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Orthopédie

Sommaire

1 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence. Les fractures

2 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence : les luxations

3 - Ostéomyelite et infections ostéo-articulaires chez l’enfant

4 - Fractures de la palette humérale chez l’enfant

5 - Les fractures de l’extrémité inférieure du radius

6 - Fractures de l’extrémité supérieure du fémur

7 - Lésions ligamentaires du genou

8 - Fractures de la jambe

9 - Lésions méniscales du genou

10 - Entorse de la cheville

11 - Fracture bimalléolaire

12 - Traumatismes du rachis

13 - Surveillance d’un malade sous plâtre

14 - Traumatisme crâniens de l’adulte

15 - Traumatismes fermés du thorax

16 - Plaies de la main

17 - Panaris, phlegmons des gaines et des espaces celluleux de la main

18 - Brûlures

19 - La cicatrisation


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 12 - Traumatismes du rachis

 

12.4 - Traitement

12.4.1 - Méthodes

12.4.1.1 - Traitement orthopédique

 

Repos, physiothérapie avec ou sans immobilisation complémentaire
Il est justifié pour les lésions ayant fait la preuve de leur bénignité. Le repos permet d’observer la régression des phénomènes douloureux L’entretien de la musculation paravertébrable par une rééducation statique posturale, aussi bien en cervical qu’en lombaire est indispensable. Au niveau lombaire, la rééducation des muscles abdominaux complètera le traitement.
L’immobilisation est habituelle au niveau cervical, elle est confiée à un collier qui bloque essentiellement les mouvements de flexion-extension et de latéralité mais très peu les rotations qui se font au niveau du rachis cervical supérieur.
Au niveau dorsal et lombaire, elle n’est pas obligatoire : si elle est nécessaire, elle est habituellement confiée à un corset trois points (sternum, crêtes iliaques, pubis). Il empêche les mouvements de flexion-extension et d’inclinaison latérale. Au niveau dorsal haut D1-D6, il faut y adjoindre un appui mentonnier pour bloquer efficacement la flexion. Le recours à une immobilisation, quel qu’en soit le type, ne dispense pas d’une gymnastique statique posturale, faite avec le corset ou le collier ; elle seule permet d’éviter l’atrophie musculaire, les douleurs et l’appréhension lors de l’ablation de la contention.
Réduction orthopédique
Les lésions du rachis cervical ou dorsolombaire sont souvent accessibles à une réduction orthopédique. Si les indications sont extrêmement variables et fonction d’école, surtout au niveau cervical, les méthodes de réalisation sont assez similaires. Elles sont généralement faites sur un patient conscient et éveillé pour dépister toute modification de l’état neurologique. La manœuvre tend à reproduire en sens inverse le mécanisme à l’origine de la lésion. Pour le rachis cervical, les manipulations directes sont peu utilisées et il est largement préféré la traction continue par halo crânien ou étrier.
Celle-ci est probablement moins dangereuse que les manipulations directes. La traction est maintenue en place ou relayée par une immobilisation de type minerve avec appui occipito-mentionnier jusqu’à consolidation (45 jours à 3 mois). Bien souvent, la réduction orthopédique ne constitue en fait que le premier temps du traitement chirurgical qui donne la stabilisation définitive du rachis.
Au niveau dorsolombaire et lombaire, toutes les techniques visent à redonner à la vertèbre tassée sa hauteur normale. Une traction, associée à une hyper lordose qui fait bailler le corps vertébral tassé en cyphose, donne d’excellents résultats.
La réduction est suivie par la confection d’un corset plâtré 3 points, pour maintenir le résultat. Une surveillance radiologique stricte est indispensable tout au long des différentes étapes de la réduction et dans les premières semaines chez ce patient traité orthopédiquement.

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12.1 - Ce qu’il faut comprendre
12.2 - Tableaux cliniques
12.3 - Les différents syndromes neurologiques observés
12.4 - Traitement
12.5 - Particularités anatomocliniques et indications thérapeutiques
12.4.1 - Méthodes
12.4.1.1 - Traitement orthopédique
12.4.1.2 - Traitement chirurgical
12.4.1.3 - Indications et heure de la chirurgie