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Orthopédie

Sommaire

1 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence. Les fractures

2 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence : les luxations

3 - Ostéomyelite et infections ostéo-articulaires chez l’enfant

4 - Fractures de la palette humérale chez l’enfant

5 - Les fractures de l’extrémité inférieure du radius

6 - Fractures de l’extrémité supérieure du fémur

7 - Lésions ligamentaires du genou

8 - Fractures de la jambe

9 - Lésions méniscales du genou

10 - Entorse de la cheville

11 - Fracture bimalléolaire

12 - Traumatismes du rachis

13 - Surveillance d’un malade sous plâtre

14 - Traumatisme crâniens de l’adulte

15 - Traumatismes fermés du thorax

16 - Plaies de la main

17 - Panaris, phlegmons des gaines et des espaces celluleux de la main

18 - Brûlures

19 - La cicatrisation


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 1 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence. Les fractures

 

1.4 - Fracture de l’omoplate

 

1.4.1 Définition

Rappel anatomique :

L’omoplate est un os plat de forme triangulaire qui présente 3 reliefs particuliers :

  • la glène de l’omoplate en dehors,
  • l’épine de l’omoplate, sa partie postérieure se projetant vers l’extérieur par l’acromion
  • à sa face antérieure la coracoïde.

L’omoplate est couvert par des muscles puissants qui la fixent à la fois à la paroi thoracique et à la tête de l’humérus. Une couverture musculaire la protège des traumatismes, il ne présente des fractures que dans les chocs violents.

1.4.2 Ce qu’il faut comprendre

C’est une fracture le plus souvent bénigne quand elle touche l’écaille de l’omoplate. Elle est le résultat d’un choc violent sur la face externe lors de traumatismes violents ou de polytraumatismes.

Les différentes fractures peuvent intéressé l’écaille de l’omoplate mais également l’apophyse coracoïde ou l’acromion. Certaines fractures ne peuvent concerner que la partie articulaire de l’omoplate (glène).

1.4.3 Diagnostic

1.4.3.1 Interrogatoire

Il permet de préciser le type et l’intensité du traumatisme. Le patient présente des douleurs et une impotence de l’épaule dans certains cas on peut y associer des troubles respiratoires.

1.4.3.2  Inspection

Le plus souvent peu spécifique, elle permet d’observer une ecchymose ou un œdème voire un hématome (parfois volumineux) de la face postérieure de l’épaule.

1.4.3.3 Palpation

Il faut systématiquement rechercher les complications neurovasculaires (nerfs sus capulaires) mais également le retentissement pleural ou pulmonaire des traumatismes.

1.4.3.4 Examens des mobilités

Lorsque la fracture n’est pas articulaire une mobilisation douce de l’articulation scapulo-humérale demeure possible.

1.4.3.5 Radiographie

Le plus souvent des clichés d’omoplate de face ou un vrai profil de l’omoplate permettent de mettre en évidence la fracture de l’écaille.

1.4.3.6 Classifications

en fonction de leur localisation, on dénombre différents types fracturaires :

  • les fractures articulaires de la glène comportant un déplacement ou une marche d’escalier intraarticulaire importante peuvent être source d’évolution vers une arthrose gléno-humérale. Elles peuvent justifier un geste chirurcal. Dans les autres cas un traitement conservateur simple suffit.
  • les fracture articulaire du col chirurgical : ces fractures déplacent en bloc la surface articulaire glénoïdienne vers l’avant. Si ce déplacement est important elles peuvent justifier également un geste chirurgical.
  • la fracture de la coracoïde : souvent plus caractéristique sur le plan clinique elle est accompagnée d’une douleur lors de la flexion-supination contrariée de l’avant bras sur le bras (insertion du court biceps brachial). Le traitement est le plus souvent fonctionnel.
  • la fracture de l’acromion : si le déplacement fracturaire modifie l’espace sous-acromial, le traitement doit être chirurgical.
  • la fracture du corps de l’omoplate : écaille de l’omoplate (éventuellement transpinale).

Au niveau de l’omoplate, les déplacements fracturaires des fractures de la glène ou des cols anatomiques ou chirurgicaux de l’omoplate sont limités par l’importance des masses musculaires adjacentes. Ils sont fonction de la nature des lésions associées au niveau de la clavicule ou des ligaments coraco-claviculaires. Si ces éléments sont intacts, les fractures demeurent stables, s’ils sont rompus, dans les fractures du col par exemple, le fragment devient instable et nécessite un traitement chirurgical. Des séquelles douloureuses peuvent néanmoins exister en rapport avec les atteintes nerveuses associées (nerf sous-scapulaire) dont le diagnostic est souvent tardif.

1.4.4 Traitement

Le traitement des fractures de l’omoplate est très peu chirurgical. En dehors des fractures articulaires ou très déplacées déjà mentionnées, une courte immobilisation antalgique coude au corps suivie par une rééducation adaptée et précoce permet d’éviter une ankylose de l’épaule.

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1.1 - Traumatisme de l’épaule et conduite à tenir en situation d’urgence : généralités
1.2 - Fracture de la clavicule
1.3 - Fracture de l’extrémité supérieure de l’humérus
1.4 - Fracture de l’omoplate
1.4.1 - Définition
1.4.2 - Ce qu’il faut comprendre
1.4.3 - Diagnostic
1.4.4 - Traitement
1.4.3.1 - Interrogatoire
1.4.3.2 - Inspection
1.4.3.3 - Palpation
1.4.3.4 - Examens des mobilités
1.4.3.5 - Radiographie
1.4.3.6 - Classifications