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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 14 - Néphrologie

 

 

14.12 Rein et grossesse

  1. Il existe au cours de la grossesse normale une dilatation des voies excrétrices (calices, uretères) qui prédomine à droite. Elle a deux conséquences cliniques : fréquence de l’infection urinaire et interprétation délicate de toute imagerie de la voie excrétrice pendant la grossesse et dans les trois mois qui suivent.
  2. Il existe au cours de la grossesse une augmentation de 30 à 50 % du débit de filtration glomérulaire. Cette augmentation est observée dès la quatrième semaine. Elle est maximale au cours du second trimestre et diminue de 15 à 20 % au-delà. La créatininémie baisse autour de 50 μmol/l et l’uricémie au dessous de 300 μmol/l. L’hyperuricémie est un signe de souffrance placentaire.
  3. La prise de poids est de 10 à 12 kg au cours d’une première grossesse. La présence d’œdèmes en l’absence de protéinurie et d’hypertension ne justifie pas l’emploi de diurétiques, ni le régime peu salé. Le repos allongé en décubitus latéral gauche facilite l’élimination de l’eau et du sel.
  4. La pression artérielle s’abaisse au cours de la grossesse (cf. supra).
  5. Chez une femme atteinte d’une maladie rénale chronique deux éléments augurent mal d’une éventuelle grossesse : une HTA sévère ou difficilement contrôlée, une créatininémie supérieure à 150 μmol/l.
  6. L’existence d’une hypertension au cours de la grossesse correspond à trois situations nosologiques distinctes : la prééclampsie, l’hypertension gravidique, l’hypertension chronique.
    • La prééclampsie menace la grossesse des femmes
      • ayant des antécédents personnels de prééclampsie ou de retard de croissance intra-utérin,
      • ou dont la mère a souffert d’hypertension gravidique,
      • ou qui ont présenté une mesure anormale au doppler des artères utérines entre 22 et 24 semaines d’aménorrhée,
      • ou ayant une hypertension artérielle, une néphropathie chronique, les transplantées rénales ou les femmes souffrant d’un syndrome des antiphospholipides,

      mais la plupart des grossesses compliquées de prééclampsie surviennent chez des primipares à faible risque d’où l’importance au cours de toute grossesse de la recherche de la protéinurie et de la surveillance de la pression artérielle.
    • Sont à risque d’hypertension artérielle gravidique les femmes à risque vasculaire élevé : antécédents familiaux d’hypertension artérielle, de diabète, de maladie coronarienne, antécédents personnels d’hypertension artérielle sous contraceptif oral, obésité, hypercholestérolémie , intolérance au glucose.
    • Le terme d’hypertension artérielle chronique est réservé aux patientes chez lesquelles l’hypertension est connue avant la grossesse. L’évolution usuelle d’une HTA chronique au cours de la grossesse est caractérisée par une baisse progressive de la pression artérielle au cours des 2 premiers trimestres puis par une remontée au cours du 3ème trimestre. En l’absence d’une telle évolution il faut craindre une évolution éclamptique.

14.13 Infections urinaires et lithiases urinaires

Se reporter au chapitre d’urologie « Urologie ».

La cure de diurèse est le premier élément de la prévention des récidives de lithiase et d’infection urinaire

14.14 Médicaments

  1. Médicaments difficiles à manier et dangereux en insuffisance rénale : aminosides, antiarythmiques, digitaliques, tous les médicaments hyperkaliémiants, sulfamides hypoglycémiants.
  2. Médicaments les plus régulièrement néphrotoxiques : aminosides, produits de contraste iodés, cisplatine, ciclosporine.
  3. Médicaments hyperkaliémiants : sels de potassium par voie orale (y compris sels de régime), diurétiques distaux, antiinflammatoires non stéroïdiens, inhibiteurs de l’enzyme de conversion, ciclosporine, tacrolimus, héparine non fractionnée, héparines de bas poids moléculaire, triméthoprime, pyriméthamine.
  4. Médicaments inefficaces en insuffisance rénale chronique : diurétiques thiazidiques, uricosuriques. Il faut augmenter les doses de diurétique de l’anse pour obtenir le même effet natriurétique.

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14.1 - Méthodes d’investigation en néphrologie
14.2 - Séméiologie
14.3 - Equilibre hydroélectrolytique et acido-basique
14.4 - Insuffisance rénale aiguë
14.5 - Néphropathies glomérulaires aiguës et chroniques
14.6 - Polykystose rénale
14.7 - Néphropathies intersticielles chroniques (NIC)
14.8 - Hypertension artérielle
14.9 - Urgences hypertensives
14.10 - Les néphropathies vasculaires chroniques
14.11 - Insuffisance rénale chronique
14.12 - Rein et grossesse
14.13 - Infections urinaires et lithiases urinaires
14.14 - Médicaments
14.15 - SERMENT DE L’EXTERNE EN NEPHROLOGIE