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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 24 - Réanimation

 

 

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter :

Monsieur ROUBY Jean-Jacques
Département d’Anesthésie Réanimation
Pavillon Gaston Cordier
LA PITIE
Tél. 01 42 17 73 00
Fax 01 45 83 52 96

24.1 L’arrêt cardiorespiratoire

  • Le diagnostic d’arrêt cardiorespiratoire est porté sur les éléments suivants : absence de toute réponse verbale, absence de pouls carotidien ou fémoral et absence de toute ventilation spontanée.
  • Avant toute réanimation cardiorespiratoire, les gestes suivants doivent être effectués : mise du sujet en décubitus dorsal, à plat et sur un plan dur. En cas de polytraumatisme (suspicion de fracture du rachis), cette manœuvre doit être pratiquée en bloc en alignant toujours le rachis cervical et dorsal. La deuxième manœuvre est de libérer les voies aériennes supérieures (bouche et pharynx) de tous débris alimentaires ou autres obstruant la filière laryngo-pharyngée.
  • Le massage cardiaque externe se pratique de la manière suivante : le médecin se met à genou et place ses 2 mains l’une sur l’autre au niveau de la partie basse du sternum. Les bras tendus et à la verticale du plan du sternum, il effectue des mouvements de compression brusque à une fréquence de 80 à 100 bpm.
  • La ventilation artificielle par bouche à bouche se pratique de la manière suivante : après luxation vers l’avant du maxillaire inférieur, l’opérateur applique ses lèvres sur les lèvres du patient en arrêt cardiorespiratoire et insuffle lentement environs 500 ml à une fréquence de 15/min. Il faut prendre la précaution avec la main gauche, d’obstruer les narines au moment de l’insufflation.
  • Dès le début des manœuvres de réanimation cardiorespiratoire, le SAMU ou les pompiers doivent être immédiatement appelés en faisant le 15 ou le 18.

24.2 Signes cliniques évocateurs d’un asthme aigu grave au cours d’une crise d’asthme

  • L’incapacité de parler, l’existence d’une cyanose et d’un tirage, de sueurs, d’une hypertension artérielle, de troubles de la conscience, la diminution du murmure vésiculaire et la bradypnée sont des éléments cliniques devant faire suspecter une crise d’asthme grave.
  • L’existence d’un retentissement hémodynamique avec une tachycardie supérieure à 120/min., l’existence d’un pouls paradoxal, défini comme une pression artérielle systolique mesurée en expiration supérieure de 15 mmHg à ce qu’elle est en inspiration et des signes d’insuffisance cardiaque droite avec troubles du rythme confirment qu’il s’agit d’un asthme aigu grave.
  • L’existence d’un collapsus cardio-vasculaire avec hypotension artérielle est un facteur affirmant l’existence d’un asthme aigu grave.
  • L’impossibilité de générer tout débit expiratoire de pointe ou l’impossibilité de générer un débit expiratoire de pointe supérieur à 120 l/min. permet aussi d’affimer l’asthme aigu grave.

24.3 Une fois diagnostiqué, l’asthme aigu grave doit être immédiatement traité par les médicaments suivants

  • Salbutamol en nébulisation à la dose de 5 mg que l’on peut renouveler plusieurs fois. En cas d’échec, la voie intraveineuse peut être utilisée à la dose de 1-10 mg/h. En cas de collapsus cardio-vasculaire, l’Adrénaline à raison de 0,1 à 0,75 μg/kg/min. peut être administrée en intraveineux.
  • La corticothérapie doit être systématique, débutée immédiatement à raison d’une dose d’hémisuccinate d’hydrocortisone de 600 à 1200 mg/j répartie en injections toutes les 2 h. Les corticoides potentialisent l’effet des béta-agonistes sur le muscle lisse bronchique. En aucun cas la corticothérapie ne peut être considérée comme le traitement unique de la crise d’asthme aigu grave.
  • Le médecin doit immédiatement alerter le SAMU ou les pompiers en appelant le 15 ou le 18, tout asthme aigu grave devant être systématiquement hospitalisé.

24.4 Le choc hémorragique se définit par les signes cliniques suivants

  • Hypotension artérielle systolique avec différentielle pincée, pouls filant et rapide (supérieur à 100/min.).
  • Troubles de la conscience avec pâleur des téguments et des muqueuses.
  • Oligurie et marbrures des extrémités qui sont froides et vasoconstrictées.
  • Il peut exister une hémorragie extériorisée (méléna, hématémèse, plaie ouverte). L’hémorragie peut être non extériorisée comme c’est souvent le cas au cours des accidents traumatiques : il est alors en rapport avec une fracture fermée du fémur, une fracture du bassin, une rupture de rate, une rupture traumatique de l’aorte ou un hémothorax traumatique. La grossesse extra-utérine est aussi une cause de choc hémorragique sans hémorragie extériorisée.

24.5 Le score de glasgow permet de déterminer la profondeur d’un coma et est basé sur les éléments suivants

  • Ouverture des yeux : spontanée = 4, sur ordre = 3, à la stimulation douloureuse = 2, absente = 1.
  • Réponse verbale : cohérente = 5, confuse = 4 ; mots inappropriés = 3, sons incompréhensibles = 2, absente = 1.
  • Réponse motrice : sur ordre = 6, localisée vers la douleur = 5, flexion = 4, décortication = 3, décérébration = 2, absente = 1.
  • Le coma profond correspond à un score de glasgow inférieur à 7, les états de stupeur, d’obnubilation et de somnolence sont cotés de 8 à 13.

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24.1 - L’arrêt cardiorespiratoire
24.2 - Asthme aigu grave au cours dâ???â???
24.3 - Traitement de lâ???
24.4 - Le choc hémorragique
24.5 - Le score de glasgow
24.6 - Signes et traitement d’une hyperkaliémie
24.7 - Le diagnostic de choc septique
24.8 - Le diagnostic de dissection aortique
24.9 - Embolie pulmonaire grave
24.10 - Le diagnostic de méningite aiguë
24.11 - Tentative de suicide par ingestion de toxiques
24.12 - Asphyxie aiguë par inhalation de débris alimentaires