Site FMPMC
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 

Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 25 - Rhumatologie [2]

 

 

Réflexe n°13
Le bilan phosphocalcique « minimum » nécessaire pour l’exploration de première intention d’une pathologie osseuse ou métabolique comporte : calcémie, phosphorémie, phosphatases alcalines, créatininémie et calciurie des 24 heures. Dans certaines situations, il peut être utile de répéter ces dosages sur plusieurs jours à court terme, la calcémie normale est comprise entre 2,25 et 2,60 mmol/litre, la phosphorémie normale est comprise entre 0,9 et 1,2 mmol/litre, la calciurie normale est inférieure à 0,1 mmol/kg/24 heures. Les examens de seconde intention (marqueurs bio-chimiques du remodelage, dosages hormonaux...) ne sont utiles qu’en fonction des données de ce bilan minimum et du contexte clinique.
Réflexe n°14
Devant une déminéralisation squelettique plus ou moins fracture, il est important d’envisager quatre grands diagnostics : ostéoporose, ostéomalacie, ostéolyse myélomateuse et ostéolyse métastatique. Les examens complémentaires nécessaires en première intention sont donc le bilan phosphocalcique minimum, la vitesse de sédimentation et l’électrophorèse des protides et des clichés standard du bassin, du rachis lombaire et dorsal et du crâne.
Réflexe n°15
La prévention de l’ostéoporose doit être envisagée chez toute femme ménopausée. Il n’est pas utile d’avoir recours à une densitométrie osseuse si la femme accepte d’emblée un traitement hormonal substitutif.
Réflexe n°16
L’hypercalcémie est diagnostiquée sur un chiffre de calcémie total supérieur à 2,63 mmol/litre. Toute hypercalcémie symptomatique (deshydratation, syndrome confusionnel, troubles digestifs...) impose une hospitalisation pour prise en charge diagnostique et thérapeutique. Les hypercalcémies sont dans plus de 90 % des cas dues à une ostéolyse maligne ou à une hyperparathyroïdie primitive.
Réflexe n°17
Toute douleur articulaire aiguë, en particulier aux membres inférieurs, doit faire rechercher, outre une arthropathie, une pathologie osseuse juxta-articulaire (fissure, ostéonécrose, algodystrophie) ou une pathologie micro-cristalline péri-articulaire (calcification tendineuse ou des parties molles).
Réflexe n°18
Il existe cinq grandes urgences diagnostiques et thérapeutiques en rhumatologie :
  • Arthrites aiguës fébriles avec l’arrière-pensée d’une arthrite septique
  • Polyarthrite ou connectivite fébrile devant faire rechercher une complication infectieuse ou une poussée de la maladie générale
  • Radiculalgie déficitaire (paralysante ou syndrome de la queue de cheval)
  • Hypercalcémie symptomatique
  • Maladie de Horton évolutive, en particulier avec la présence de signes oculaires.
Réflexe thérapeutique n°1
Il ne faut pas se précipiter sur les antibiotiques si l’on suspecte une arthrite septique ou une spondylodicite en dehors de l’urgence imposée par un choc septique. Dans tous les autres cas, il faut prendre le temps d’identifier le germe par des prélèvements bactériologiques (ponction articulaire, ponction biopsie disco-vertébrale, biopsie synoviale, hémoculture, prélèvement de portes d’entrée).
Réflexe thérapeutique n°2
Toute prescription d’anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) doit faire penser à l’estomac. Il est indispensable de rechercher des antécédents digestifs hauts, notamment un ulcère gastro-duodénal, d’avertir le patient du risque digestif, de lui dire d’interrompre le traitement en cas de douleurs épigastriques persistantes aux pansements gastriques, de dire au patient que tout vomissement sanglant ou tout mælena impose une consultation urgente, de prescrire un traitement préventif chez les patients à risque élevé.
Réflexe thérapeutique n°3
Les traitements cortisoniques au long cours utilisés en rhumatologie exposent à un risque infectieux accru (penser aux infections opportunistes, aux parasitoses en particulier) et à l’ostéoporose cortisonique (une ostéodensitimétrie est nécessaire chez tout patient commençant une corticothérapie au long cours). Une supplémentation vitamino-calcique doit être envisagée chez ces patients.
Réflexe thérapeutique n°4
La douleur étant un symptôme très fréquent en pathologie rhumatologique, l’utilisation des antalgiques doit être bien connue. Elle doit toujours être adaptée à la douleur en fonction de l’échelle des antalgiques de l’OMS. Il faut savoir recourir aux antalgiques majeurs, c’est-à-dire de niveau 3, non seulement en cas de douleurs d’origine néoplasique, mais aussi en cas de douleurs aiguës par exemple d’une arthrite septique, d’une spondylodiscite ou d’une radiculalgie.
Réflexe thérapeutique n°5
La plupart des traitements utilisés en rhumatologie ont une toxicité hépatique. Il est donc nécessaire d’y penser et de surveiller périodiquement les transaminases pour les traitements prolongés. La surveillance spécifique de la toxicité rénale, pulmonaire ou autre des traitements doit être aussi mise en œuvre.
Réflexe thérapeutique n°6
La réalisation d’une infiltration pose un minimum de mesures d’asepsie comportant la désinfection des mains du médecin et de la peau du malade et des précautions lors de la manipulation du flacon ou de la seringue contenant le produit à infiltrer et de l’aiguille servant pour l’infiltration. L’utilisation de gants et de champs stériles peut se discuter.

     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable