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Orthopédie

Sommaire

1 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence. Les fractures

2 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence : les luxations

3 - Ostéomyelite et infections ostéo-articulaires chez l’enfant

4 - Fractures de la palette humérale chez l’enfant

5 - Les fractures de l’extrémité inférieure du radius

6 - Fractures de l’extrémité supérieure du fémur

7 - Lésions ligamentaires du genou

8 - Fractures de la jambe

9 - Lésions méniscales du genou

10 - Entorse de la cheville

11 - Fracture bimalléolaire

12 - Traumatismes du rachis

13 - Surveillance d’un malade sous plâtre

14 - Traumatisme crâniens de l’adulte

15 - Traumatismes fermés du thorax

16 - Plaies de la main

17 - Panaris, phlegmons des gaines et des espaces celluleux de la main

18 - Brûlures

19 - La cicatrisation


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 12 - Traumatismes du rachis

 

12.2 - Tableaux cliniques

12.2.4 - Les examens complémentaires

 

12.2.4.2 Les clichés dynamiques

Ils permettent une incidence de profil en flexion, position neutre et en extension, et ainsi détecter une instabilité masquée par l’absence de déplacement initial de la lésion. Ils n’ont que peu de valeur en urgence où la contracture des muscles para-vertébraux et la douleur gênent leur réalisation. Il est donc préférable d’immobiliser provisoirement le blessé et d’attendre le 10ème jour, date à laquelle la contracture musculaire a disparu, pour les réaliser dans de meilleures conditions. Les mouvements de flexion et d’extension sont pratiqués par le blessé lui-même. Il faut alors bien s’assurer qu’il s’agit de vrais clichés dynamiques attestés par l’amplitude du mouvement sur la radiographie.

12.2.4.3 Le scanner ou tomodensitométrie (TDM)

L’examen tomodensitométrique permet un bilan osseux, discal et médullaire.

Ses indications doivent toutefois rester limitées :

  • Il peut être utile pour confirmer une fracture corporéale ou une atteinte du mur vertébral postérieur douteux sur les clichés radiographiques (stabilité).
  • Il représente l’examen de choix en cas de fragments osseux déplacés dans le canal rachidien pour préciser le diamètre rachidien restant et guider le geste chirurgical de décompression (nombre de fragments, taille, localisation).

12.2.4.4 L’I.R.M.

Elle permet une analyse aussi bien dans le plan frontal que sagittal ou transversal et visualise les zones difficilement accessible aux radiographies standard (charnière cervico-dorsale, rachis dorsal. Elle autorise une étude des tissus mous (lésions des disques et ligaments). C’est surtout le seul examen qui renseigne sur la structure de la moelle épinière.

D’autres examens peuvent entre réalisés dans des situations particulières : artériographie médullaire (section 12.2.4.5) et potentiels évoqués (section 12.2.4.6).

12.2.4.5 L’artériographie médullaire

Elle cherche à visualiser les artères à destinée médullaire et surtout une lésion de l’une d’entre elles qui pourraient expliquer un tableau neurologique sans lésion osseuse, ou disco-ligamentaire patente (I.R.M.). Cet examen très spécialisé de neuro-radiologie n’est fait que très rarement dans le cadre de l’urgence.

12.2.4.6 Les potentiels évoqués

L’analyse des potentiels évoqués somesthésiques appliquée de façon périphérique aux membres supérieurs ou aux membres inférieurs et recueillie au niveau du cortex encéphalique a été proposée dans un but diagnostic et pronostic des lésions médullaires. Elle est de réalisation simple et rapide aujourd’hui avec des appareils portatifs. Toutefois, la valeur de cet examen reste encore à préciser. En effet, sur le plan diagnostic, en dehors d’un contexte de coma ou de polytraumatisme, l’examen clinique minutieux permet d’affirmer le caractère complet ou incomplet de l’atteinte médullaire. De même, sur le plan pronostic, l’évolution clinique est le plus souvent suffisante. Ses indications principales actuellement demeurent le bilan et la surveillante des patients non coopérants (coma, réanimation) et le contrôle per opératoire d’un geste chirurgical.

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12.1 - Ce qu’il faut comprendre
12.2 - Tableaux cliniques
12.3 - Les différents syndromes neurologiques observés
12.4 - Traitement
12.5 - Particularités anatomocliniques et indications thérapeutiques
12.2.1 - Sur le lieu de l’accident
12.2.2 - L’interrogatoire
12.2.3 - L’examen clinique
12.2.4 - Les examens complémentaires
12.2.5 - Cas particuliers
12.2.4.1 - Les radios standard
12.2.4.2 - Les clichés dynamiques
12.2.4.3 - Le scanner ou tomodensitométrie (TDM)
12.2.4.4 - L’I.R.M.
12.2.4.5 - L’artériographie médullaire
12.2.4.6 - Les potentiels évoqués