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Table des matières Avertissement aux lecteurs 1 - Anesthésie 2 - Cardiologie 3 - Dermatologie 4 - Diabétologie 5 - Douleur 6 - Endocrinologie 7 - Gériatrie 8 - Gynécologie 9 - Hématologie 10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie) 11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine) 12 - Maladies infectieuses et tropicales 13 - Maladies parasitaires et fongiques 14 - Néphrologie 15 - Neurologie 16 - Obstétrique 17 - Ophtalmologie 18 - Orthopédie 19 - ORL et chirurgie de la face et du cou 20 - Pédiatrie 21 - Pharmacologie 22 - Pneumologie 23 - Psychiatrie 24 - Réanimation 25 - Rhumatologie 26 - Urologie
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traduction HTML V2.7 V. Morice
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Chapitre 20 - Pédiatrie [3] | | |
Pathologies ORL courantesPathologies très fréquentes de 3 mois à 3 ans, origine virale le plus souvent ± surinfection bactérienne (hæmophilus influenzae, pneumocoque, streptocoque A++), porte d’entrée des méningites bactériennes++- rhinopharyngite : ⇒ désinfection rhinopharyngée (DRP) au sérum physiologique
- angine :
- < 3 ans : H Influenza ⇒ amoxicilline + ac clavulanique : 50 mg/kg/j × 7j
- > 3 ans : virale ou strepto A ⇒ penicilline G 100 000 U/kg/j × 10j ou CIG × 5j
- laryngite sous glottique ou striduleuse : origine virale exclusivement
- diagnostic : dyspnée laryngée, voix rauque, toux aboyante, fièvre peu élevée + EG conservé
- traitement : corticothérapie générale (CELESTENE per os ou SOLUDECADRON IM), humidification de l’air
- épiglottite : risques d’asphyxie, d’arrêt cardiaque, de méningite ⇒ urgence ++
- clinique : dyspnée inspiratoire ou aux deux temps, voix éteinte, hypersialorhée, dysphagie, refus du décubitus, fièvre importante + altération de l’EG (septique)
- CAT : ne pas regarder la gorge, appel SAMU, laisser l’enfant assis en attendant leur arrivée
- otite : otite congestive = origine virale / otite purulente = origine bactérienne ⇒ ATB
- < 3 mois : pyocyanique ou enterobacter ⇒ hospitalisation pour traitement IV
- 3 mois à 5 ans : amoxicilline + ac clavulanique 80 mg/kg/j ou CIG si suspicion de pneumo de sensibilité diminuée à la péniciline
- paracenthèse si tympan bombant, hyperalgique, non réponse aux ATB ou < 3 mois
- sinusite : pneumatisation des sinus frontaux à 10 A / sinus maxillaires à 5 A
- éthmoïdite : sinusite du nourrisson
- diagnostic : rhinite purulente + œdème de l’angle interne de la paupière supérieure unilatérale
- CAT : hospitalisation pour bilan Rx et ATB par voie IV
- inhalation d’un corps étranger : très fréquent < 3 A, passe inaperçu ++
- syndrome de pénétration (accès brutal de suffocation ± cyanose, apnée..) ou image pulmonaire localisée persistante (pneumopathie, emphysème, abcés)
- CAT : fibroscopie bronchique confirme le diagnostic et permet l’extraction du CE
BronchioliteBronchopneumopathie aiguë dyspnéisante par atteinte bronchiolaire ou bronchioalvéolaire chez un enfant de moins de 2 ans, d’origine virale (VRS dans 80 % des cas) ⇒ épidémie automno-hivernale, contamination directe manuportée- clinique : débute par une rhinopharyngite, toux sèche puis productive, polypnée régulière puis irrégulière, pauses respiratoires, sifflements expiratoires, fièvre modérée, freinage expiratoire, sibilants, ↓ MV ± crépitants
- signes de gravité : polypnée > 60/min, saturation en air ambiant < 94 %, signes de lutte importants ou signes d’épuisement, cyanose, signes d’hypercapnie, troubles hémodynamiques, intolérance digestive totale ⇒ hospitalisation
- population à risque : âge < 3 mois (risques de mort subite), ATCD prématurité, ATCD respiratoires (dysplasie bronchopulmonaire, réanimation), mucoviscidose, cardiopathie congénitale, déficit immunitaire ⇒ hospitalisation
- indications d’hospitalisation : S de gravité, pop à risque, surv au domicile insuffisante
- traitement à domicile : DRP × 6/j + kiné respiratoire, VENTOLINE sirop (0.2 à 0.3 mg/kg/j)
ou par chambre d’inhalation (2 bouffées × 3/j), antibiothérapie si surinfection bactérienne - diagnostic différentiel : insuf cardiaque (hépatomégalie, œdèmes, tachycardie, ± souffle). Eviction des collectivités
- bronchiolites à répétition : > 3 épisodes/an ou > 2 épisodes en 2 mois
⇒ avis spécialisé Douleurs abdominales aiguësPathologie fréquente, non spécifique- causes chirurgicales ⇒ hospitalisation en urgence
- appendicite aiguë : diagnostic difficile < 3 A
Invagination intestinale aiguë (IIA) : 6 à 18 mois, crises : douleur + paleur paroxystiques, rectorragies ± boudin palpé hernie étranglée ⇒ palpation des orifices herniaires++ torsion d’une tumeur de l’ovaire / torsion de testicules - causes médicales ⇒ fièvre ?
- infectieuses
- gastro-entérite, hépatite virale, infections ORL ou pulmonaire, adénolymphite mésentérique (Dg différentiel de l’appendicite++)
infection urinaire ⇒ BU++ - sans fièvre
- parasitoses (oxyures ++) : prurit nocturne, inspection de l’anus
ttt : fluvermal ; 1 mesure à renouveler à J15 + hygiène familiale - BU : SHU, Sd néphrotique, acido-cétose diabétique ⇒ hospitalisation
- purpura rhumatoide ⇒ rechercher une IIA ⇒ avis spécialisé
Douleurs abdominales chroniquesEliminer une constipation Penser au saturnisme (plombémie en cas de domicile vétuste) Une origine psychogène est fréquente mais reste un Dg d’élimination ⇒ avis spécialiséProtéinurieLa protéinurie pathologique est = 1 g/24h (ou > 50 mg/kg/24h). Détection par bandelette urinaire (ALBUSTIX*) mais il existe des faux positifs (urines alcalines, détergents, bactériurie). Le diagnostic est confirmé par le dosage pondéral de la protéinurie des 24 heures. Le syndrome néphrotique se définit par l’association :- protéinurie > 1 g/24h
- hypoprotidémie < 50 g/l + hypoalbuminémie < 25 g/l
- œdèmes ou prise de poids excessive
CAT : rechercher un Sd œdémateux (œdème palpébral++) prise de poids récente, HTA faire un bilan sg (iono, urée, créat, protidémie, albuminémie) et urinaire (protéinurie ± ECBU). Protéinurie asymptomatique (bilan clinique et bio normal) : 10 % des adolescents. Protéinurie orthostatique (disparait en décubitus) ou protéinurie intermittente (post exercice, lors d’une fièvre...) ⇒ surv simple Sd néphrotique ⇒ hospitalisation Protéinurie symptomatique (anomalies clinques et/ou biologiques) ⇒ avis spécialiséPurpura⇒ infectieux et/ou thrombopénique ?- purpura fébrile
- urgence++ (purpura fulminans) ⇒ appel du SAMU pour hospitalisation en réanimation
- purpura non fébrile
- ⇒ dosage des plaquettes
- purpura non thrombopénique
purpura rhumatoïde : + douleurs articulaires ⇒ repos simple si pas de douleurs abdo ⇒ hospitalisation si douleurs abdo ⇒ surveillance BU à distance. - purpura thrombopénique
⇒ hospitalisation si plaquettes < 100 000/mm3, S cliniques ou NF anormale ⇒ surveillance si plaq > 100 000/mm3 et asymptomatique. - (origine virale ⇒ vérifier la normalisation spontanée, sinon, avis spécialisé).
Méningites bactériennes du nourrisson- clinique
- tableau non spécifique jusqu’à 2 ans ++
- < 2 mois : infection maternofœtale tardive
⇒ hospitalisation systématique de tout nourrisson fébrile pour bilan infectieux complet - < 2 ans :
- fièvre souvent élevée, mal tolérée, résistante aux antipyrétiques
- hypotonie globale ++, troubles du comportement (apathie, anorexie..)
- fontanelle tendue en dehors des pleurs ++, hypotonie de la nuque
- convulsions
- vomissements fébriles
- > 2 ans : syndrome méningé plus franc
- diagnostic différentiel
- gastro-entérite fébrile
- signe de gravité
- purpura ⇒ appel du SAMU pour hospitalisation en REA
- CAT
- hospitalisation en urgence en cas de suspicion
- prophylaxie
- vaccins :
- méningo A et C dans les zones d’endémie
- H Influenzae associé au tétracoq
- pneumocoque chez les enfants à risque (+ PENI 50 à 100 000U/kg/j)
- HInfluenzae : Rifampicine (RIFADINE*) : 20 mg/kg/j × 4j
pour les enfants < 6 ans au contact de l’enfant - méningocoque : Rifampicine (RIFADINE*) : 5 à 20 mg/kg/j × 2j
ou spiramycine (ROVAMYCINE*) : 75 000U/kg/j × 5j pour les enfants et sujets au contact de l’enfant les 10 jours précédents + déclaration obligatoire pour mesures d’éviction si nécessaire.
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