|
Sommaire 1 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence. Les fractures 2 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence : les luxations 3 - Ostéomyelite et infections ostéo-articulaires chez l’enfant 4 - Fractures de la palette humérale chez l’enfant 5 - Les fractures de l’extrémité inférieure du radius 6 - Fractures de l’extrémité supérieure du fémur 7 - Lésions ligamentaires du genou 8 - Fractures de la jambe 9 - Lésions méniscales du genou 10 - Entorse de la cheville 11 - Fracture bimalléolaire 12 - Traumatismes du rachis 13 - Surveillance d’un malade sous plâtre 14 - Traumatisme crâniens de l’adulte 15 - Traumatismes fermés du thorax 16 - Plaies de la main 17 - Panaris, phlegmons des gaines et des espaces celluleux de la main 18 - Brûlures 19 - La cicatrisation
Tous droits de reproduction réservés aux auteurs
traduction HTML V2.7 V. Morice
|
 |
Chapitre 12 - Traumatismes du rachis | | |
12.5 - Particularités anatomocliniques et indications thérapeutiques en fonction de la lésion rachidienne rencontrée
12.5.3 - Les lésions du rachis dorsal et lombaire
12.5.3.2 - Charnière dorso-lombaire et rachis lombaire
- Les lésions stables à type de tassement corporéal
- Elles bénéficient généralement d’un traitement orthopédique qui est guidé par l’importance de la déformation et son siège.
- Fracture-tassement corporéale inférieure au tiers de la hauteur du corps vertébral
- Elle ne doit pas nécessairement être réduite. Si la lésion est minime, l’immobilisation n’est pas non plus obligatoire. Le repos au lit pendant les premiers jours permet la sédation des phénomènes douloureux, il est suivi par une physiothérapie qui autorise rapidement le lever. La reprise de l’activité quasi normale se fait en quelques semaines. Lorsque la douleur est importante, l’utilisation d’un corset à titre antalgique peut être justifiée mais il sera toujours associé dans ces cas à une rééducation des muscles paravertébraux et abdominaux pour éviter leur atrophie. La consolidation de telles lésions se fait en 3 mois.
- Fracture tassement corporéale supérieure au tiers de la hauteur du corps vertébral
- Il faut réduire la déformation. Cette réduction est habituellement obtenue par traction hyper lordose ou technique de Boehler. Les limites de la technique de Boelher ont été précisées dans notre expérience passée. Les meilleurs résultats sont obtenus au niveau de D12 et de L1 où la qualité de la réduction obtenue est bien maintenue par le plâtre. Elle est contrôlée régulièrement par des radiographies et le plâtre sera conservé 4 mois. Au-dessous de L1, le maintien de la réduction par la technique de Boehler est de relativement mauvaise qualité, ce qui rend à nos yeux ces lésions plus chirurgicales.
- Les lésions instables avec risque de déplacement progressif et régulier
- Certaines lésions, telles une fracture horizontale de type Chance purement osseuse, où le trait sectionne transversalement le corps, les pédicules et l’arc postérieur, pourront parfois consolider par un traitement orthopédique à type de corset pour une durée de 4 mois. Au contraire, les fractures à trait frontal ou sagittal où les lésions disco-ligamentaires sont volontiers importantes et marquées devront être fixées chirurgicalement. Il en est de même pour les Tear Drop fractures, rares cependant au niveau dorsal ou lombaire.
- Les lésions instables avec risque de déplacement soudain et incontrôlable
- Il s’agit de fractures comminutives des corps vertébraux ou de rares luxations. Elle sont habituellement associées à des signes neurologiques, elles relèvent d’un traitement chirurgical. Ce traitement est conduit par voie postérieure avec une stabilisation par plaque, ou plus rarement par voie antérieure selon les auteurs.
| |
| |