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Les brûlures les plus fréquentes sont thermiques. Elles peuvent être également d’origine électrique, chimique ou par rayonnement ionisant. Les accidents domestiques sont en cause dans 70 % des cas. 18.1 Physiopathologie
La chaleur agit soit par rayonnements (ultra-violets ou rayonnement ionisant) ou par contact (liquides, gaz, feu
). Les brûlures entraînent un retentissement local mais aussi général (engageant parfois le pronostic vital du fait de leur étendue). 18.1.1 Retentissement général
18.1.1.1 Stade initial
Dans les soixante douze premières heures : période du choc hypovolémique. Il existe d’une part une exsudation plasmatique au niveau des plaies et également un œdème interstitiel. En l’absence d’une compensation adaptée l’hypovolémie va entraîner une anoxie tissulaire. Celle-ci est un facteur de trouble de la perméabilité capillaire qui elle-même est source d’hypovolémie (réalisation d’un cercle vicieux). 18.1.1.2 Stade de résorption des œdèmes
Le troisième et quatrième jour, résorption des œdèmes qui va entraîner une hémodilution. Une polyurie réactionnelle nécessitera l’arrêt des perfusions pour éviter un risque de surcharge vasculaire (risque d’OAP). 18.1.1.3 La période de stade secondaire « maladie des brûlés »
Cette période est la plus longue. Elle s’étend du septième/huitième jour à la guérison par obtention du recouvrement cutané. Cette phase se caractérise par des risques d’infection et de dénutrition. La dénutrition est due à l’hypermétabolisme, perte hydrique, calorique et azotée. L’infection inévitable est liée à une contamination non seulement endogène (germes saprophytes de la peau) mais aussi exogène (à prévenir pour éviter toute surinfection, septicémie
). D’autres perturbations rénales, pulmonaires, digestives, hépatiques et neurologiques peuvent également dégrader l’état général. L’obtention de recouvrement cutané permet d’interrompre le cycle des complications. 18.1.2 Sur le plan local
- Phase de détersion de la brûlure
- Elle est due à la dégradation enzymatique et elle est accélérée par le traitement local de type excision greffe, détersion mécanique
- Phase de cicatrisation
- La phase de cicatrisation correspond dans un deuxième temps à une épithélialisation à partir des bords de la plaie ou une épidermisation à partir des îlots épidermiques sains. La plaie bourgeonne.
Dans les brûlures profondes, seule la greffe de peau est capable d’assurer une couverture définitive.
18.2 Anatomopathologie

Selon la profondeur de la brûlure cutanée on décrit trois degrés. - Brûlure du premier degré
- C’est une atteinte de la couche cornée de l’épiderme sans désépidermisation. C’est un érythème. La guérison est rapide et spontanée après une desquamation (exemple du coup de soleil superficiel).
- Brûlure du deuxième degré superficiel
- Cette brûlure entraîne une destruction de l’épiderme mais respecte la couche basale de Malpighi. Il apparaît alors une phlyctène. La guérison est spontanée en une dizaine de jours, la cicatrisation ne laisse pas de séquelle.
- Brûlure du deuxième degré profond
- C’est la brûlure intermédiaire.
- Brûlure intermédiaire légère
- C’est la destruction partielle de la couche basale de Malpighi laissant persister des îlots épidermiques. Une cicatrisation centripète et centrifuge est donc possible. La cicatrisation est encore de qualité acceptable.
- Brûlure intermédiaire profonde
- La destruction totale de la couche basale de Malpighi avec respect d’une partie du derme où persistent des formations épidermiques (bulbe du poil, glande sudoripare et sébacée) La cicatrisation est longue et de mauvaise qualité. La nécessité d’une greffe est très fréquente.
- Brûlure du troisième degré
- C’est la destruction totale de l’épiderme et du derme. La cicatrisation spontanée est impossible. Une greffe est indispensable.
- Les carbonisations
- C’est l’atteinte des aponévroses, muscles, cartilages et de l’os. Aucune cicatrisation n’est possible.
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