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Enseignement d'ophtalmologie1 - Rappel anatomique. Méthodes d'examen 2 - Prélèvement de cornée à but thérapeutique - 8 3 - Suivi d'un nourrisson : dépistage des troubles visuels chez l'enfant - 33 5 - Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) - 60 6 - OEil et sclérose en plaques - 125 8 - Rétinopathie hypertensive - 130 - 1 9 - Neuropathie optique ischémique antérieure (NOIA) - 130 - 2 10 - Occlusions artérielles rétiniennes - 130 - 3 11 - Occlusions veineuses rétiniennes - 130 - 4 12 - Anomalies de la vision d'apparition brutale - 187 13 - Traumatismes oculaires - 201 - 1 15 - OEil rouge et/ou douloureux - 212 16 - Rétinopathie diabétique (RD) - 233 18 - Ophtalmopathie dysthyroïdienne - 246 19 - Pathologie des paupières - 271 20 - Troubles de la réfraction - 287 21 - Altération de la fonction visuelle - 293 22 - Orientation diagnostique devant une diplopie - 304 23 - Orientation diagnostique devant un strabisme de l'enfant - 333
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traduction HTML V2.4
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130 - Rétinopathie hypertensive, neuropathie optique ischémique antérieure, occlusions artérielles rétiniennes, occlusions veineuses rétiniennes. 130 - 1 - Rétinopathie hypertensive, choroïdopathie hypertensive
8.1 IntroductionLa plupart des patients suivis et traités pour une hypertension artérielle ne présenteront jamais aucun signe de rétinopathie hypertensive ; l'examen du fond d'oeil n'est donc pas requis de façon systématique en présence d'une hypertension artérielle compensée, en l'absence de baisse de l'acuité visuelle). En revanche, l'augmentation régulière de l'espérance de vie a sensiblement majoré l'incidence des manifestations d'artériolosclérose rétinienne. Ces anomalies doivent être distinguées de la rétinopathie hypertensive proprement dite et les nouvelles classifications individualisent bien :
8.2 PhysiopathogénieL'autorégulation est l'aptitude spécifique des vaisseaux rétiniens à réagir aux modifications tensionnelles : elle permet le maintien d'un débit vasculaire rétinien stable en présence de modifications de la tension artérielle grâce à la vasoconstriction artérielle active qui se produit en présence d'une augmentation de la pression artérielle ; les mécanismes d'autorégulation expliquent la vasoconstriction artérielle ainsi que les nodules cotonneux et les hémorragies profondes liées à des occlusions artériolaires. Avec l'autorégulation, la deuxième particularité de la circulation rétinienne est la présence d'une barrière hémato-rétinienne (BHR) ; la rupture de la BHR est responsable d'hémorragies rétiniennes superficielles, d'un oedème rétinien et d'exsudats secs. 8.3 Rétinopathie hypertensiveLes premiers signes de rétinopathie hypertensive ne s'accompagnent pas de retentissement fonctionnel et l'acuité visuelle est donc le plus souvent normale. Les signes oculaires de l'HTA ne sont présents qu'au cours des HTA sévères. La grande majorité des HTA modérées ou bénignes est indemne de manifestation ophtalmoscopique. Il faut distinguer comme nous l'avons dit les signes liés à l'HTA proprement dite des signes liés à l'artériosclérose. Les classifications les plus récentes tiennent compte de ces distinctions alors que les plus anciennes comportaient principalement des indications pronostiques Le premier signe ophtalmoscopique de la rétinopathie hypertensive est la diminution de calibre artériel difficile à apprécier lorsqu'elle est diffuse. Elle est plus apparente lorsqu'il s'agit de vasoconstriction focale. Les modifications de calibre artériel sont plus faciles à apprécier sur des clichés du fond d'oeil qu'à l'examen ophtalmoscopique ; ils sont réversibles avec le traitement de l'HTA. En présence d'une HTA sévère, ou d'installation rapide, les capacités d'autorégulation sont dépassées et la BHR est rompue. Cela se traduit cliniquement par des hémorragies rétiniennes superficielles, un oedème maculaire associé à des exsudats secs souvent de disposition stellaire dans la région maculaire, un oedème maculaire, un oedème papillaire ; des nodules cotonneux et des hémorragies rétiniennes profondes traduisent l'occlusion des artérioles précapillaires.
Tous ces signes, non spécifiques lorsqu'ils sont isolés, sont très évocateurs d'HTA lorsqu'ils sont associés ; ils sont facilement identifiables, mais ne s'accompagnent habituellement pas de diminution d'acuité visuelle. Malgré la présence d'exsudats maculaires, un oedème maculaire symptomatique avec baisse d'acuité visuelle est rare.
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