12.5 - Particularités anatomocliniques et indications thérapeutiques en fonction de la lésion rachidienne rencontrée
12.5.3 - Les lésions du rachis dorsal et lombaire
Actuellement, la classification la plus utilisée pour individualiser les fractures est représentée par la classification de Magerl. Elle classe les fractures selon une prédominance de lésions corporéales (type Magerl A) ou une prédominance de lésions disco-ligamentaires (type Magerl B). Ces lésions sont classées sur la radiographie de profil. Lorsqu’il existe en plus un déplacement dans le plan frontal (sur la radio de face) ces lésions sont alors classées Magerl C. Dans ces trois groupes, sont alors décrits une multitude de sous-groupes permettant d’étiqueter toutes les fractures. Après cette étape de classification, il faut apprécier le retentissement local et régional de la déformation, cela se fait principalement à l’aide de la C.V. (cyphose vertébrale) et de la C.R. (cyphose régionale). L’anatomopathologie de ces lésions est assez superposable : le trait siège habituellement au niveau du corps associé à un tassement et réaliser une fracture tassement corporéale antérieure, lésion de loin la plus fréquente. 12.5.3.1 Rachis dorsal
Il s’agit le plus souvent d’une fracture tassement corporéale dont le risque de déplacement secondaire est nul ; Ces lésions sont donc peu chirurgicales, le traitement est essentiellement orthopédique par un corset ou un corset minerve, selon le niveau. Il entraîne rapidement la sédation des douleurs et permet en 3 à 4 mois la consolidation. Il faut rappeler la nécessité d’immobiliser correctement les lésions au-dessus du sommet de la cyphose dorsale D6-D7. Il est impératif chez ces blessés de recourir à l’utilisation d’un corselet minerve avec appui occipito-mentonnier. Au-dessous de ce niveau, l’immobilisation se fait par l’intermédiaire d’un corset 3 points de type Boelher. Chez un sujet jeune et actif, la demande pour une reprise d’activité plus précoce faut parfois proposer une réduction avec fixation chirurgicale surtout justifiée lorsque la cyphose est marquée. Les fractures-luxations habituellement associées à d’importants signes neurologiques relèvent d’une synthèse effectuée dans la plupart des cas par voie postérieure. |