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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 24 - Réanimation

 

 

24.6 Signes et traitement d’une hyperkaliémie

  • L’existence d’une kaliémie supérieure à 5,5 meq/l est une urgence vitale nécessitant un traitement immédiat. En effet, l’arrêt cardiaque peut survenir à tout moment par fibrillation ventriculaire ou bloc auriculo-ventriculaire complet.
  • Electriquement, il existe de grandes ondes T pointues et symétriques, un élargissement des complexes QRS, des troubles de la conduction voire une fibrillation ventriculaire.
  • Le traitement en urgence associe : l’administration intraveineuse par voie périphérique de 500 ml de bicarbonate à 14 %, l’administration intraveineuse par voie centrale de 500 ml de glucosé à 30 % avec 15 unités d’Insuline ordinaire dans le flacon et l’administration de kayexalate en lavement ou par voie gastrique à la dose de 50 à 100 g.
  • L’administration de gluconate de calcium par voie intraveineuse est un traitement adjuvant qui limite la potentialisation entre hypocalcémie et hyperkaliémie.

24.7 Le diagnostic de choc septique se fait cliniquement sur les éléments suivants

  • Existence d’une hypotension artérielle définie par une pression systolique inférieure à 90 mmHg associée à un élargissement de la différentielle.
  • Pouls bien perçu avec hérétisme cardio-vasculaire et tachycardie supérieure à 100/min.
  • Absence de vasoconstriction des extrémités qui restent chaudes et bien perfusées.
  • Température centrale supérieure à 38°C ou inférieure à 36,5°C avec frissons.
  • Troubles psychiques à type de confusion mentale et agitation.

24.8 Le diagnostic de dissection aortique peut être évoqué uniquement sur les signes suivants

  • Douleur thoracique constrictive, atroce, de localisation et d’irradiation postérieure pouvant migrer de bas en haut.
  • Electrocardiogramme normal montrant une simple tachycardie.
  • Douleur résistante à la trinitine et ne cédant qu’à l’administration de morphiniques.
  • Il peut exister des signes de choc hémorragique.
  • On recherchera systématiquement l’abolition d’un des pouls, une différence tensionnelle aux 2 membres supérieurs et un souffle diastolique d’insuffisance aortique.

24.9 Une embolie pulmonaire grave doit être suspectée devant les signes cliniques suivants

  • Point de coté douloureux et brutal majoré par l’inspiration et de localisation thoracique.
  • Polypnée supérieure à 25/min. et tachycardie supérieure à 100/min.
  • Hypotension artérielle systolique avec turgescence des veines jugulaires et hépatomégalie douloureuse.
  • Troubles de la conscience à type d’agitation et de ralentissement psychomoteur.
  • Dyspnée majeure obligeant le patient à se maintenir en position assise.

24.10 Le diagnostic de méningite aiguë se fait sur les éléments suivants

  • Cliniquement, le syndrome méningé associe céphalées diffuses en casque, très vives, continues avec recrudescence paroxystique, associées à une photophobie et de l’insomnie. La fièvre est constante et associée fréquemment à des frissons. L’examen clinique doit rechercher des signes méningés : raideur de la nuque, signe de Kernig (la tentative de flexion de la tête entraîne une flexion des jambes et des cuisses) et le signe de Bruzinski (la flexion des cuisses jambe tendue entraîne la flexion de la nuque).
  • Il existe fréquemment des troubles de la conscience et parfois des signes de localisation neurologique.
  • La ponction lombaire est systématique mais en aucun cas ne doit retarder l’administration d’antibiotiques et montre : en cas de méningite bactérienne une hypoglycorachie (la glycorachie doit être inférieure à 50 % de la glycémie prélevée au même moment), une hyperprotéinorachie avec un taux de protides dans le LCR supérieur à 0,60 g/l et la présence de nombreuses cellules à type de polynucléaires plus ou moins altérés. En cas de méningite virale, la glycorachie est normale, il existe une hyperprotéinorachie et la population cellulaire retrouvée est à prédominance lymphocytaire.
  • L’existence d’un syndrome méningé associé à des troubles de la conscience et à un purpura cutané doit faire évoquer la possibilité d’un purpura fulmians à méningocoque et faire prescrire immédiatement avant le transfert à l’hôpital ou la réalisation de tout examen complémentaire, une injection d’amoxicilline ou de cefotaxime.

24.11 Tentative de suicide par ingestion de toxiques

  • L’existence d’un coma après ingestion de toxique nécessite la mise en position latérale de sécurité et l’intubation à partir d’un score de glasgow de 10.
    On doit tenter d’identifier le toxique :
    • par l’interrogatoire du patient ou de son entourage
    • par la recherche d’emballages vides
    • par des dosages sanguins orientés par la clinique.
  • L’existence de convulsions après ingestion de toxique impose la ventilation assistée et l’injection de Clonazepam.
  • L’existence d’un collapsus cardio-vasculaire après ingestion de toxique impose la pratique d’un ECG, la mise en place d’une perfusion pour prescrire éventuellement remplissage et ou médicaments vasoactifs et inotropes.
  • L’existence de troubles de la conduction intraventriculaires après ingestion de toxique évoque une intoxication par les anti-arythmiques, les antidépresseurs tricycliques, la chloroquine ou les quinidiniques. Le traitement consiste en la perfusion de 150 à 250 ml de lactate ou de bicarbonate de sodium molaire.
  • Le plus rapidement possible, il faut pratiquer une évacuation gastrique par lavage gastrique. Celui-ci est contre-indiqué lorsque le malade n’est pas intubé et a des troubles de la conscience.

24.12 Asphyxie aiguë par inhalation de débris alimentaires

  • Devant une asphyxie aiguë par corps étrangers intrapharyngée ou trachéal haut, il convient de pratiquer une manœuvre de Heimlich.
  • L’opérateur debout, se place derrière le sujet asphyxique et exerce à l’aide de ces mains jointes une suite de violentes pressions dans la région épigastrique.

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24.1 - L’arrêt cardiorespiratoire
24.2 - Asthme aigu grave au cours dâ???â???
24.3 - Traitement de lâ???
24.4 - Le choc hémorragique
24.5 - Le score de glasgow
24.6 - Signes et traitement d’une hyperkaliémie
24.7 - Le diagnostic de choc septique
24.8 - Le diagnostic de dissection aortique
24.9 - Embolie pulmonaire grave
24.10 - Le diagnostic de méningite aiguë
24.11 - Tentative de suicide par ingestion de toxiques
24.12 - Asphyxie aiguë par inhalation de débris alimentaires