|
Table des matières Avant-propos Objectifs d’enseignement 1 - Rappel anatomique. Méthodes d’examen 2 - Prélèvement de cornée à but thérapeutique - 8 3 - Suivi d’un nourrisson : dépistage des troubles visuels chez l’enfant - 33 4 - Cataracte - 58 5 - Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) - 60 6 - Œil et sclérose en plaques - 125 7 - Greffe de cornée - 127 8 - Rétinopathie hypertensive - 130 - 1 9 - Neuropathie optique ischémique antérieure (NOIA) - 130 - 2 10 - Occlusions artérielles rétiniennes - 130 - 3 11 - Occlusions veineuses rétiniennes - 130 - 4 12 - Anomalies de la vision d’apparition brutale - 187 13 - Traumatismes oculaires - 201 - 1 14 - Brûlures oculaires - 201 15 - Œil rouge et/ou douloureux - 212 16 - Rétinopathie diabétique (RD) - 233 17 - Glaucome chronique - 240 18 - Ophtalmopathie dysthyroïdienne - 246 19 - Pathologie des paupières - 271 20 - Troubles de la réfraction - 287 21 - Altération de la fonction visuelle - 293 22 - Orientation diagnostique devant une diplopie - 304 23 - Orientation diagnostique devant un strabisme de l’enfant - 333
Tous droits de reproduction réservés aux auteurs
traduction HTML V2.7 V. Morice
|
 |
Chapitre 19 - Pathologie des paupières - 271 | | |
19.4 Traumatismes palpébraux
- L’interrogatoire sur le mécanisme du traumatisme est très important : contusion, section franche, arrachement, morsure de chien, plaies de la face associées.
- Situer le contexte :
- autres priorités pour un polytraumatisé ou un traumatisme crânien,
- penser à une plaie ou à une contusion du globe sous-jacent,
- penser à une fracture de l’orbite sous-jacente.
- Examiner à l’état de veille en demandant l’ouverture des paupières, ce qui permet d’évaluer le fonctionnement du muscle releveur de la paupière supérieure : un volumineux hématome peut empêcher l’ouverture ou une plaie profonde de paupière supérieure peut avoir sectionné le muscle releveur. Nettoyer doucement sans pression pour vérifier l’état du globe oculaire sous-jacent : acuité, réflexe photomoteur, mobilité.
- Distinguer les plaies parallèles et à distance du bord libre, qui se cicatrisent facilement (lignes physiologiques), des plaies touchant le bord libre qu’il faudra suturer soigneusement afin d’éviter une déformation et/ou une malposition des cils.
- Au niveau de l’angle interne des paupières, toujours penser à une section ou un arrachement des canalicules lacrymaux à réparer par microchirurgie.
- Au niveau de la paupière supérieure, une section du muscle releveur devra être resuturée au mieux et être reprise éventuellement en cas de ptosis traumatique résiduel.
- Comme toujours, en traumatologie, vérifier les vaccinations antitétaniques et, en cas de morsure, contacter le centre antirabique.
19.5 Tumeurs des paupières
19.5.1 Bénignes
- Congénitales :
- angiome,
- nævus,
- névrome plexiforme dans le cadre d’une maladie de Recklinghausen.
- Acquises :
- xanthelasmas : élevures de coloration jaunâtre prédominant à l’angle interne, devant faire chercher une hyperlipidémie.
- kystes sébacés,
- verrues,
- papillomes verruqueux
- molluscum contagiosum ombiliqué, d’origine virale et pouvant entretenir une conjonctivite.
19.5.2 Malignes
- Épithélioma basocellulaire surtout (aspect perlé ou ulcus rodens) d’évolution lente, induration ou ulcération ne guérissant pas, perte des cils, saignements.
- Carcinome spinocellulaire (= épidermoïde), plus rare mais plus grave par possibilité d’atteinte ganglionnaire : il faut rechercher une adénopathie prétragienne et /ou sous-angulomaxillaire. Sur le plan clinique, il s’agit plus volontiers d’une tuméfaction inflammatoire ou hyperkératosique.
- Facteurs étiologiques : irritations chroniques, soleil, brûlure, Xéroderma pigmentosum.
- N.-B. : Une biopsie doit être pratiquée au moindre doute. En cas de tumeur maligne, l’excision chirurgicale avec contrôle biopsique extemporané des limites est recommandée.
19.6 Les points forts
| Les points forts |
- Il faut bien différencier orgelet (de cause infectieuse) et chalazion (de cause inflammatoire).
- L’entropion est le plus souvent d’origine sénile (« entropion spasmodique ») ; l’ectropion peut également être secondaire à une paralysie du VII.
- Le ptosis est une affection souvent congénitale ; devant un ptosis acquis d’apparition brutale, toujours penser à une paralysie du III par rupture d’anévrysme intracrânien.
- Devant une plaie palpébrale même d’allure banale, toujours penser à rechercher des lésions associées : globe oculaire, muscle releveur de la paupière supérieure, voies lacrymales.
- La plus fréquente des tumeurs malignes des paupières est le baso-cellulaire.
|
|
| |
| |