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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 25 - Rhumatologie

 

 

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter :

Monsieur BOURGEOIS Pierre
Service de Rhumatologie
Bâtiment Benjamin Delessert
LA PITIE
Tél. 01 42 17 78 00

Réflexe n°1
Savoir distinguer rapidement une pathologie « mécanique » d’une pathologie « inflammatoire » sur les caractéristiques de la douleur à l’interrogatoire et savoir qu’un minimum d’examens complémentaires, centrés sur la VS, sont utiles pour cette distinction.
Réflexe n°2
Savoir que toute articulation douloureuse et gonflée impose une ponction pour prélèvement du liquide articulaire aux fins d’une analyse cytologique (numération et formule cellulaire), d’une recherche bactériologique et d’une recherche de microcristaux. La seule exception à cette règle est l’existence ou la forte suspicion d’une infection cutanée ou des tissus sous-cutanés (cellulite, érysipèle) en regard de l’articulation suspecte.
Réflexe n°3
Il est très important de savoir identifier à l’examen clinique toute « manœuvre » permettant de reproduire la douleur spontanée du patient. Ce signe de la « sonnette » (par analogie avec le déclenchement d’une douleur sciatique par pression sur la région para-vertébrale lombaire basse) est une aide très précieuse pour le diagnostic topographique d’une douleur. Le corollaire inverse de ce signe peut être obtenu par ce que l’on appelle le « test anesthésique » : extinction d’une douleur après injection d’un dérivé anesthésique local dans ou au contact de la structure anatomique supposée responsable de cette douleur.
Réflexe n°4
La lecture des radiographies standard ostéo-articulaires doit être méthodique et comporter successivement l’analyse de l’alignement des pièces osseuses (recherche de désaxation, de perte des courbures physiologiques...), de la structure osseuse (identification des contours des repaires anatomiques normaux, étude des corticales et de l’os spongieux), des cartilages (épaisseur des interlignes articulaires) et des parties molles (recherche de gonflement, de calcification...).
Réflexe n°5
Une polyarthrite est définie par l’atteinte inflammatoire de plus de trois articulations. On distingue schématiquement les polyarthrites axiales (spondylarthropathie) et les polyarthrites périphériques (dont le prototype est la polyarthrite rhumatoïde). Le caractère aigu ou chronique (après six semaines à trois mois d’évolution) doit être précisé. De même, il faut rechercher l’existence de destruction ostéo-cartilagineuse. L’enquête étiologique d’une polyarthrite doit toujours rechercher l’existence de signes extra-articulaires dont la présence est souvent précieuse pour l’identification de la cause.
Réflexe n°6
Toute arthrite fébrile impose une ponction articulaire avec examen cyto-bactériologique dans l’arrière-pensée d’une arthrite septique, dont les portes d’entrée les plus fréquentes ou les plus importantes à rechercher sont la notion de geste intra-articulaire récent (infiltration, arthrographie, arthroscopie), les portes d’entrée cutanées, les infections gonococciques et les infections cardiaques (endocardite, infection sur prothèse valvulaire, sur pacemaker).
Réflexe n°7
Devant toute radiculalgie, il est capital de rechercher des signes neurologiques de gravité en raison du caractère d’urgence de la démarche diagnostique, étiologique et thérapeutique que leur présence impose. Ce déficit neurologique peut être soit un déficit moteur présent d’emblée à moins de 3, soit un déficit moteur s’aggravant rapidement entre deux examens successifs, soit pour les radiculalgies lombaires, un syndrome de la queue de cheval, avec notamment des troubles génito-sphinctériens.
Réflexe n°8
Devant une cruralgie, il est important de penser à rechercher des causes extra-rachidiennes : hématome ou abcès du psoas, anévrisme de l’aorte abdominale (la cruralgie est alors souvent révélatrice d’une fissuration de l’anévrisme, imposant donc un avis chirurgical urgent), tumeur rénale...
Réflexe n°9
Toute rachialgie aiguë traînante impose la prescription de radiographies du segment de rachis considéré et d’une VS. Le caractère « traînant » est défini par la persistance de la douleur rachidienne après deux semaines d’un traitement symptomatique antalgique et anti-inflammatoire non stéroïdien. A l’inverse, la demande de ces examens complémentaires est inutiles en cas de guérison complète de la rachialgie aiguë dans un délai de 8 à 10 jours.
Réflexe n°10
Une douleur du genou peut révéler une pathologie de la hanche. L’irradiation typique d’une douleur coxo-fémorale est inguino-crurale, mais peut toucher, et de façon isolée, la région du genou. Dans ce cas, la douleur du genou est réveillée par la mobilisation coxo-fémorale.
Réflexe n°11
Devant une douleur de hanche, il est important de rechercher une pathologie loco-régionale en pensant à toutes les structures anatomiques présentes dans ce carrefour très fréquenté : structure articulaire, péri-articulaire, osseuse, vasculaire, ganglionnaire, digestive.
Réflexe n°12
L’examen de l’épaule comporte systématiquement l’étude des mobilités actives, passives et contrariées, afin de définir le tableau clinique responsable de la douleur et de l’impotence fonctionnelle (tendinopathie de la coiffe des rotateurs, rupture de la coiffe, rétraction capsulaire, arthropathie gléno-humérale, épaule aiguë hyperalgique).
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