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Orthopédie

Sommaire

1 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence. Les fractures

2 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence : les luxations

3 - Ostéomyelite et infections ostéo-articulaires chez l’enfant

4 - Fractures de la palette humérale chez l’enfant

5 - Les fractures de l’extrémité inférieure du radius

6 - Fractures de l’extrémité supérieure du fémur

7 - Lésions ligamentaires du genou

8 - Fractures de la jambe

9 - Lésions méniscales du genou

10 - Entorse de la cheville

11 - Fracture bimalléolaire

12 - Traumatismes du rachis

13 - Surveillance d’un malade sous plâtre

14 - Traumatisme crâniens de l’adulte

15 - Traumatismes fermés du thorax

16 - Plaies de la main

17 - Panaris, phlegmons des gaines et des espaces celluleux de la main

18 - Brûlures

19 - La cicatrisation


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 12 - Traumatismes du rachis

 

12.3 - Les différents syndromes neurologiques observés

12.3.2 - Les lésions neurologiques incomplètes

 

Dans le cadre des tableaux de tétraplégie et de paraplégie incomplète, différents syndromes ont été décrits en fonction du siège anatomique de la lésion médullaire ou radiculaire. Leur connaissance est indispensable, elle permet parfois d’orienter vers le mécanisme de la lésion et de déterminer un élément de pronostic évolutif.

12.3.2.1 Le syndrome de Brown Séquard

Il est observé à la suite d’une lésion unilatérale de l’axe médullaire et il associe une perte de la sensibilité profonde à une hémiplégie du même côté mais, par contre, une anesthésie thermoalgique de l’autre côté. Il est plus ou moins net. Il est très fréquent lors des lésions cervicales incomplètes. Il est rare au niveau dorsal ou les lésions incomplètes sont d’ailleurs rares.

12.3.2.2 Le syndrome de contusion antérieure de la moelle (syndrome de Kahn-Schneider)

Il est de mécanisme volontiers discal avec expulsion d’une hernie qui comprime les faisceaux antérieurs de la moelle. Il se caractérise par une atteinte motrice complète avec conservation d’une sensibilité tactile plus ou moins complète. L’évolution en est variable.

12.3.2.3 Le syndrome de contusion centrale de la moelle (syndrome d’Alajouanine-Schneider)

Il est plutôt observé chez les sujets âgés à l’occasion d’un traumatisme sur cervicarthrose. Il réalise souvent une tétraplégie incomplète avec une atteinte variable des membres inférieurs et des membres supérieurs. L’évolution est variable allant de la récupération au décès par tétraplégie et troubles respiratoires.

12.3.2.4 Le syndrome de contusion postérieure de la moelle (syndrome de Roussy- Lhermitte

Les atteintes sensitives dominent largement le tableau, leur gravité est fonction de l’importance de la lésion. Les troubles sensitifs peuvent être une hyperesthésie superficielle, une anesthésie épicritique, parfois simplement une perte de la sensibilité profonde. L’évolution est en général bonne. Ce tableau s’observe plutôt en cas de traumatisme direct sur le rachis au niveau des éléments postérieurs.

12.3.2.5 Les monoplégies

Elles peuvent exister. Le diagnostic différentiel avec une atteinte plexique en urgence n’est pas toujours facile.

12.3.2.6 Les lésions du cône médullaire

Elles se caractérisent par l’atteinte de la portion terminale de l’axe neural. Il est extrêmement fragile à ce niveau où sont regroupés sur une très petite distance les derniers dermatomes lombaires L1-L5 et les racines sacrées. Le cône terminal est situé habituellement en regard d’une zone qui va du bord inférieur de L1 au du bord inférieur de L2. La position du cône est variable avec la position en flexion du rachis. La gravité d’une telle lésion est réelle car la récupération sphinctérienne est habituellement de mauvaise qualité sans possibilité de récupération d’un automatisme puisqu’il y a une destruction des centres réflexes.

12.3.2.7 Les atteintes de la queue de cheval

Il s’agit d’une atteinte radiculaire qui, selon le niveau lésionnel, intéresse plus ou moins toutes les racines de L2 à S5. La sensibilité des racines au traumatisme étant moindre que pour les structures médullaires (notamment du cône terminal), les possibilités de récupération sont bien meilleures. En fait, l’atteinte associe fréquemment une atteinte radiculaire et une lésion du cône et le diagnostic lésionnel précis n’est alors fait le plus souvent qu’au stade des séquelles. La récupération sphinctérienne motrice et sensitive est habituellement observée en cas de lésion radiculaire, elle est de bien moins bonne qualité pour une atteinte du cône.

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12.1 - Ce qu’il faut comprendre
12.2 - Tableaux cliniques
12.3 - Les différents syndromes neurologiques observés
12.4 - Traitement
12.5 - Particularités anatomocliniques et indications thérapeutiques
12.3.1 - Les lésions médullaires complètes
12.3.2 - Les lésions neurologiques incomplètes
12.3.3 - Le pronostic neurologique
12.3.2.1 - Le syndrome de Brown Séquard
12.3.2.2 - Le syndrome de contusion antérieure de la moelle (syndrome de Kahn-Schneider)
12.3.2.3 - Le syndrome de contusion centrale de la moelle (syndrome d’Alajouanine-Schneider)
12.3.2.4 - Le syndrome de contusion postérieure de la moelle (syndrome de Roussy- Lhermitte
12.3.2.5 - Les monoplégies
12.3.2.6 - Les lésions du cône médullaire
12.3.2.7 - Les atteintes de la queue de cheval