Site FMPMC
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 

Orthopédie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Neuroalgodystrophie

 

 

C’est un syndrome douloureux vasomoteur et trophique régional complexe caractérisé par des anomalies neurovasculaires. Classiquement l’évolution se fait selon trois phases : aiguë ou pseudo-inflammatoire, dystrophique puis atrophique. Mais le plus souvent, ces phases se chevauchent. La clinique est caractérisée par :

  • Un œdème ferme.
  • Une douleur intense souvent anormalement exagérée par rapport à la pathologie initiale.
  • Des troubles vasomoteurs.
  • Une raideur articulaire.

Le diagnostic suspecté cliniquement peut être confirmé par des examens complémentaires :

  • La scintigraphie au méthyl-biphosphonate marqué au technécium 99m : l’hyperfixation osseuse est un signe sensible, habituel et durable, mais non spécifique.
  • Les radiographies comparatives montrent une hypertransparence osseuse locale puis régionale (après 3 à 4 semaines) avec déminéralisation sous-chondrale.
  • L’imagerie par résonnance magnétique : met en évidence l’œdème des tissus superficiels, périarticulaires, synoviaux, l’épanchement synovial transitoire, la plasmostase intramédullaire inconstante, et ultérieurement une zone épiphysaire déminéralisée.

Le traitement définitif et curatif n’existe pas actuellement. Il doit être surtout préventif avec une lutte contre l’algie péri-opératoire. Son but est de lutter contre la douleur, les anomalies vasomotrices, les rétractions capsulaires, synoviales, tendineuses, aponévrotiques. On a à notre disposition plusieurs types de médicaments plus ou moins efficaces : les antalgiques, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, la cortisone… La calcitonine a une place importante (en France).

Beaucoup d’autres molécules sont à l’essai actuellement (vitamine C, les biphosphonates…).

D’autres méthodes ont été proposées :

blocs régionaux intaveineuses avec la guanéthidine ou la réserpine, la sympathectomie.

Ne pas oublier enfin les thérapeutiques physiques : décharge, repos au lit, marche avec pas simulés, physiothérapie, hydrokinésithérapie, massage et drainage de l’œdème…

Une prise en charge psychologique est parfois nécessaire chez les patients anxieux et dépressifs.

     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable