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Enseignement d’ophtalmologie

Table des matières

Avant-propos

Objectifs d’enseignement

1 - Rappel anatomique. Méthodes d’examen

2 - Prélèvement de cornée à but thérapeutique - 8

3 - Suivi d’un nourrisson : dépistage des troubles visuels chez l’enfant - 33

4 - Cataracte - 58

5 - Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) - 60

6 - Œil et sclérose en plaques - 125

7 - Greffe de cornée - 127

8 - Rétinopathie hypertensive - 130 - 1

9 - Neuropathie optique ischémique antérieure (NOIA) - 130 - 2

10 - Occlusions artérielles rétiniennes - 130 - 3

11 - Occlusions veineuses rétiniennes - 130 - 4

12 - Anomalies de la vision d’apparition brutale - 187

13 - Traumatismes oculaires - 201 - 1

14 - Brûlures oculaires - 201

15 - Œil rouge et/ou douloureux - 212

16 - Rétinopathie diabétique (RD) - 233

17 - Glaucome chronique - 240

18 - Ophtalmopathie dysthyroïdienne - 246

19 - Pathologie des paupières - 271

20 - Troubles de la réfraction - 287

21 - Altération de la fonction visuelle - 293

22 - Orientation diagnostique devant une diplopie - 304

23 - Orientation diagnostique devant un strabisme de l’enfant - 333


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 10 - Occlusions artérielles rétiniennes - 130 - 3

 

 

10.3 Occlusion de branche de l’artère centrale de la rétine (OBACR)

10.3.1 Diagnostic

10.3.1.1 Tableau clinique

Il est variable selon la localisation de l’occlusion, selon l’étendue du territoire ischémique et selon l’atteinte maculaire. L’atteinte maculaire conditionne le pronostic de cette affection.

Le début des signes fonctionnels est brutal et indolore. Les patients décrivent une amputation du champ visuel souvent à limite horizontale. Une baisse d’acuité visuelle s’observe dans les cas où la branche occluse vascularise la macula. L’examen du fond d’œil affirme le diagnostic en retrouvant un œdème rétinien ischémique en secteur localisé au territoire de la branche occluse.

Il est important de préciser les rapports exacts avec la macula :

  • l’œdème ischémique peut intéresser la macula, entraînant une baisse d’acuité visuelle, cependant moins importante que dans les OACR.
  • absence d’atteinte maculaire : ce sont les formes de meilleur pronostic, avec une acuité visuelle conservée.

Le site de l’obstruction se situe souvent au niveau d’une bifurcation artérielle et celle ci est fréquemment soulignée par la présence d’un embole.

10.3.1.2 Angiographie à la fluorescéine

Elle n’est pas indispensable au diagnostic, elle permet de mieux préciser le degré et l’étendue de l’occlusion ; l’occlusion de branche se manifeste par un retard de perfusion ou une absence complète de perfusion dans la branche occluse.

10.3.2 Évolution

Une reperméabilisation de la branche occluse en quelques jours est l’évolution habituelle.

Après quelques semaines, on assiste à une résorption de l’œdème rétinien et à une remonté de l’acuité visuelle. Le pronostic visuel est bon, avec une acuité visuelle supérieure à à 5/10èmes dans plus de 80 % des cas. L’amputation du champ visuel persiste par contre à titre de séquelle.

10.3.3 Étiologies

Les étiologies sont les mêmes que celles retrouvées dans les cas d’OACR, à l’exclusion de la maladie de Horton (les branches de l’artère centrale de la rétine n’étant pas des artères musculaires contrairement à l’artère centrale elle-même).

Un patient qui présente une occlusion de branche doit, à l’exclusion de la recherche d’une maladie de Horton, bénéficier du même bilan étiologique qu’une OACR.

10.3.4 Traitement

Les moyens thérapeutiques sont les mêmes que ceux utilisés dans des cas d’OACR. Les indications doivent être plus restreintes en raison de la bonne récupération habituelle ; néanmoins, un patient en bonne santé qui présente une OBACR avec atteinte maculaire et vu suffisamment tôt peut faire discuter un traitement maximum.

10.4 Forme clinique particulière

L’occlusion d’artérioles rétiniennes précapillaires

Elle n’entraîne habituellement pas de signes fonctionnels ; leur traduction clinique est le nodule cotonneux (cf. chapitre « Rétinopathie hypertensive - 130 - 1 »).

Il peut exister un ou plusieurs nodules cotonneux selon le nombre d’artérioles précapillaires occluses.

Les principales causes sont l’HTA, le diabète, le SIDA, certaines collagénoses, notamment lupus érythémateux disséminé et périartérite noueuse, les embolies graisseuses, la pancréatite aiguë et le syndrome de Purtscher.

10.5 Les points forts

Les points forts
  • L’occlusion de l’artère centrale de la rétine ou d’une de ses branches est le plus souvent dûe à une affection emboligène.
  • Le pronostic visuel dépend de l’atteinte ou non de la macula, et du caractère plus ou moins complet et prolongé de l’ischémie.
  • L’occlusion de l’artère centrale de la rétine doit alerter sur le risque de récidives emboligènes dans le territoire cérébral.
  • Le traitement de l’occlusion de l’artère centrale de la rétine est en général décevant.

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10.1 - Physiopathogénie
10.2 - Occlusion de l’artère centrale de la rétine (OACR)
10.3 - Occlusion de branche de l’artère centrale de la rétine (OBACR)
10.4 - Forme clinique particulière
10.5 - Les points forts
10.3.1 - Diagnostic
10.3.2 - Évolution
10.3.3 - Étiologies
10.3.4 - Traitement
10.3.1.1 - Tableau clinique
10.3.1.2 - Angiographie à la fluorescéine