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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 26 - Urologie

 

 

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter :

Monsieur CONORT Pierre
Service Urologie
Pavillon Gaston Cordier
LA PITIE
Tél. 01 42 17 71 18
Fax 01 42 17 71 22

26.1 Cancer du rein

  1. Il s’agit d’un adénocarcinome à cellules claires (75 % des cas) mais il peut également s’agir d’une tumeur tubulo-papillaire (10 % des cas), d’un oncocytome (5 % des cas) ou d’autre tumeur.
  2. Le diagnostic peut être posé, dans la plupart des cas, par un uro-scanner. Toute masse solide, hétérogène, vascularisée de plus de 2 cm de diamètre ne comportant pas de composant graisseux, peut être considérée comme un cancer du rein et doit être considérée et traitée comme tel.
  3. Des anomalies chromosomiques sont fréquentes chez ces patients.
  4. L’extension veineuse est caractéristique, le thrombus pouvant atteindre la veine cave et remonter jusque dans l’oreillette droite.
  5. Les syndromes paranéoplasiques sont nombreux : polyglobulies, hypercalcémie, fièvre au long court, syndrome de Stauffer etc....
  6. Le bilan d’extension comporte un uro-scanner abdominal (ou scanner abdominal plus urographie intraveineuse), et une radio de thorax. En cas de suspicion d’envahissement de la veine rénale au scanner, une IRM avec coupes frontales de la veine cave est indispensable.
  7. Le traitement de référence est la néphrectomie élargie. Une chirurgie conservatrice peut être discutée dans certains cas. En cas de métastases multiples, l’immunothérapie (Interféron, Interleukine) peut être proposée.

26.2 Cancer du testicule

  1. C’est une tumeur très lymphofile. Les premiers ganglions envahis sont les ganglions lombo-aortiques.
  2. Le diagnostic de tumeur du testicule est clinique. Dans la forme typique, aucun examen complémentaire à visée diagnostique n’est utile.
  3. L’orchidectomie élargie est le premier temps thérapeutique de tout cancer du testicule.
  4. L’orchidectomie doit être précédée d’un prélèvement sanguin pour dosage de l’alphafœtoprotéines et bétaHCG (+/-LDH), d’un bilan, préopératoire, d’un prélèvement de sperme (CECOS) et d’un scanner thoraco-abdominal.
  5. Après l’orchidectomie, le traitement. complémentaire dépend du type histologique de la tumeur et du stade tumoral.
  6. Les tumeurs séminomateuses de stade I sont, en règle, traitées par radiothérapie sous diaphragmatique. Les tumeurs non séminomateuses de stade 1 sont, en règle, traitées par une chimiothérapie complémentaire à base de platine.
  7. Le pronostic vital du cancer du testicule est bon : 95 à 100 % de guérison dans les stades I.

26.3 Adénome et cancer de la prostate

  1. L’adénome ou Hypertrophie Bénigne de la Prostate (HBP) concerne 2 hommes sur 3. Seule la moitié de ces derniers aura des symptômes.
  2. Les signes cliniques à l’interrogatoire sont de type obstructif (faiblesse du jet ou dysurie, impression de mal vider la vessie, retard du jet, jet en plusieurs fois...) ou de type irritatif (pollakiurie nocturne et diurne, impériosité..). Un (ou plusieurs) signe peut être révélateur. Les symptômes sont cotés par un score (IPSS).
  3. Le bilan comprend : toucher rectal, ECBU, créatinine, PSA, échographie rénale ; en Urologie aussi : échographie vésicale post-mictionnelle après mesure du débit urinaire.
  4. L’échographie transrectale n’est pas systématique. Elle permet de préciser le volume de la glande, son échogénicité et de guider d’éventuelles biopsies (selon TR et PSA).
  5. Le traitement va de la simple surveillance annuelle (> 60 ans) avec TR et PSA, jusqu’à la chirurgie en passant par les traitements médicaux.
  6. Les médicaments oraux (inhibiteur de la 5 alpha-réductase, alphabloquants principalement) améliorent les symptômes dans 30 % des cas environ. Ils sont indiqués si le débit est inférieur à 15 ml/sec et/ou le résidu postmictionnel est important.
  7. La chirurgie par résection endoscopique (< 60 g de prostate) ou l’adénomectomie à ciel ouvert (> 60 g) lève au mieux l’obstacle prostatique.
  8. L’éjaculation rétrograde est le principal inconvénient de cette chirurgie.
  9. Des techniques nouvelles sont en évaluation : thermothérapie, laser, ...(cf RMO).
  10. Les atropiniques sont contre-indiqués dans les obstacles uréthro-cervico-prostatiques.
  11. Le cancer de la prostate est le premier cancer urologique de l’homme. Il se développe dans la zone périphérique dans 75 % des cas et dans 25 % dans la zone de transition (où siège l’adénome).
  12. Le PSA n’est pas spécifique du cancer de la prostate. Son interprétation tient compte du volume prostatique. Son dosage systématique n’est pas recommandé avant 60 ans.
  13. Le PSA est un bon marqueur pour suivre le patient après un traitement.
  14. Le TR retrouve typiquement une prostate irrégulière, asymétrique ou un nodule dur.
  15. L’échographie transrectale recherche des nodules hypo-échogènes, non spécifiques. Elle guide au mieux les biopsies multiples, sous antibioprophylaxie.
  16. La prostatectomie totale ou radicale (rarement réalisée après 70 ans) est un des traitements du cancer dans sa forme localisée (intracapsulaire = T1 et T2) ; il y a environ 50 % de récidives biologiques. La radiothérapie est l’alternative thérapeutique (cf RMO).
  17. Impuissance (> 75 %) et incontinence (15 %) compliquent la prostatectomie radicale.
  18. Le cancer de la prostate métastase aux os (ostéocondensant), surtout du rachis et du bassin. La radiothérapie externe a un effet antalgique sur ces lésions.
  19. Le cancer de la prostate est en partie sensible à la privation hormonale mâle. Le traitement des formes métastatiques est en première intention une pulpectomie testiculaire bilatérale ou une castration chimique par agonistes de la LH-RH (voie injectable), associée à un antiandrogène oral.
  20. La place de la chimiothérapie n’est pas bien définie car les protocoles montrent des résultats modestes et de courte durée.

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26.1 - Cancer du rein
26.2 - Cancer du testicule
26.3 - Adénome et cancer de la prostate
26.4 - Lithiase urinaire
26.5 - Tumeur de la vessie
26.6 - Infections de l’appareil urinaire
26.7 - Incontinence