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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.7
V. Morice


Chapitre 19 - Oto-rhino-laryngologie et chirurgie de la face et du cou

 

 

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter :

Monsieur LAMAS Georges
Service d’Oto-Rhino-Laryngologie
Bâtiment Babinski
LA SALPETRIERE
Tél. 01 42 16 31 00

L’ORL est une discipline médico-chirurgicale recouvrant des pathologies extrêmement fréquentes qui font très souvent l’objet de consultation chez le médecin généraliste. Il est donc un minimum indispensable de connaissance si l’on veut faire face à une consultation habituelle ; en sachant que l’essentiel de la conduite à tenir dépend d’un interrogatoire bien mené et de la pratique d’un examen clinique ORL de base.

Voici donc la liste des différentes questions dont la connaissance est impérative.

Diagnostic et traitement d’une otite externe aiguë
Le diagnostic repose sur la constatation d’une inflammation du conduit auditif externe avec tympan normal.
Le traitement est local.
Attention au sujet immunodéprimé ou au sujet diabétique âgé chez lesquels une antibiothérapie par voie générale est nécessaire ; l’absence rapide de rétrocession des signes doit conduire rapidement le patient en milieu spécialisé pour éviter l’évolution vers une otite externe maligne.
Diagnostic et traitement d’une otite moyenne aiguë
Le diagnostic est basé sur la constatation de signes inflammatoires tympaniques.
Le traitement repose sur l’antibiothérapie probabiliste sauf chez le nourrisson de moins de trois mois ou une paracentèse avec étude bactériologique est indispensable avant tout traitement.
Pour les autres cas l’absence de réponse à l’antibiothérapie jugée sur les signes généraux et l’examen tympanique doit conduire à un examen spécialisé pour réalisation d’une paracentèse avec étude bactériologique.
Conduite à tenir devant une surdité
Toute surdité doit bénéficier d’un examen minimum précisant l’état des conduits auditifs externes, des tympans et d’une épreuve de Weber qui permet de différencier une surdité de transmission d’une surdité de perception.
Elle nécessite un bilan en milieu spécialisé, à part la surdité brusque de perception qui nécessite une hospitalisation et un traitement en urgence.
Conduite à tenir devant un vertige
Les trois types de vertige les plus fréquents, c’est à dire le vertige paroxystique bénin, la névrite vestibulaire et la maladie de Ménière doivent être aisément diagnostiqués sur l’interrogatoire et l’examen clinique. L’examen neurologique est bien sûr indispensable et il faut savoir au moindre doute éliminer une pathologie centrale à l’aide de l’examen neuroradiologique approprié.
Conduite à tenir devant des acouphènes
Le bilan est identique à celui d’une surdité.
Conduite à tenir devant une paralysie faciale
Il faut savoir différencier une paralysie faciale périphérique d’une paralysie faciale centrale. Toute paralysie faciale périphérique brutale, à priori idiopathique, doit bénéficier d’un traitement corticoïdes. En cas de paralysie faciale sévère une hospitalisation est nécessaire pour traitement et bilan appropriés.
Diagnostic et traitement d’une rhino-pharyngite aiguë
Le diagnostic est essentiellement clinique et le traitement, sauf terrain particulier, doit être symptomatique.
Diagnostic et traitement d’une sinusite aiguë
Le diagnostic est le plus souvent clinique, reposant sur la constatation d’une obstruction nasale associée à une rhinorrhée purulente et autorisant la prescription d’une antibiothérapie probabiliste.
En cas de doute sur le diagnostic ou d’une absence d’amélioration sous traitement antibiotiques, il y a nécessité a étayer le diagnostic à l’aide d’examens radiologiques simples.
Conduite à tenir devant une rhinorrhée
Elle est fonction du terrain, du type de la rhinorrhée, des signes d’accompagnements.
Si le traitement d’une rhinite purulente ou d’une rhinite de type allergique ne pose pas de problème particulier, le caractère unilatéral ou l’absence de régression sous traitement doit conduite à un examen clinique spécialisé avec bilan approprié.
Conduite à tenir devant une obstruction nasale
Il ne faut jamais prescrire de traitement symptomatique type vasoconstricteurs.
Si l’obstruction nasale s’intègre dans un cadre pathologique évident type sinusite aiguë, il faut bien sûr traiter la cause. Dans les autres cas, un examen spécialisé est indispensable.
Diagnostic et traitement d’une angine aiguë
Le diagnostic d’angine repose sur la clinique qui retrouve des lésions amygdaliennes.
La forme la plus commune est l’angine rouge ou l’angine érythémato-pultacée qui nécessitent toujours un traitement antibiotiques actif sur le streptocoque.
En cas d’aspect clinique inhabituel, de réaction ganglionnaire importante ou d’une altération de l’état général il y a nécessité à recourir aux prélèvements de gorge associés à une numération formule sanguine.
Une angine aiguë peut évoluer vers un phlegmon de l’amygdale qui se caractérise par l’apparition d’un trismus et la nécessité de recourir en urgence à un avis spécialisé.
Conduite à tenir devant une dysphonie
En dehors des dysphonies aiguës secondaires à un forçage vocal ou à une laryngite infectieuse banale qui peuvent être traitées par corticoïdes et repos vocal, toute dysphonie nécessite un examen des cordes vocales.
Conduite à tenir devant une dyspnée laryngée
Toutes dyspnées laryngées, mêmes bien supportées, peuvent se décompenser brutalement. Il faut donc réaliser en urgence un examen laryngé approprié.
Conduite à tenir devant une tuméfaction cervicale
Le diagnostic repose avant tout sur le contexte clinique et l’examen clinique. Il est impératif de savoir diagnostiquer une tuméfaction thyroïdienne, parotidienne, sous maxillaire ou sous hyoïdienne ainsi qu’une tuméfaction sous digastrique. En cas de doute l’échographie est l’examen le plus simple pour préciser le type de la lésion.
Il est inutile de prescrire un traitement antibiotiques voir corticoïdes sauf en présence d’un tableau évident d’adénite aiguë.
Conduite à tenir devant une dysphagie
Pour toute dysphagie survenant en dehors d’un contexte évident type angine, il est nécessaire de conduire à un examen spécialisé de la voie digestive supérieure.

Voici donc en quelques lignes le minimum vital à connaître en ORL et pathologie cervico-faciale. Il ne s’agit nullement d’un résumé des différents cours (sémiologie, certificat de pathologie cervico-faciale, CSCT).

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