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13.1 Définition
La réalisation d’une immobilisation plâtrée est un des gestes les plus courants de l’arsenal thérapeutique en orthopédie et traumatologie. La pose d’un plâtre peut constituer soit le seul traitement (ex. : fracture non déplacée, pied bot varus équin, scoliose, etc.), soit être le complément d’un autre geste thérapeutique (ex. : plâtre après réduction orthopédique, après un geste chirurgical, etc.). Une fois immobilisé par un plâtre, tout patient doit bénéficier d’une surveillance clinique, radiologique et parfois biologique afin de suivre la bonne évolution du traitement. Il s’agit de dépister les éventuelles complications liées soit à la pathologie sous-jacente et à son traitement, soit aux conséquences non désirées de l’immobilisation plâtrée. Pour cela, il faut à la fois assurer la prévention des éventuelles complications et éduquer le patient à dépister celles-ci le plus tôt possible. 13.2 Ce qu’il faut comprendre
L’immobilisation plâtrée comporte plusieurs buts qui sont : - l’immobilisation d’un segment de membre et des articulations sus et sous-jacentes (en position de fonction),
- éviter un déplacement secondaire non désiré,
- le plâtre doit assurer également l’indolence et le confort du patient. Pour cela il doit mouler correctement les reliefs osseux en évitant les zones de compression.
Il faut cependant souligner que l’immobilisation qu’elle soit plâtrée ou assurée par un matériel synthétique (souvent plus rigide) constitue un manchon peu extensible (surtout en cas de plâtre circulaire) autour d’un contenu musculo-squelettique susceptible de présenter des variations de volume et de pression. Il peut dès lors être à l’origine de phénomènes compressifs et d’un ralentissement du flux circulatoire (d’autant plus important que le patient est immobilisé). Un certain nombre de précautions doivent donc être prises : - il s’agit d’abord d’avertir le patient des complications potentielles d’une immobilisation plâtrée,
- il s’agit également d’assurer un suivi médical de ce traitement dont les conséquences peuvent être, dans certaines circonstances, véritablement dramatiques pour l’avenir fonctionnel du patient (syndrome de loge, syndrome de Volkmann, thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire,...).
Cette surveillance doit surtout être extrêmement intensive les deux premiers jours qui suivent la pose du plâtre. Durant cette période, il faut lutter contre l’œdème en plaçant le membre immobilisé dans une position surélevée afin d’obtenir une vidange veineuse efficace. |