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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 7 - Gériatrie

 

7.3 - Médicaments

 

7.3.1 Iatropathologie

La consommation médicamenteuse élevée du sujet âgé rend compte en partie de la iatropathologie, responsable de plus de 10 % des hospitalisations. Tout traitement inutile, obsolète ou potentiellement dangereux doit être supprimé, parfois au terme d’une négociation difficile. On peut être amené à reconsidérer certains traitements de fond, instaurés parfois depuis de longues années, et dont la pertinence n’est souvent plus avérée (hypouricémiant, antiangineux, hypnotique sédatif, hypolipémiant). On se méfiera pour certaines spécialités des effets retard de sevrage.

Associées à la multiplicité des prescriptions chez un même patient, les modifications pharmacologiques liées à l’âge et aux maladies intercurrentes, expliquent la iatrogénie (métabolisme hépatique perturbé en cas de syndrome inflammatoire, diminution de la fonction rénale).

Parmi les médicaments à tenter de diminuer puis d’arrêter de principe, on retient les médicaments à effet anticholinergique, les substances antidopaminergiques (neuroleptiques).

7.3.2 Morphine

Il n’y a aucun argument fondé pour penser qu’il y a une hypoalgie liée à l’âge. En revanche, l’expression de la douleur est différente, et beaucoup moins verbale. Or, les douleurs des sujets âgés sont très sensibles aux traitements antalgiques. La morphine notamment peut être utilisée, en commençant à doses faibles (2,5 mg × 6/jour) pour éviter l’apparition d’effet indésirable. L’utilisation d’échelle d’évaluation est une aide au diagnostic et à l’adaptation posologique.

7.3.3 AVK

L’incidence élevée de la FA rend compte du nombre élevé de patients traités par AVK. Ces médicaments à index thérapeutique étroit sont souvent prescrits en comédication. De plus, de nombreux états pathologiques sont susceptibles de modifier leur efficacité. Ainsi, le médicament de choix sera la coumadine à demi-vie longue, afin de limiter les fluctuations. Les contrôles INR seront fréquents lors de l’instauration du traitement puis lors de toute coprescription nouvelle ou lors de toute suppression de comédication ainsi bien sûr que lors de tout changement de dose.

7.3.4 Antidépresseur

Les antidépreseurs à effet anticholinergique seront évités. On préfère les sérotoninergiques, voir les IMAO ou la miansérine. Le traitement est long, au minimum 6 mois. La tolérance de ces traitements est bonne, et la sensibilité du sujet âgé identique : la posologie n’a pas besoin d’être ajustée.

7.3.5 Traitement hormonal substitutif

Le THS de la post-ménopause garde des effets antiostéoporotique, trophique, cutané, psychologique, même à 70 ans et au-delà. Il ne reconnaît pas de contre-indication, sauf en cas de cancer du sein. L’accroissement éventuel du risque de cancer du sein semble contre balancé par une meilleure surveillance gynécologique, avec notamment une mammographie tous les 2 ans comme cela devrait être fait dans l’ensemble de la population féminine âgée.

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7.1 - Attitudes médico-psycho-sociales
7.2 - Gériatrie par appareil ou grande fonction
7.3 - Médicaments
7.3.1 - Iatropathologie
7.3.2 - Morphine
7.3.3 - AVK
7.3.4 - Antidépresseur
7.3.5 - Traitement hormonal substitutif