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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 9 - Hématologie

 

 

9.2 Conduite à tenir devant une neutropénie

La conduite à tenir devant une neutropénie dépendra :

  • de sa profondeur,
  • de l’existence ou non d’un syndrome fébrile associé,
  • de l’existence d’une étiologie connue à cette neutropénie.

En cas de neutropénie même profonde (PNN < 500/mm3
  • de courte durée,
  • de cause connue (le plus souvent neutropénie secondaire à un traitement par chimiothérapie anticancéreuse ou radiothérapie),
  • et en l’absence de syndrome fébrile associé,

il n’est pas nécessaire d’hospitaliser le patient ni de débuter une antibiothérapie.
Une neutropénie profonde (PNN < 500/mm3 associée à un syndrome fébrile est nue urgence thérapeutique
  • En l’absence de traitement approprié, le patient court un risque de choc septique, en particulier à bacille gram négatif.
  • Le risque encouru par le patient existe même en l’absence de documentation clinique d’un foyer infectieux (en raison de la neutropénie, ces patients ont une faible capacité à produire des infiltrats inflammatoires autour des foyers infectieux).

Les patients présentant une neutropénie profonde (PNN < 500/mm3), associée à un syndrome fébrile (température > 38° pendant plus de 4 heures ou ≥ 38°5) doivent être hospitalisés en milieu spécialisé pour :
  • être examinés (recherche d’un foyer infectieux et de signes de gravité du sepsis,
  • que soient réalisés des prélèvements microbiologiques,
  • que soit rapidement débutée une antibiothérapie à large spectre active, en particulier sur des bacilles gram négatifs.

9.3 Myélome

Diagnostic
Devant une accélération de la VS > 30 à la première heure :
  • NFS,
  • électrophorèse des protides,
  • fibrinogène.

Si hypergammaglobulinémie :
  • Polyclonale : maladie auto-immune, hépatite chronique, infection).
  • Monoclonale : immunoélectrophorèse des protides, suspicion d’hémopathie maligne consultation en milieu spécialisé.

Si hypogammaglobulinémie :
  • Protéinurie de 24 h 00
  • Immunoélectrophorèse (myélome à chaînes légères).

Devant une facture pathologique : pratiquer une électrophorèse des protides.
Patient suivi pour un myélome
Devant des troubles digestifs, de conscience : urée, créatine, calcémie.
Devant une douleur rachidienne aiguë et systématisée : faire un examen neurologique complet et penser à une épidurite.
Ne pas prescrire d’examen avec produit de contraste intra-veineux.

9.4 Adénopathies

Adénopathies multiples intéressant plusieurs aires ganglionnaires
Examens des aires ganglionnaires + rate.
Faire NFS + VS - radio du thorax (masse médiastinale).
  1. NFS oriente le diagnostic :
    • syndrome mononucléosique (MNI, VIH, infections virales, toxoplasmose)
    • hyperlymphocytose syndrome lymphoprolifératif
    • cellules blastiques leucémie
    • pancytopénie ou bicytopénie lymphome malin, leucémie aiguë
  2. NFS n’oriente pas le diagnostic :
    • Il faut systématiquement pratiquer une ponction ganglionnaire avec cytologie, sérologie VIH, toxoplasmose.
    • Si la ponction ganglionnaire oriente vers une pathologie maligne biopsie ganglionnaire (lymphome malin non hodgkinien, maladie de Hodgkin, métastase).
    • Si la cytologie n’est pas contributive surveillance pendant un mois :
      • régression spontanée maladie virale
      • réapparition après régression biopsie
      • persistance biopsie ganglionnaire.

    La biopsie ganglionnaire doit être pratiquée en milieu spécialisé (congélation).
Adénopathie isolée superficielle
FS + VS souvent non contributive.
Radio du thorax (masse médiastinale).
Rechercher une cause locale infectieuse.

Adénopathie inflammatoire (ganglion douloureux) :
  • rechercher une infection bactérienne
  • ponction ganglionnaire pour examen cytologique et bactériologique.

Adénopathie non inflammatoire :
  • sérologie de la toxoplasmose, IDR, ponction du ganglion
  • ne pas donner AINS ou corticoïdes sans preuve diagnostique
  • ne pas donner des antibiotiques sauf si certitude d’une adénopathie satellite d’une infection prouvée.

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9.1 - Indications et anomalies de l’hémogramme
9.2 - Conduite à tenir devant une neutropénie
9.3 - Myélome
9.4 - Adénopathies
9.5 - Splénomégalie
9.6 - Thrombopénie ou chute des plaquettes induite par l’héparine
9.7 - Antivitamines K
9.8 - Les héparines
9.9 - Transfusion