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Table des matières Avertissement aux lecteurs 1 - Anesthésie 2 - Cardiologie 3 - Dermatologie 4 - Diabétologie 5 - Douleur 6 - Endocrinologie 7 - Gériatrie 8 - Gynécologie 9 - Hématologie 10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie) 11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine) 12 - Maladies infectieuses et tropicales 13 - Maladies parasitaires et fongiques 14 - Néphrologie 15 - Neurologie 16 - Obstétrique 17 - Ophtalmologie 18 - Orthopédie 19 - ORL et chirurgie de la face et du cou 20 - Pédiatrie 21 - Pharmacologie 22 - Pneumologie 23 - Psychiatrie 24 - Réanimation 25 - Rhumatologie 26 - Urologie
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traduction HTML V2.7 V. Morice
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Chapitre 26 - Urologie | | |
26.4 - Lithiase urinaire
- La lithogénèse s’explique par un phénomène de sursaturation dans les urines.
- Les principaux composants chimiques des calculs urinaires sont : calcium, oxalate, carbonate, phosphate, phospho-ammoniaco-magnésien (PAM), urate, cystine. Les calculs médicamenteux sont devenus exceptionnels (Glafénine par exemple).
- Un bilan métabolique s’impose dès le premier calcul : dans le sang doser créatinine, calcium, (phosphore, acide urique, réserve alcaline,) protéines, urée ; dans les urines de 24 heures doser calcium, (phosphore, acide urique,) urée, densité, (pH sur urines du matin). L’analyse des calculs éliminés en spectrophotométrie à infrarouge est indispensable.
- Le bilan métabolique est anormal dans moins de 5 % des cas.
- Les calculs d’acide urique sont radiotransparents mais échogènes et visibles au scanner. Ils se dissolvent à pH urinaire alcalin ( 7-7.5) (eau de Vichy).
- Les calculs de cystine sont peu opaques et se dissolvent à pH urinaire alcalin, moins bien que l’acide urique. Cette maladie héréditaire, dans sa forme monozygote, peut imposer un traitement médical (D-pénicillamine par exemple).
- Les calculs PAM sont liés à une infection à germes uréasiques (Protéus mirabilis).
- Les calculs coralliformes sont souvent PAM et évoluent de façon insidieuse.
- Les calculs entretiennent l’infection urinaire comme tout corps étranger.
- Une anomalie des cavités urinaires peut favoriser la formation de calculs (rein en fer à cheval, anomalie de la jonction pyélourétérale).
- Le bilan (en dehors du métabolisme) impose une urographie intraveineuse (l’ASP est inclus), éventuellement une Èchographie (tous les calculs ont le même aspect échographique) des tomographies, un ECBU avec éventuel antibiogramme.
- Le meilleur traitement de la colique néphrétique est un AINS à demi-vie courte (Profénid, Indocid) associé à une restriction hydrique dans un premier temps.
- Une colique néphrétique fébrile est une urgence thérapeutique, imposant un drainage par montée de sonde urétérale ou néphrostomie, associé à une antibiothérapie à l’aveugle après prélèvements bactériologiques.
- La chirurgie à ciel ouvert est rare : 1 %.
- L’endoscopie rétrograde permet de traiter les calculs de vessie et de l’uretère pelvien.
- La néphrolithotomie percutanée (NLPC) traite les calculs volumineux (> 20 mm) du rein et de l’uretère initial.
- La lithotripsie extracorporelle (LEC) repère les calculs par radio ou échographie. Elle traite les calculs du rein (< 20 mm) avec éventuel drainage préalable par sonde interne (double J) et les calculs de l’uretère. Les troubles de l’hémostase non corrigés, la grossesse sont les principales contre-indications ; les urines doivent être stériles et la voie urinaire en aval libre.
- La boisson (> 2 litres par 24 heures) est le meilleur traitement préventif des récidives. En dehors de troubles métaboliques spécifiques, il est conseillé de réduire les apports protéiques, sodés, mais = 800 mg de calcium/24h (calcul oxalo-calcique > 80 % des cas).
- Une surveillance annuelle (ASP,± échographie, et/ou ECBU) s’impose après tout traitement lithiasique.
- Un calcul vésical doit faire rechercher un obstacle uréthro-cervico-prostatique.
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