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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 20 - Pédiatrie [2]

 

 

Calendrier des vaccinations
BCG (obligatoire) : avant l’entrée dans une collectivité (crèche, nourrice, école maternelle, école primaire). Dès la naissance en cas de risque de contage familial. Risque de BCGite en cas de déficit de l’immunité cellulaire. Surveillance annuelle des réactions tuberculiniques. Si négativation : revaccination.
Vaccin combiné anti-diphtérie, tétanos, poliomyélite (obligatoires), coqueluche, hæmophilus influenza B (non-obligatoires) : à 2-3-4 mois (primo-vaccination), rappel à 18 mois. Puis tous les 5 ans jusqu’à la fin de la scolarité (pour DTP), puis tous les 10 ans. Le vaccin anticoquelucheux acellulaire est recommandé à 6 ou 11-13 ans. Il est déconseillé d’utiliser le vaccin anti-poliomyélite vivant atténué lors de la primo-vaccination car un certain nombre de déficits immunitaires sont à révélation différée.
Vaccin anti-rougeole, rubéole, oreillons (non-obligatoires) à 1 an. Un rappel à 11-12 ans est souhaitable.
Déshydratation aiguë du nourrisson
Toujours potentiellement grave, du fait de la possible survenue rapide d’un collapsus. Le traitement doit prévenir, ou corriger rapidement ce dernier afin d’assurer une bonne perfusion rénale.
Les causes principales en sont la diarrhée et les vomissements, souvent associés.
Signes cliniques
  • déshydratation extra-cellulaire : persistance du pli cutané sur la paroi antérieure de l’abdomen, yeux enfoncés dans les orbites, dépression de la fontanelle antérieure, tendance au collapsus,
  • déshydratation cellulaire : soif intense, sécheresse des muqueuses, troubles de la conscience, fièvre d’origine centrale.
  • Le plus souvent la déshydratation est globale : extra-cellulaire et cellulaire.
Les degrés de gravité
L’importance de la perte de poids est l’élément majeur d’appréciation.

On distingue schématiquement :
  • ormes bénignes : perte de poids ≤ 5 % ; peu de signes cliniques en dehors de la soif,
  • formes modérées : perte de poids entre 5 et 10 % ; pli cutané évident,
  • formes sévères : perte de poids de 10 à 15 % ou plus ; collapsus, troubles de la conscience.

Le bilan biologique est inutile dans les formes bénignes et modérées. Dans les formes avec perte de poids > 10 %, le bilan sera fait en milieu hospitalier ainsi que le traitement.
Le traitement
des déshydratations avec perte de poids ≤ 10 % se fait par voie orale (quand l’enfant vomit, une perfusion est indiquée même si la perte de poids est modérée).
Les solutés utilisés contiennent de l’eau, du sodium, du potassium, du glucose ou du saccharose (voir diarrhées aiguës). Ils doivent être donnés par petites quantités tous les 1/4 d’heure, selon les besoins de l’enfant.

La déshydratation menace tout nourrisson malade, même sans troubles digestifs.
Tout nourrisson malade doit être pesé plusieurs fois par jour, et recevoir un apport liquidien et énergétique adapté.
Diarrées aiguës du nourrisson
Sous nos climats, si traitées tôt, elles sont en règle bénignes.
Physiopathologie
Elles sont le plus souvent liées à une infection entérale. Dans 80 % des cas un virus est en cause et principalement le rotavirus. Les diarrhées à rotavirus, hivernales, sont souvent accompagnées de vomissements (gastro-entérites), une intolérance au lactose transitoire complique souvent la réalimentation.
Les diarrhées bactériennes sont fébriles et peuvent se compliquer de décharges bactériémiques : salmonelle, shigelle, colibacilles, etc...
Certaines diarrhées du nourrisson sont secondaires à une otite ou à une infection urinaire, ou à une erreur diététique (lait reconstitué avec trop de poudre).
Conduite à tenir
Rechercher une déshydratation, une dénutrition, l’existence d’une fièvre, de vomissements, d’une otite, d’une infection urinaire (bandelette).
La coproculture n’est pas systématique puisque le plus souvent la diarrhée est d’origine virale.
Traitement
Arrêter l’alimentation habituelle de l’enfant, sauf s’il est au sein.
Si la perte de poids est ≥ 10 % ou si l’enfant vomit, perfusion (hospitalisation).
Si la perte de poids est < 10 %, ou même si signes de déshydratation non évidents, si l’enfant boit bien : réhydratation per os ad libitum, avec un soluté reconstitué, on donne au total 100 à 200 ml/kg/j, en fractionnant les prises. Après 12-24 heures de réhydratation per os : réalimentation progressive, afin d’éviter toute dénutrition.
Chez l’enfant de moins de 3 mois : lait sans protéine de lait de vache [risque d’intolérance aux protéines du lait de vache (IPLV)].
Chez le nourrisson de plus de 3 mois : lait sans lactose associé à un régime anti-diarrhéique variable selon l’âge. Retour à une alimentation normale 5 à 10 jours plus tard. Après 3 mois, le risque d’IPLV est faible.
Lorsqu’un germe invasif est isolé ou suspecté (selles glairo-sanglantes et purulentes, état infectieux sévère) un traitement antibiotique est justifié pour éviter les bactériémies.
Convulsions hyperthermiques bénignes (niveau A)
4 % des enfants de moins de 5 ans font au moins une convulsion hyperthermique. Le plus souvent, elles sont bénignes. Elles se voient entre 6 mois et 5 ans, le plus souvent vers 9-20 mois. Fièvre > 39° dans 75 % des cas.
Le cerveau n’est pas atteint par l’agent responsable de la fièvre (virus, bactérie).
Définition de la convulsion hyperthermique bénigne : survenue > 1 an, crise non focalisée, durée < 15 minutes, absence de signe neurologique post-critique, EEG normal à distance de la crise (1 mois plus tard).
Evolution : risque de récidive, surtout si 1ère crise < 1 an : 1/3 des cas font une 2ème convulsion hyperthermique.
RISQUE MAJEUR : ETAT DE MAL, souvent inaugural (lors de la 1ère crise).
Traitement de la convulsion
Le plus souvent, la crise est terminée lorsque le médecin arrive...
Si l’enfant convulse encore à son arrivée :
  • VALIUM INTRA-RECTAL : 0.5 mg/kg en 1 fois (10 mg maximum par injection),
    le plus souvent, une injection arrête la crise en quelques minutes, sinon faire une 2ème dose identique (maximum : 2 mg/kg/24h). Ce traitement est applicable EN URGENCE à tout enfant qui convulse, avec ou sans fièvre.
    [Antidote du Valium : ANEXATE, 10 μg/kg en IVL (+ 10 μg/kg en perfusion sur 12h)]
  • Puis VALIUM Gouttes (3 gouttes = 1 mg), 0.5 mg/kg/j en 4 à 6 fois.
Traitement de la fièvre
  • ASPIRINE : 60 mg/kg/j, en 6 prises, per os,
  • OU PARACETAMOL : 60 mg/kg/j, en 4 prises, per os,
  • OU ASPEGIC IVL : 25 mg/kg en 1 fois (Maximum 100 mg/kg/j)
Prévention
  • Surveillance et TRAITEMENT de TOUTE FIEVRE du nourrisson et du petit enfant.
  • Prophylaxie après une 1ère crise hyperthermique : 2/3 des cas ne font qu’une crise.
    • Traitement au coup par coup par Valium IR,
    • Prophylaxie discontinue par Valium gouttes en cas de fièvre (mais c’est souvent la convulsion qui révèle la fièvre...).

APPRENDRE AUX PARENTS LA TECHNIQUE DU VALIUM INTRA-RECTAL.
Développement psychomoteur normal
âge motricité adaptation fine langage socialisation
0 à 3 mois   suivi du regard   sourire-réponse
3 à 6 mois se retourne intérêt pour objets gazouillis rires
6 à 9 mois tenue assise porte objets à bouche, manipule d’une main à l’autre disyllabique peur de l’étranger
9 à 12 mois debout avec appui pince pouce-doigt puis pouce-index désigne papa, maman joue à la balle, permanence de l’objet
12 à 18 mois marche boit au verre seul, mange à la cuillère mots séparés, associe 2 mots  
18 mois à 2 ans monte un escalier marche par marche tour de 2 cubes phrases simples, montre une partie de son corps aide aux travaux simples
2 à 3 ans saute sur place tour de 4 à 8 cubes, tient un crayon fait des phrases, utilisation du je aide à habillage/déshabillage


3 à 6 ans :
  • autonomie ++
  • graphisme
    3 ans O 5 ansImage graphique22.trsp.gif
    4 ans o 6 ans ?

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