l’inhibition de la dégranulation des mastocytes et de la formation des médiateurs au cours de la réaction immunologique ou non immunologique (exercice). Les cromones n’antagonisent pas les effets bronchocontricteurs des différents médiateurs spasmogènes. Les mécanismes d’action ne sont pas connus : interaction avec une protéine kinase impliquée dans la dégranulation du mastocyte ?

Les 2 spécialités sont administrées seulement par voie inhalée (se reporter au texte du paragraphe 2.1.1.4 Agonistes bêta2-adrénergiques).

2.2.4.2 Indications

Voir le tableau « Classification et stratégie thérapeutique consensuelle de l’asthme »

Suspension et poudre pour inhalation

  • Traitement continu anti-inflammatoire de l’asthme persistant léger
  • Prévention de l’asthme d’effort

2.2.4.3 Effets indésirables

Irritation pharyngo-laryngée, goût amer dans la bouche

Allergie à type d’éruption cutanée et prurit

Infiltrats pulmonaires à éosinophiles.

2.2.4.4 Contre-indications

Antécédents d’allergie à l’un des constituants

2.2.4.5 En pratique

Les β2-agonistes et les corticoïdes par voie inhalée permettent de contrôler les asthmes légers et modérés. Dans les asthmes plus sévères, le recours aux corticoïdes par voie orale est indispensable.

     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 
2.1 - Bronchodilatateurs
2.2 - Anti inflammatoires
2.3 - Perspectives d’avenir
2.2.1 - Corticoïdes
2.2.2 - Antileucotriènes
2.2.3 - Xanthines : Théophylline et dérivés
2.2.4 - Cromones
2.2.2.1 - Propriétés
2.2.2.2 - Voie d’administration et principales caractéristiques pharmacocinétiques
2.2.2.3 - Indications
2.2.2.4 - Effets indésirables
2.2.2.5 - Contre-indications
2.2.3.1 - Propriétés
2.2.3.2 - Principales caractéristiques pharmacocinétiques
2.2.3.3 - Indications
2.2.3.4 - Effets indésirables
2.2.3.5 - Contre-indications
2.2.4.1 - Propriétés
2.2.4.2 - Indications
2.2.4.3 - Effets indésirables
2.2.4.4 - Contre-indications
2.2.4.5 - En pratique