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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

 

10.2 - Thérapeutique

 

  1. Si on a un doute sur une appendicite mieux vaut porter le diagnostic par excès que de risquer de la laisser évoluer vers une complication.
  2. Le traitement des hernies est exclusivement chirurgical. Les ceintures ne sont qu’un pis-aller. Elles gênent souvent plus que la hernie elle-même et n’empêchent pas son étranglement.
  3. Le traitement des occlusions organiques est une urgence. Il associe une courte réanimation pour corriger l’hypovolémie à un traitement chirurgical pour lever l’obstacle. Tout segment digestif nécrosé doit être réséqué.
  4. Le traitement de la crise de colique hépatique est médical et peut être conduit en externe, sans hospitalisation. Il est à type d’antispasmodiques per os ou plus rarement (en cas de crise rebelle) par voie intraveineuse. Lorsqu’une lithiase vésiculaire devient symptomatique il est légitime de proposer une cholécystectomie par voie cœlioscopique en l’absence de contre-indication. En revanche, la découverte accidentelle d’une lithiase vésiculaire n’impose pas la chirurgie.
  5. La cholécystite aiguë lithiasique impose une hospitalisation en urgence en milieu chirurgical. Le traitement consiste en une cholécystectomie (par voie cœlioscopique ou par laparotomie) sous couvert d’une antibiothérapie adaptée qui sera poursuivie en post-opératoire durant plusieurs jours.
  6. Le traitement de l’angiocholite lithiasique est une urgence qui impose une hospitalisation en milieu chirurgical. L’antibiothérapie intraveineuse à bonne diffusion biliaire et hépatique doit être débutée immédiatement après les hémocultures. En fonction de l’état clinique du patient on peut soit réaliser une exploration chirurgicale des voies biliaires avec cholécystectomie dans le même temps (éventuellement sous cœlioscopie), soit proposer une sphinctérotomie avec extraction des calculs par voie endoscopique, la cholécystectomie étant réalisée dans un second temps.
  7. Le traitement d’une poussée sévère de sigmoïdite diverticulaire doit être conduit en milieu hospitalier car elle peut évoluer vers l’abcédation. Il comporte un repos au lit, une prévention du risque thrombo-embolique, une voie veineuse périphérique (alimentation, antibiothérapie parentérale, prélèvements sanguins, hémocultures), une double antibiothérapie dirigée contre les germes gram négatif et les anaérobies d’abord par voie parentérale, une mise au repos du tube digestif, des antalgiques et antispasmodiques intraveineux, de la glace sur la fosse iliaque gauche. La surveillance doit être étroite. Dès cessation de la poussée de sigmoïdite on prescrit un régime riche en fibres cellulosiques. La discussion thérapeutique intervient ensuite : traitement radical (sigmoïdectomie « à froid ») ou conservateur (abstention).
  8. Que faut-il faire ou ne pas faire en urgence devant un malade ayant ingéré un produit caustique ? Il faut identifier le produit en cause, placer le malade en position semi-assise (éviter le décubitus), ne faire ni lavage gastrique ni vomissements provoqués, ne pas administrer d’antidote par voie orale, nettoyer la bouche avec des compresses sèches, mettre en place une voie veineuse périphérique ou, au mieux, une voie veineuse centrale (en évitant le cathétérisme de la veine jugulaire interne gauche), corriger l’hypovolémie, rechercher des toxiques dans le sang, doser l’alcoolémie, administrer une oxygénothérapie par voie nasale ou après intubation trachéale si nécessaire. Une fibroscopie œsogastroduodénale doit être pratiquée dès l’arrivée du malade, en présence du chirurgien. Cet examen a une valeur diagnostique et pronostique fondamentale. Les lésions muqueuses sont classées en différents stades : le stade 1 avec muqueuse hyperhémiée, parfois pétéchiale, le stade 2 où il existe des ulcérations superficielles disséminées, et le stade 3 avec nécrose. Une fibroscopie trachéobronchique doit immédiatement lui succéder, sauf dans les stades 1. Elle permet de compléter le bilan lésionnel, ses résultats interviennent dans la discussion thérapeutique et conditionnent le pronostic à court terme. Il faut hospitaliser tous les patients en milieu chirurgical sauf les stades 1 qui, chez l’adulte, seront le plus souvent hospitalisés en psychiatrie.

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10.1 - Diagnostic
10.2 - Thérapeutique