Site FMPMC
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 

Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 26 - Urologie

 

26.7 - Incontinence

 

  1. La continence est assurée par un équilibre entre capacité fonctionnelle du réservoir vésical (capacité, compliance, absence d’onde de contraction désinhibée) et celle d’un système sphinctérien capable de rester fermé au repos et de s’ouvrir à la miction de façon synchrone précédent la contraction vésicale.
  2. La classification clinique de l’incontinence comprend l’incontinence urinaire d’effort, l’incontinence urinaire par impériosité et l’incontinence urinaire mixte (effort et impénosité).
  3. Le premier bilan d’une incontinence est clinique. Il comprend l’interrogatoire à la recherche des circonstances des fuites, l’interrogatoire mictionnel complété par un catalogue mictionnel et un examen clinique.
  4. En dehors d’un contexte neurologique l’incontinence urinaire masculine est essentiellement liée aux séquelles de la chirurgie prostatique qu’il s’agisse de l’adénomectomie (0,5 à 1 % des patients opérés) ou de la prostatectomie radicale (5 à 10 % des patients opérés).
  5. En dehors d’un contexte neurologique l’incontinence urinaire féminine est favorisée par les grossesses, la ménopause et l’altération de la qualité des tissus, le surpoids et des facteurs locaux personnels rares (traumatisme du bassin, séquelles chirurgicales, irradiation, etc).
  6. Dans les deux sexes les pathologies encéphaliques ou médullaires peuvent être causes de troubles mictionnels parmi lesquels l’incontinence est un des symptômes possible.
  7. Classiquement en cas de vessie centrale l’incontinence est une incontinence liée à des contractions non inhibées du réservoir vésical. En cas de vessie périphérique, hypo-active, il s’agit généralement d’une incontinence par regorgement.
  8. En cas d’échec de la rééducation l’incontinence urinaire d’effort féminine peut être traitée chirurgicalement. Le principe général des traitements est de suppléer la fonction défaillante du support uréthro-cervico-vésical. et/ou de la fonction sphinctérienne.
  9. En cas d’incontinence par impériosité pure sans incontinence d’effort des traitements médicamenteux de la classe des anti-cholinergiques ou parasympatholytiques doivent être prescrits sous couvert d’une surveillance du résidu post-mictionnel et de la bonne vidange vésicale.
  10. L’innervation du système vésico-sphinctérien est de façon prédominante assurée par le système nerveux autonome.
  11. Le système sympathique assure la fermeture du col vésical et le tonus uréthral (récepteur alpha-adrénergique). Le système parasympatholytique assure la contraction du détrusor pendant la phase mictionnelle.

De façon générale les thérapeutiques lytiques sont les plus efficaces sur le système nerveux autonome et en particulier sur le système vésico-sphinctérien.

     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 
26.1 - Cancer du rein
26.2 - Cancer du testicule
26.3 - Adénome et cancer de la prostate
26.4 - Lithiase urinaire
26.5 - Tumeur de la vessie
26.6 - Infections de l’appareil urinaire
26.7 - Incontinence