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Sommaire 1 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence. Les fractures 2 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence : les luxations 3 - Ostéomyelite et infections ostéo-articulaires chez l’enfant 4 - Fractures de la palette humérale chez l’enfant 5 - Les fractures de l’extrémité inférieure du radius 6 - Fractures de l’extrémité supérieure du fémur 7 - Lésions ligamentaires du genou 8 - Fractures de la jambe 9 - Lésions méniscales du genou 10 - Entorse de la cheville 11 - Fracture bimalléolaire 12 - Traumatismes du rachis 13 - Surveillance d’un malade sous plâtre 14 - Traumatisme crâniens de l’adulte 15 - Traumatismes fermés du thorax 16 - Plaies de la main 17 - Panaris, phlegmons des gaines et des espaces celluleux de la main 18 - Brûlures 19 - La cicatrisation
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traduction HTML V2.7 V. Morice
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Chapitre 18 - Brûlures | | |
18.3 Diagnostic
18.3.1 Examen local
On réalise un déshabillage complet du blessé. On note l’heure de l’accident et la cause. On détermine : 18.3.1.1 La profondeur
Souvent des niveaux de profondeur sont mélangés. Schématiquement : - Brûlure du premier degré
- simple érythème douloureux pendant 24 h à 48 h. La peau est bien vascularisée.
- Brûlure du deuxième degré superficiel
- phlyctène séreuse au milieu d’une zone érythémateuse. Douleurs importantes.
- Brûlure du deuxième degré profond (brûlure intermédiaire)
- ce sont des phlyctènes avec un sous-sol pâle et mal vascularisé. Elles sont peu sensibles.
- Brûlure du troisième degré
- c’est une escarre de coloration brune parfois noire, plus ou moins épaisse avec un lacis veineux coagulé. Elle est déprimée par rapport aux tissus voisins œdématiés. L’anesthésie est totale.
18.3.1.2 La superficie
L’étendue de la brûlure est appréciée en pourcentage de la surface corporelle totale. C’est la règle des neuf de Wallas : - Tête et cou : 9 %
- Face antérieure du tronc : 2 × 9 %
- Face postérieure du tronc : 2 × 9 %
- Membres supérieurs : 2 × 9 %
- Membres inférieurs : 2 × 18 %
- Organes génitaux externes : 1 %
18.3.1.3 Le siège
Il peut entraîner des retentissements importants : - Soit un risque vital par atteinte de la face (risque d’asphyxie
) ou du siège (surinfection bactérienne).
- Un retentissement fonctionnel par l’atteinte d’un secteur cutané à mobilité importante (articulations, paupières, bouche) et esthétique (atteinte d’une zone découverte : visage, mains).
- Les brûlures de la moitié inférieure du corps sont souvent plus graves car elles gênent le nursing et touchent les meilleures zones de prélèvement cutané.
18.3.2 Examen général
Dès que la brûlure dépasse 10 à 15 % chez l’adulte elle engendre des désordres généraux graves. Pendant les 48 premières heures, on surveille les complications circulatoires, respiratoires et un éventuel syndrome de loges. 18.3.3 Examen para-clinique
- Biologique
- En préservant le capital veineux, on prélève groupe, rhésus, RAI, NFS, glycémie, urée, créatinine, ionogramme sanguin et urinaire, hémostase, protidémie, fonction hépatique, gaz du sang ainsi que des prélèvements bactériologiques avec antibiogramme.
- Radiologique
- Une radiographie pulmonaire est systématique. Les autres radiographies sont en fonction des lésions associées.
18.4 Pronostic
- Pronostic local (esthétique et fonctionnel)
- Dépend de la profondeur et du siège de la brûlure.
- Pronostic vital
- Dépend de l’étendue de la brûlure, du terrain (âge et antécédents) et d’éventuelles lésions associées. On considère généralement que la brûlure est grave lorsque la surface dépasse 15 %.
18.5 En résumé
On peut diviser les brûlures selon leur étendue, leur profondeur en plusieurs catégories : - Brûlures peu étendues
- Ce sont les brûlures inférieures à 10 à 15 % qui n’ont en général qu’un pronostic local.
- Brûlures superficielles
- elles guérissent vite et sans séquelle.
- Brûlures profondes
- elles nécessitent souvent un geste chirurgical immédiat d’excision suivie de recouvrement par greffe (ou lambeau). L’intervention raccourcit la durée d’évolution et diminue les phénomènes infectieux et les scléroses sous jacentes.
- Brûlures étendues mais superficielles
- Au-delà de 10 % de surface brûlée, le retentissement nécessite la mise en observation (éventuellement en réanimation). Le choc est souvent intense au début mais la réanimation le stabilise. La cicatrisation est rapide et évite les problèmes de la période secondaire.
- Brûlures étendues et profondes
- Elles nécessitent l’hospitalisation en centre spécialisé. Choc initial important qui doit être contrôlé par la réanimation. La période secondaire est marquée par les risques de dénutrition et d’infection. Seul le recouvrement cutané évite le décès.
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