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3.2 Dermatoses fréquentes pouvant être à forte répercussion sociale
3.2.1 Eczéma
L’eczéma est une dermatose érythémato-vésiculeuse, prurigineuse, en nappes ou en placards. Il en existe plusieurs types : - eczéma de contact allergique, différent de la dermite irritative ;
- eczéma atopique. Chez le nourrisson, survient après le 2ème mois. Au cours de la 2ème enfance, atteint typiquement les plis du coude et les creux poplités. L’évolution est imprévisible avec possibilité de surinfection.
Le traitement de fond repose sur une corticothérapie locale qu’il ne faut jamais arrêter brutalement (comme dans toute dermatose chronique). La prescription de corticoïdes locaux sur une dermatose infectieuse est contre-indiquée. Une corticothérapie locale forte prolongée expose notamment à l’atrophie (visage +++). Lors de l’eczéma de contact, éradication de l’allergène. Lors de l’eczéma atopique, importance du traitement émollient à vie. 3.2.2 Psoriasis
Fréquence : 1 à 3 % de la population générale. Typiquement en plaques avec lésions érythémato-squameuses à bordure bien limitée, atteignant typiquement le cuir chevelu, les coudes, les genoux et la région lombo-sacrée. Le psoriasis peut être compliqué soit par son extension (érythrodermie), soit par sa sémiologie (psoriasis pustuleux), soit par l’atteinte articulaire (rhumatisme psoriasique). L’évolution est imprévisible. Le traitement est décidé en fonction du type de psoriasis et comporte un traitement d’attaque permettant d’obtenir un blanchiment complet et un traitement d’entretien. Parmi les traitements locaux, retenir l’intérêt de la corticothérapie locale, des dérivés de la vitamine D et de la photo-chimiothérapie. Parmi les traitements généraux, retenir l’intérêt du méthotrexate dans le psoriasis très sévère après l’âge de 50 ans. 3.2.3 Acné
Elle atteint quasiment 100 % des adolescents. Sémiologiquement, aspect polymorphe fait de comédons ou points noirs, micro-kystes ou points blancs, papules inflammatoires, pustules voire nodules et cicatrices. L’évolution est chronique avec parfois retentissement psychologique important. Un traitement doit toujours être prescrit lorsque la demande en est faite. Localement, rétinoïdes locaux kératolytiques ou benzoyle peroxyde anti-inflammatoire. Par voie générale, cure d’antibiotiques (cyclines). Dans les formes sévères, à évolution cicatricielle ou en cas d’échec des antibiotiques, possibilité d’utiliser de l’isotrétinoïne à la posologie de 0,5 à 1,5 mg/kg pendant plusieurs mois. Ce traitement nécessite, chez la femme en âge de procréer, de débuter, un mois après une contraception efficace et une réaction qualitative de grossesse négative. La contraception devra être poursuivie 1 mois après l’arrêt du traitement et un test de grossesse effectué 5 semaines après l’arrêt. 3.3 Situations plus particulières à la population pédiatrique
3.3.1 Période néo-natale
- Tout décollement bulleux étendu doit faire suspecter une étiologie infectieuse et en particulier une infection staphylococcique (cf supra) mais aussi une fragilité cutanée d’origine génétique.
- Toute lésion pustuleuse ou vésiculeuse doit également faire rechercher une étiologie infectieuse de transmission fœto-maternelle.
3.3.2 Angiomes
Certains angiomes immatures peuvent mettre en jeu le pronostic vital de l’enfant par leur développement rapide avec hypovolémie et insuffisance cardiaque secondaire et/ou leur topographie (laryngée). 3.3.3 Syndrome de Kawasaki
Observé chez l’enfant jeune autour de 3 ans. Doit être systématiquement évoqué devant tout exanthème fébrile inexpliqué et évoluant depuis 5 jours, résistant aux antipyrétiques. Nécessite un avis spécialisé pour mise en route urgente de gammaglobulines humaines en même temps que la recherche de microanévrysmes à l’échographie cardiaque. |