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Sommaire 1 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence. Les fractures 2 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence : les luxations 3 - Ostéomyelite et infections ostéo-articulaires chez l’enfant 4 - Fractures de la palette humérale chez l’enfant 5 - Les fractures de l’extrémité inférieure du radius 6 - Fractures de l’extrémité supérieure du fémur 7 - Lésions ligamentaires du genou 8 - Fractures de la jambe 9 - Lésions méniscales du genou 10 - Entorse de la cheville 11 - Fracture bimalléolaire 12 - Traumatismes du rachis 13 - Surveillance d’un malade sous plâtre 14 - Traumatisme crâniens de l’adulte 15 - Traumatismes fermés du thorax 16 - Plaies de la main 17 - Panaris, phlegmons des gaines et des espaces celluleux de la main 18 - Brûlures 19 - La cicatrisation
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traduction HTML V2.7 V. Morice
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Chapitre 13 - Surveillance d’un malade sous plâtre | | |
13.5 Formes cliniques particulières
13.5.1 Immobilisation rachidienne
Dans les fractures dorso-lombaires sévères, la pose d’un corset plâtré (type Boelher) peut-être indiqué. Celui-ci s’étend du manubrium sternal jusqu’au pubis et permet d’immobiliser la colonne vertébrale en position de réduction (lordose). Il nécessite une surveillance particulière en raison à la fois de l’immobilisation plâtrée et de la lésion sous-jacente. Ce corset ne doit être réalisé qu’après récupération du transit intestinal (3ème, 4ème jour).

Lors d’immobilisation segmentaire rachidienne, certaines précautions particulières doivent être prises.
- Après réalisation du corset, il faut vérifier l’absence de complication au niveau respiratoire et digestif. En effet l’apparition d’occlusions fonctionnelles avec nausées et vomissements est parfois observée. Cette complication nécessite en premier lieu une aspiration gastrique transitoire par sonde que l’on laisse en place jusqu’à la disparition des symptômes. Il faut également vérifier l’absence de gêne sur le plan mécanique, le corset doit permettre une flexion des hanches et une marche à peu près normale.
- En outre, il faut surveiller attentivement l’apparition d’escarre liée aux compressions sous le corset, il faut vérifier l’absence de frottement au niveau des zones d’appui (épineuses, crête iliaque).
- Il s’agit également d’administrer un traitement préventif antithrombotique (HBPM) en raison de la fréquence des thrombo-phlébites associées aux fractures rachidiennes.
- Une rééducation isométrique par des contractions statiques sous plâtre doit être absolument entreprise dès la mise en place du corset afin de maintenir un tonus musculaire suffisant.
13.5.2 Les immobilisations plâtrées du membre supérieur
Certains points particuliers doivent être vérifiés lors de l’immobilisation du membre supérieur. - Il faut d’abord veiller à la bonne réalisation de l’appareil plâtré qui doit correctement positionner les différentes articulations en évitant les compressions des différents nerfs. On contrôle l’absence de compressions du nerf cubital dans sa gouttière épitrochléo-olécrânienne. Celle-ci se marque par des paresthésies et des douleurs à la face cubitale de l’avant-bras et de la main, au niveau du cinquième doigt en particulier. Il peut également exister une perte de sensibilité des quatrième (moitié cubitale) et cinquième doigts. En cas de compression importante, on observe un déficit de préhension et une faiblesse des muscles fléchisseurs des doigts (4 et 5) et du poignet.
- Toutes les bagues présentes au niveau des doigts du membre immobilisé par le plâtre doivent être au préalable ôtées en raison du risque d’ischémie secondaire à l’œdème des extrémités.
- Les doigts et les segments de membres non immobilisés doivent être rééduqués le plus tôt possible.
13.5.3 Les immobilisations plâtrées du membre inférieur
Au niveau du membre inférieur, il faut veiller à contrôler quelques points particuliers : - Le plâtre doit être bien moulé et épouser les reliefs osseux sans causer de compression en particulier au niveau du nerf péronier commun (nerf sciatique poplité externe) extrêmement sensible aux compressions au niveau de son passage autour du col du péroné. Une compression de ce nerf entraîne des douleurs de la face antéro-externe de la jambe, une hypoesthésie ou une anesthésie de la partie externe de la jambe et de la face dorsale du pied (première commissure) ainsi qu’un déficit des releveurs du pied (steppage à la marche).
- Il faut contrôler régulièrement l’absence de signe de thrombose veineuse profonde et ne pas hésiter à réaliser un écho-Döppler de contrôle en cas de douleur inexpliquée du mollet.
- Tous les patients munis d’un plâtre du membre inférieur doivent bénéficier d’un traitement par antithrombotique (HBPM). Un contrôle du taux de plaquettes doit être réalisé une fois par semaine.
13.6 Conclusion
Toute immobilisation plâtrée constitue un traitement en soi et nécessite une surveillance de la part du praticien. - Il s’agit d’abord de correctement réaliser le plâtre et de contrôler l’efficacité de celui-ci.
- Ensuite, il faut prévenir les complications potentielles en recherchant principalement les douleurs sous plâtre et les signes de phlébite.
- De son côté, le patient doit être prévenu des complications potentielles de ce type de traitement afin de dépister le plus rapidement possible l’apparition de celles-ci. En cas d’immobilisation plâtrée, une véritable éducation du patient doit être réalisée.
- Enfin, le plus rapidement possible, une rééducation sous plâtre doit être entreprise afin d’éviter l’ankylose articulaire et l’amyotrophie.
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