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Orthopédie

Sommaire

1 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence. Les fractures

2 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence : les luxations

3 - Ostéomyelite et infections ostéo-articulaires chez l’enfant

4 - Fractures de la palette humérale chez l’enfant

5 - Les fractures de l’extrémité inférieure du radius

6 - Fractures de l’extrémité supérieure du fémur

7 - Lésions ligamentaires du genou

8 - Fractures de la jambe

9 - Lésions méniscales du genou

10 - Entorse de la cheville

11 - Fracture bimalléolaire

12 - Traumatismes du rachis

13 - Surveillance d’un malade sous plâtre

14 - Traumatisme crâniens de l’adulte

15 - Traumatismes fermés du thorax

16 - Plaies de la main

17 - Panaris, phlegmons des gaines et des espaces celluleux de la main

18 - Brûlures

19 - La cicatrisation


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 17 - Panaris, phlegmons des gaines et des espaces celluleux de la main

 

17.3 - Phlegmons des espaces celluleux de la main

 

17.3.1 Définition

Il s’agit d’infections aiguës siégeant dans les espaces celluleux de la main, avec tendance nécrotique et purulente. Le traitement est chirurgical par mise à plat de toutes les zones infectées.

17.3.2 Physiopathologie

17.3.2.1 Rappel anatomique

Les différents espaces celluleux de la main et leurs communications doivent être connus pour ne rien oublier. Il existe :

  • un espace celluleux dorsal, peu épais, qui se laisse décoller facilement ;
  • un espace palmaire, divisé par l’aponévrose palmaire superficielle en deux :
    1. un espace sous-aponévrotique qui comprend trois loges, de dehors en dedans, thénarienne, palmaire moyenne et hypothénarienne ;
    2. un espace palmaire sus-aponévrotique.
  • une communication entre les espaces dorsaux et palmaires sous-aponévrotiques au niveau des commissures.

17.3.2.2 Etiologie

La contamination se fait soit par inoculation directe par piqûre septique où l’infection est franche et évolue rapidement en 24/48 h, soit par la diffusion lente de l’infection à partir d’un foyer septique de voisinage.

17.3.2.3 Facteurs favorisants

  • Terrain immunodéprimé ;
  • Corticothérapie ;
  • Diabète...

17.3.2.4 Germes en cause

  • Le staphylocoque est le plus souvent en cause.
  • Le streptocoque peut entraîner des nécroses cutanées étendues qui peuvent gagner l’avant-bras.
  • Les pasteurelles se voient après morsure animale. L’adjonction de cyclines chez l’adulte, de pénicilline chez l’enfant est nécessaire.

17.3.3 Diagnostic

Il est aisé devant une tuméfaction avec rougeur, chaleur, douleur et tension des parties molles qui siège dans l’espace dorsal de la main, ou dans l’espace sous-aponévrotique palmaire.

On recherche des signes régionaux (ganglions épitrochléens ou axillaires, lymphangite) et des signes généraux (fièvre, hyperleucocytose) après étude préalable du terrain : état de la vaccination antitétanique, côté dominant, notion d’inoculation, facteurs favorisants (immunodépression, diabète, corticothérapie).

17.3.4 Formes cliniques

17.3.4.1  Phlegmon thénarien

Il provoque une douleur et une déformation de la première commissure. On n’observe pas de signes au niveau de la gaine du fléchisseur du pouce.

17.3.4.2 Phlegmon commissural

Il est lié en général à la diffusion d’un panaris palmaire de la première phalange. La douleur et l’œdème peuvent écarter les doigts adjacents.

17.3.4.3 Phlegmon de l’espace palmaire prétendineux

Il est le plus souvent lié à la surinfection d’une phlyctène non traitée. La paume de la main montre une tuméfaction douloureuse et inflammatoire. La gaine des doigts médians est respectée.

17.3.4.4 Cellulite de la main et des doigts

Cette infection est dorsale, diffuse assez rapidement au dos de la main puis à l’avant-bras et peut devenir nécrotique.

17.3.5 Traitement

C’est une urgence chirurgicale. Après prophylaxie du tétanos, sous anesthésie générale et sous garrot pneumatique : mise à plat et excision des zones nécrosées sans oublier la porte d’entrée.

Au niveau des commissures, il faut se méfier d’une communication entre les espaces palmaires et dorsaux.

L’antibiothérapie est souvent justifiée notamment en présence de signes régionaux ou généraux. Elle est également indiquée au stade pré-collecté mais avec une surveillance rigoureuse. La symptomatologie infectieuse doit régresser dans les 48 h.

Pour éviter la raideur et la fibrose des espaces interosseux une rééducation précoce est nécessaire.

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17.1 - Panaris
17.2 - Phlegmons des gaines et des espaces celluleux de la main
17.3 - Phlegmons des espaces celluleux de la main
17.4 - Phlegmons des gaines synoviales des fléchisseurs ou gaines digito-palmaires
17.3.1 - Définition
17.3.2 - Physiopathologie
17.3.3 - Diagnostic
17.3.4 - Formes cliniques
17.3.5 - Traitement
17.3.2.1 - Rappel anatomique
17.3.2.2 - Etiologie
17.3.2.3 - Facteurs favorisants
17.3.2.4 - Germes en cause
17.3.4.1 - Phlegmon thénarien
17.3.4.2 - Phlegmon commissural
17.3.4.3 - Phlegmon de l’espace palmaire prétendineux
17.3.4.4 - Cellulite de la main et des doigts