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Orthopédie

Sommaire

1 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence. Les fractures

2 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence : les luxations

3 - Ostéomyelite et infections ostéo-articulaires chez l’enfant

4 - Fractures de la palette humérale chez l’enfant

5 - Les fractures de l’extrémité inférieure du radius

6 - Fractures de l’extrémité supérieure du fémur

7 - Lésions ligamentaires du genou

8 - Fractures de la jambe

9 - Lésions méniscales du genou

10 - Entorse de la cheville

11 - Fracture bimalléolaire

12 - Traumatismes du rachis

13 - Surveillance d’un malade sous plâtre

14 - Traumatisme crâniens de l’adulte

15 - Traumatismes fermés du thorax

16 - Plaies de la main

17 - Panaris, phlegmons des gaines et des espaces celluleux de la main

18 - Brûlures

19 - La cicatrisation


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 15 - Traumatismes fermés du thorax

 

 

physiopathologie, diagnostic, conduite à tenir en situation d’urgence

Mathieu RAUX, département d’anesthésie réanimation, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris.

15.1 Définition

Le traumatisme fermé du thorax (TFT) est une pathologie dynamique dans sa réalisation et son devenir. Sa gravité est liée aux complications respiratoires et circulatoires qu’il entraîne immédiatement et à distance. Il est responsable de lésions du contenant et du contenu.

contenant contenu
  • côtes
  • sternum
  • plèvres
  • diaphragme
  • poumons
  • cœur
  • gros vaisseaux
  • arbre trachéo-bronchique
  • œsophage
  • canal thoracique

Les grands pourvoyeurs de TFT sont les accidents de la voie publiques (accidents de circulation et défenestrations), responsables de plus de 70 % des traumatismes. 25 % des TFT sont graves d’emblée, menaçant le pronostic vital. Ce chapitre traitera des traumatismes fermés du thorax à l’exclusion des formes pénétrantes (arme blanche, plaie balistique...).

15.2 Ce qu’il faut comprendre

  1. On distingue deux grands types de traumatismes selon leur mécanisme : le choc direct, responsable d’un traumatisme essentiellement pariétal (le contenant) ; la décélération, entraînant un traumatisme viscéral (le contenu).
  2. La gravité du traumatisme est directement corrélée à la violence du mécanisme lésionnel, d’où l’importance de l’anamnèse qui guidera l’exploration diagnostique.
  3. La notion de grande vélocité doit faire rechercher de manière systématique et systématisée des lésions grevées d’une lourde mortalité (gros vaisseaux, myocarde, parenchyme pulmonaire).
  4. Le traumatisme thoracique s’inscrit souvent dans un tableau de polytraumatisme : il ne faut pas négliger le bilan lésionnel associé.
  5. L’examen complémentaire de base est la radiographie de thorax, complétée selon la stabilité du patient par une tomodensitométrie thoracique.
  6. Le drainage pleural sans radio de thorax doit être exceptionnel, car dangereux.
  7. Le patient meurt d’hypoxie.
  8. Les deux grandes urgences ne souffrant d’aucun retard sont :
    • le pneumothorax suffocant → exsufflation à l’aiguille
    • le choc hémorragique réfractaire au remplissage → transfert urgent au bloc opératoire.

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15.1 - Définition
15.2 - Ce qu’il faut comprendre
15.3 - Physiopathologie
15.4 - Diagnostic
15.5 - Conduite à tenir en situation d’urgence