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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 6 - Endocrinologie

 

 

6.5 Hirsutisme

Devant un hirsutisme, a fortiori d’apparition récente, il faut rechercher une cause endocrinienne, au premier plan une tumeur virilisante ovarienne ou surrénalienne ou un bloc enzymatique surrénalien.

6.6 Acromégalie

Il faut connaître le syndrome dysmorphique caractéristique de l’hypersécrétion en hormone de croissance chez l’adulte : épaississement des pieds et des mains, infiltration cutanéo-muqueuse du visage avec accentuation des plis naso-géniens, des rides, macroglossie et raucité de la voix, et dysmorphie avec prognathisme, hypertrophie des arcades sourcilières, cyphose dorsale, douleurs articulaires diffuses, céphalées, sueurs profuses.

6.7 Hyperprolactinémie

Le dosage est à effectuer systématiquement devant toute tumeur de la base du crâne, afin de diagnostiquer un macroadénome à prolactine qui pourra donc bénéficier d’un traitement médical.

L’hyperprolactinémie se caractérise chez la femme par le syndrome aménorrhée-galactorrhée.

Certains médicaments peuvent entraîner une hyperprolactinémie fonctionnelle (neuroleptiques, antidépresseurs tricycliques, antiémétisants, œstrogènes, opiacés...).

6.8 Syndrome tumoral hypophysaire

Toute tumeur invasive de la région hypothalamo-hypophysaire est susceptible d’entrainer un syndrome tumoral hypophysaire, se caractérisant par :

  • des troubles visuels par atteinte du chiasma optique : hémianopsie bitemporale ou quadranopsie ;
  • un dysfonctionnement de l’hypophyse avec déficit hormonal : panhypopituitarisme avec ou sans diabète insipide, nécessitant un dépistage et un traitement hormonal substitutif rapidement, avant toute prise en charge neuro-chirurgicale, du fait du risque vital lié à l’insuffisance corticotrope.

6.9 Nécrose hémorragique d’un adénome hypophysaire

Le tableau clinique caractéristique associe un syndrome confusionnel, une obnubilation voire un coma d’apparition brutale, avec céphalées rétro-orbitaires, fronto-temporales ou postérieures, un syndrome méningé, un syndrome caverneux parfois (paralysie du III essentiellement).

Diagnostic à évoquer systématiquement devant l’association de ces symptômes et d’une tomodensitométrie éliminant une hémorragie méningée, une thrombo-phlébite cérébrale ou un accident vasculaire cérébral.

6.10 Diabète insipide

Devant un syndrome polyuro-polydipsique, on recherche tout d’abord une hyperglycémie, une hypercalcémie, une hypokaliémie. En cas de normalité de ces examens, une exploration hypothalamo-hypophysaire est justifiée.

La prise en charge doit être urgente en cas de signes de déshydratation avec mauvaise tolérance hémodynamique (collapsus, fièvre, hémoconcentration, insuffisance rénale fonctionnelle...), ou survenant sur un terrain fragile (âge, pathologies associées...), ou en cas de troubles de la conscience (patients en réanimation - diabète insipide par section de tige lors d’un traumatisme crânien...), ou en cas de troubles de la sensation de la soif (hypodipsie ou adipsie).

Les tests d’exploration sont dangereux et doivent être pratiqués en milieu spécialisé.

6.11 Gynécomastie

Devant une gynécomastie il faut éliminer une tumeur testiculaire (palpation, échographie, dosage des βHCG), faire une mammographie pour confirmer le diagnostic (DDF : adipomastie) et éliminer un cancer mammaire.

6.12 Hyperthyroïdie

Il s’agit d’une urgence diagnostique et thérapeutique qui doit être évoquée devant un ou plusieurs symptômes : amaigrissement, faiblesse musculaire, palpitations (par tachycardie sinusale ou parfois par fibrillation auriculaire), nervosité, tremblements, thermophobie et diarrhée motrice.

Les signes de gravité sont les troubles du rythme cardiaque, les troubles psychiatriques, l’amyotrophie importante.

Les examens complémentaires utiles au diagnostic sont : un dosage de la T4 libre (FT4 ou T4L), de la TSH, une scintigraphie thyroïdienne à l’Iode 123 et un électrocardiogramme.

La maladie de Basedow associe des signes d’hyperthyroïdie à un goitre homogène, soufflant et une exophtalmie uni ou bilatérale. Un bilan ophtalmologique complet doit être réalisé.

En cas d’exophtalmie maligne le patient doit être hospitalisé en urgence. Un traitement par corticothérapie par voie générale puis orale doit être rapidement mis en place.

Le traitement médicamenteux associe antithyroïdiens de synthèse pour une durée de 18 mois, Béta bloquants et repos. En cas de passage en hypothyroïdie (au bout de 1 ou 2 mois de traitement), on rajoute des hormones thyroïdiennes afin de maintenir une TSH normale. Sous antithyroïdiens de synthèse il y a un risque d’agranulocytose. Il faut donc surveiller la numération formule sanguine 1 fois par semaine le premier mois du traitement de façon systématique. Il faut surtout signaler au patient qu’en cas de fièvre ou d’angine il faut arrêter le traitement et réaliser une numération formule sanguine en urgence.

Les médicaments riches en iode et les injections d’iode doivent être utilisés avec prudence chez tout patient ayant une dysthyroïdie.

6.13 Hypothyroïdie

L’hypothyroïdie doit être évoquée devant : une asthénie, un ralentissement psychomoteur, une bradycardie, une constipation, une frilosité, une prise de poids, des crampes musculaires, une raucité de la voix, des ronflements, un teint pâle, cireux et une sécheresse cutanée.

Les formes graves sont exceptionnelles actuellement. Il peut s’agir d’un coma myxœdémateux, d’une bradycardie importante.

Un bilan cardio-vasculaire comprenant au minimum un électrocardiogramme est indispensable avant la mise en place du traitement.

Le traitement sera mis à dose lentement progressive, surtout chez les sujets âgés et les patients ayant une insuffisance coronaire. Il est utile chez ces patients là de débuter le traitement à l’hôpital.

6.14 Le nodule thyroïdien

Le risque de cancer concerne les nodules supra-centimétriques, froids en scintigraphie. Une cytoponction du nodule peut être pratiquée pour préciser les indications chirurgicales. La chirurgie peut être proposée d’emblée en fonction de certains paramètres cliniques suspects (gros nodule, fixé à la paroi, de consistance dure, adénopathie satellite). Quel  que soit le type de cancer, une surveillance à vie en milieu spécialisé est impérative.

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6.1 - Lipides
6.2 - Pathologie surrénale
6.3 - Hypercosticisme
6.4 - Hypertension d’origine endocrinienne
6.5 - Hirsutisme
6.6 - Acromégalie
6.7 - Hyperprolactinémie
6.8 - Syndrome tumoral hypophysaire
6.9 - Nécrose hémorragique d’un adénome hypophysaire
6.10 - Diabète insipide
6.11 - Gynécomastie
6.12 - Hyperthyroïdie
6.13 - Hypothyroïdie
6.14 - Le nodule thyroïdien