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Enseignement d’ophtalmologie

Table des matières

Avant-propos

Objectifs d’enseignement

1 - Rappel anatomique. Méthodes d’examen

2 - Prélèvement de cornée à but thérapeutique - 8

3 - Suivi d’un nourrisson : dépistage des troubles visuels chez l’enfant - 33

4 - Cataracte - 58

5 - Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) - 60

6 - Œil et sclérose en plaques - 125

7 - Greffe de cornée - 127

8 - Rétinopathie hypertensive - 130 - 1

9 - Neuropathie optique ischémique antérieure (NOIA) - 130 - 2

10 - Occlusions artérielles rétiniennes - 130 - 3

11 - Occlusions veineuses rétiniennes - 130 - 4

12 - Anomalies de la vision d’apparition brutale - 187

13 - Traumatismes oculaires - 201 - 1

14 - Brûlures oculaires - 201

15 - Œil rouge et/ou douloureux - 212

16 - Rétinopathie diabétique (RD) - 233

17 - Glaucome chronique - 240

18 - Ophtalmopathie dysthyroïdienne - 246

19 - Pathologie des paupières - 271

20 - Troubles de la réfraction - 287

21 - Altération de la fonction visuelle - 293

22 - Orientation diagnostique devant une diplopie - 304

23 - Orientation diagnostique devant un strabisme de l’enfant - 333


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 1 - Rappel anatomique. Méthodes d’examen

 

1.1 - Rappel anatomique

 

1.1.2 Les voies optiques

Image voiesoptschema.gif
Figure 3 Représentation schématique des voies optiques

Permettant la transmission des impressions lumineuses rétiniennes aux centres corticaux de la vision, les voies optiques comprennent :

  • le nerf optique, qui traverse l’orbite et pénètre dans le crâne par les trous optiques ; son extrémité antérieure est la papille, visible à l’examen du fond d’œil.
  • au-dessus de la selle turcique, les deux nerfs optiques se réunissent pour former le chiasma où se fait un croisement partiel des fibres optiques (hémi-décussation), intéressant uniquement les fibres en provenance des hémi-rétines nasales ; les fibres issues de la partie temporale de la rétine gagnent quant à elles la voie optique homolatérale.
  • des angles postérieurs du chiasma partent les bandelettes optiques qui contiennent les fibres provenant des deux hémi-rétines regardant dans la même direction. Elles contournent les pédoncules cérébraux pour se terminer dans les corps genouillés externes, qui font saillie sur la face latérale du pédoncule cérébral ;
  • de là partent les radiations optiques : constitués par le troisième neurone des voies optique, elles forment une lame de substance blanche intra-cérébrale moulée sur la face externe du ventricule latéral et qui gagne le cortex visuel situé sur la face interne du lobe occipital. Elle se divisent en deux faisceaux : supérieur (qui gagne la lèvre supérieure de la scissure calcarine), et inférieur (qui gagne la lèvre inférieure de la scissure calcarine).

1.1.3 Les annexes

1.1.3.1 Le système oculomoteur

L’œil peut être mobilisé dans différentes directions grâce à six muscles striés (quatre muscles droits et deux muscles obliques), sous l’influence de l’innervation des nerfs oculomoteurs :

  • le III ou nerf moteur oculaire commun innerve les muscles droit supérieur, droit médial (anciennement dénommé droit interne), droit inférieur et oblique inférieur (petit oblique) ; il assure de plus le réflexe photomoteur et l’accomodation ainsi que l’innervation du muscle releveur de la paupière supérieure.
  • le IV ou nerf pathétique innerve le muscle oblique supérieur (grand oblique).
  • le VI ou nerf moteur oculaire externe innerve le muscle droit externe.

De plus, des centres supra-nucléaires, situés en amont des noyaux des nerfs oculomoteurs, permettent des mouvements synchrones des deux globes oculaires (centre de la latéralité, de l’élévation, …). Ainsi, par exemple, dans le regard à droite, le centre de la latéralité assure par l’intermédiaire des noyaux du III et du VI la mise en jeu synchrone et symétrique du muscle droit interne de l’œil gauche et du muscle droit externe de l’œil droit.

1.1.3.2 L’appareil de protection du globe oculaire

Il comprend :

  • les paupières, formées par une charpente fibreuse rigide - le tarse - et un muscle - l’orbiculaire, qui permet l’occlusion palpébrale sous la dépendance du nerf facial ; le clignement physiologique permet un étalement du film lacrymal à la surface de la cornée.
  • la conjonctive qui recouvre la face interne des paupières (conjonctive palpébrale ou tarsale) et la portion antérieure du globe oculaire (conjonctive bulbaire) jusqu’au limbe sclérocornéen.
  • le film lacrymal, qui assure l’humidification permanente de la cornée ; il est sécrété par la glande lacrymale principale située de chaque côté à la partie supéro-externe de l’orbite, et par des glandes lacrymales accessoires situées dans les paupières et la conjonctive ; il est évacué par les voies lacrymales qui communiquent avec les fosses nasales par le canal lacrymo-nasal. Une diminution de sécrétion lacrymale par une atteinte pathologique des glandes lacrymales peut être responsable d’un syndrome sec, mis en évidence par le test de Schirmer et le test au vert de lissamine (voir « Œil rouge et/ou douloureux - 212 ») ; une obstruction des voies lacrymales peut entraîner l’apparition d’un larmoiement.

Image paupconj.gif
Figure 4 Paupières et conjonctive

Image glandelacrym.gif
Figure 5 Glande et voies lacrymales

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1.1 - Rappel anatomique
1.2 - L’examen du malade en ophtalmologie
1.1.1 - Le globe oculaire
1.1.2 - Les voies optiques
1.1.3 - Les annexes
1.1.3.1 - Le système oculomoteur
1.1.3.2 - L’appareil de protection du globe oculaire