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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 12 - Maladies infectieuses et tropicales

 

 

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter :

Monsieur BRICAIRE François
Département des Maladies Infectieuses et Tropicales
Pavillon Laveran
LA SALPETRIERE
Tél. 01 42 16 01 15
Fax 01 42 16 01 65

Etre capable de :

  1. Reconnaître les signes de gravité d’un état septique : polypnée, tachycardie, marbrure, hypotension, troubles de conscience, oligurie (Pilly Chp 3 ; p 24 ; 2).
  2. Fournir pour chaque grande pathologie infectieuse d’organe le ou les germes essentiellement responsables :
    • Angine : streptocoque (Pilly Chp 13 ; 126 ; 1ère colonne)
    • Sinusite : Hæmophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae +++, Branhamella catarrhalis, anaérobies, bacille à gram négatif, Streptococcus aureus ± (Pilly Chp 14 ; p 129 ; 1)
    • Otite : Hæmophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae, Branhamella catarrhalis, puis streptocoque, staphylocoque, bacille à gram négatif et anaérobies (Pilly Chp 16 ; p 135 ; 8)
    • Laryngite : Hæmophilus influenzae (Pilly Chp 17 ; p 139 ; 2)
    • Pneumopathie : pneumopathie systématisée → pneumocoque ; pneumopathie non systématisée → germes atypiques (legionelle, mycoplasme, chlamydia), Hæmophilus influenzae, pneumocoque (Pilly Chp 19 ; p 146)
    • Bronchite : Hæmophilus influenzae, pneumocoque, Branhamella catarrhalis (Pilly Chp 18 ; p 141 ; 3)
    • Infections urinaires : Escherichia coli (Pilly Chp 24 ; p 168 ; 2)
    • Cholécystite : Escherichia coli, Klebsielle (Pilly Chp 23 ; p 166 ; 6)
    • Méningite bactérienne du sujet non immunodéprimé : (Pilly Chp 41 ; p 233 ; T1)
      • Adulte : pneumocoque, méningocoque
      • Enfant : méningocoque, pneumocoque, Hæmophilus influenzae
      • Nourrisson : idem + streptocoque du groupe B + E coli + listeria.
  3. Fournir les justifications pour la décision et le choix d’une antibiothérapie. Critères de choix d’une antibiothérapie : fonction du site infecté, des germes isolés ou suspectés, du terrain. (Pilly Chp 6-01 ; p 42 ; 3)
  4. Ne pas méconnaître les antécédents allergiques aux pénicillines avant de prescrire à un malade une bêtalactamine. (Pilly Chp 6-02 ; p 45 ; 2-1)
  5. Définir une angine et justifier l’attitude d’une prescription antibiotique : antistreptococcique. Une angine érythémateuse ou érythémato-pultacée doit être traitée comme une angine à streptocoque. (Pilly Chp 13 ; p 126 ; A-1).
    Toute angine à fausse membrane doit faire évoquer une mononucléose infectieuse chez un sujet jeune et évoquer une origine diphtérique imposant le contrôle d’une vaccination antérieure. (Pilly Chp 13 ; p 126 ; A-2)
  6. Reconnaître une épiglotite aiguë, savoir chez un enfant qui ne serait pas vacciné contre l’Hæmophilus influenzae la conduite pratique et justifier le choix d’une antibiothérapie anti Hæmophilus influenzae : (céphalosporine de 3ème génération). (Pilly Chp 17 ; p 139 ; 2)
  7. Connaître les caractéristiques cliniques, radiologiques, biologiques, permettant d’évoquer une pneumonie franche lobaire aiguë : début brutal, frissons intenses, douleurs thoraciques latéralisées, signes stéthacoustiques unilatéraux, image systématisée, hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles, syndrome inflammatoire avec CRP franchement élevée. (Pilly Chp 19 ; p 143 ; 3)
  8. Reconnaître une méningite infectieuse : fièvre, céphalées, vomissements, raideur de la nuque, signe de Kernig, signe de Brudzinski. Impose la réalisation d’une ponction lombaire. Savoir en interpréter les résultats : cytologiques, chimiques, bactériologiques. (Pilly Chp 41 ; p 233 ; A-1,2,3,4,6)
  9. Reconnaître un purpura fulminans : lésions purpuriques rapidement extensives en contexte fébrile imposant un transfert vers un centre d’urgences après injection à domicile d’une bêtalactamine (Ampicilline ou céphalosporine de 3ème génération). (Pilly Chp 49 ; p 269 ; 4-1)
  10. Savoir évoquer une listériose chez une femme enceinte ayant un syndrome fébrile aigu, isolé, non expliqué. (Pilly Chp 66 ; p 314 ; 4-2, 5)
  11. Reconnaître une staphylococcie maligne de la face devant un œdème fébrile du visage, notion de manipulation d’un furoncle médiofacial, début brutal, fièvre élevée, frissons, placard rouge violacé unilatéral extensif, sans bourrelet périphérique. (Pilly Chp 48 ; p 261 ; 5-2 - Staphylococcie maligne de la face)
  12. Reconnaître une pathologie biliaire (angiocholite, cholécystite) devant une douleur de l’hypochondre droit et un ictère fébrile. (Pilly Chp 23 ; p 166 ; 6) (Pilly Chp 36 ; p 216 ; 2-1, 2-2)
  13. Savoir diagnostiquer une infection urinaire parenchymateuse : sur l’association d’une leucocyturie (> 104/ml et d’une bactériurie (105/ml) et la traiter par une antibiothérapie (Pilly Chp 24 ; p 169 ; 4-2)
  14. Concernant les maladies sexuellement transmissibles (MST) SAVOIR que :
    • une urétrite aiguë impose une prise en charge urgente
    • les infections à Chlamydia sont la première cause de stérilité en France
    • une MST peut en cacher une autre : savoir les dépister pour les traiter
    • le traitement d’une MST s’accompagne d’un traitement systématique du ou des partenaires sexuels. (Pilly Chp 27 ; p 178 ; 2-1, 2-2)
  15. Savoir qu’une cellulite infectieuse est une urgence médicale nécessitant la prescription d’une antibiothérapie active au moins sur le streptocoque.
    Une cellulite nécrosante relève d’une prise en charge médico-chirurgicale spécialisée.
    Ne pas prescrire d’AINS en cas d’érysipèle ou de cellulite infectieuse.
    (Pilly Chp 31 ; p 196 ; 1-1 ; Chp 31 ; p 197 ; 3-1, 3-2)
  16. Savoir que toute fièvre avec souffle cardiaque doit faire évoquer une endocardite et la rechercher (hémoculture, échographie cardiaque). Fièvre + souffle = endocardite jusqu’à preuve du contraire. (Pilly Chp 39 ; p 225 ; 2-1)
  17. Savoir que :
    • une fièvre prolongée justifie une recherche étiologique approfondie (Pilly Chp 12 ; p 123 ; 5)
    • une hyperthermie chez l’adulte n’est pas nécessairement mal supportée et n’impose pas une prescription systématique d’antipyrétiques (Pilly Chp 11 ; p 119 ; 3)
    • une fièvre ne signifie pas nécessité d’antibiothérapie outre fièvre prolongée inexpliquée doit faire rechercher des foyers dentaires ++.
  18. Savoir que toute diarrhée infectieuse doit faire rechercher une toxi-infection alimentaire collective à staphylocoque en cas d’incubation courte (1 à 6 heures), à salmonelle en cas d’incubation plus longue (12 à 36 heures). (Pilly Chp 124 ; p 533 ; 3-1-1 ; 3-1-2)
  19. Savoir que toute fièvre chez un patient splénectomisé non vacciné contre le pneumocoque, doit faire évoquer une infection à pneumocoque. (Pilly Chp 47 ; p 258 ; 1-3 ; T2)
  20. Savoir que toute morsure animale nécessite d’envisager la prévention du tétanos et de la rage si nécessaire (Pilly Chp 30 ; p 194 ; 1-1)
  21. Savoir que tout médecin doit veiller à la réalisation du calendrier vaccinal règlementaire et veiller à maintenir les rappels nécessaires à jour.
    Toute personne au delà de 70 ans doit être systématiquement proposée pour une vaccination antigrippale ; en cas de pathologie respiratoire chronique, la vaccination antipneumococcique est conseillée. (Pilly Chp 130 ; p 563 ; T4) (Pilly Chp 47 ; p 259 ; 4-2)
  22. Savoir que chez un patient infecté par le VIH au stade d’immunodépression, tout signe neurologique fébrile doit faire évoquer une toxoplasmose cérébrale, tout signe respiratoire fébrile doit faire envisager une pneumocystose pulmonaire. (Pilly Chp 76 ; p 367 ; 4-1)
  23. Savoir que les principales causes de fièvre au retour de voyages sont :
    • d’abord et avant tout le paludisme,
    • puis parmi les maladies virales les arboviroses et les hépatites virales,
    • parmi les infections bactériennes : les salmonelloses, les infections urinaires,
    • parmi les maladies parasitaires : un abcès amibien du foie. (Pilly Chp 101 ; p 449 ; 3-1)

Référence : E. PILLY - Maladies Infectieuses - 1997

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