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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 9 - Hématologie

 

 

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter :

Madame LEBLOND Véronique
Clinique d’Hématologie
Pavillon Laveran
LA SALPETRIERE
Tél. 01 42 16 02 20
Fax 01 42 16 01 65

9.1 Indications et anomalies de l’hémogramme

L’hémogramme permet d’évaluer la quantité et la qualité des 3 lignées sanguines.

Il mesure et calcule le nombre d’hématies par unité de volume, le taux d’hémoglobine, le taux d’hématocrite, les constantes érythrocytaires, le nombre de plaquettes et de leucocytes par unité de volume et la formule leucocytaire.

L’hémoglobine sanguine est normalement de 13 à 18 g/100ml chez l’homme et de 12 à 16 g/100 ml chez la femme. La numération des globules rouges et l’hématocrite permet de calculer les trois principales constantes globulaires : volume globulaire moyen (VGM : 85-95 μ3), concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH : 32 à 38 %) et teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine (TCMH : 27 à 31 pg).

Le chiffre total de leucocytes est exprimé en mm3. Les limites normales chez l’adulte sont les suivantes :

  • Polynucléaires neutrophiles : 1800 à 8000/mm3
  • Polynucléaires eosinophiles : 50 à 500/mm3
  • Polynucléaires basophiles : inférieures à 100/mm3
  • Lymphocytes : 1500 à 4500/mm3
  • Monocytes : 100 à 1000/mm3

Le chiffre normal de plaquettes est compris entre 150 000/mm3 et 450 000/ mm3.

La prescription d’un hémogramme est indiquée devant :

  • une fièvre prolongée,
  • des infections récidivantes,
  • une angine ulcéro-nécrotique,
  • une pâleur cutanéo-muqueuse, une fatigue intense, ou un essoufflement inhabituel et non liée à une cause cardio-respiratoire,
  • un saignement cutanéo-muqueux (purpura, épistaxis, hématomes fréquents, multiples ou spontanés),
  • des adénopathies chroniques ou une hépatosplénomégalie,
  • une érythrodermie, des acouphènes, des troubles visuels,
  • un syndrome tumoral cutanéo-muqueux (hématodermie, hypertrophie gingivale),
  • des accidents thrombotiques veineux ou artériels (accident vasculaire cérébral, thrombophlébite, nécrose ischémique des extrémités).

Des anomalies de l’hémogramme peuvent orienter vers un diagnostic et parfois vers un traitement approprié :

Anémie
Dans tous les cas d’anémie, doivent être pris en compte, les mesures (VGM, CCMH), l’aspect sur lames des hématies et le compte des réticulocytes. Une anémie est définie par une diminution de la concentration en hémoglobine (inférieure à 12 g/100ml).
  1. Une anémie microcytaire hypochrome non régénérative doit faire pratiquer un bilan inflammatoire et la recherche d’une carence en fer : dosage du fer sérique, de la transferrine de la capacité totale de fixation de la transferrine et de la ferritine (basse dans les carences martiales, normale ou haute dans les syndromes inflammatoires).
    Le traitement de l’anémie inflammatoire est celui celui de la cause.
    En cas de carence martiale, une cause à traiter doit être recherchée : saignement chronique [cause gynécologique (la plus fréquente), digestive (ulcère gastro duodénal)], plus rarement carence d’apport, troubles de l’absorption, hémolyse chronique. Cette carence nécessite un apport de fer pendant 3 mois et un contrôle du taux de ferritine à la fin du traitement. La prescription de fer n’est justifiée que pour des anémies ferriprives dûment diagnostiquées (en dehors de la grossesse ou de saignements répétés non contrôlés, où une supplémentation peut être justifiée). Il est nécessaire d’apporter minimum 200 mg de fer ferreux/j (contrôler le dosage en fer du médicament prescrit) et de prévenir le patient de la possibilité de troubles digestifs au début du traitement. Si persistance de l’anémie après traitement vérifier la compliance au traitement et le traitement de la cause.
    Une microcytose sans anémie vraie et avec un fer sérique normal ou haut doit faire évoquer un thalassémie mineure et faire pratiquer une électrophorèse de l’hémoglobine
  2. Une anémie normocytaire régénérative doit faire pratiquer un bilan d’hémolyse ou la recherche d’un saignement aigu. Seront demandés un test de Coombs, une haptoglobine, une bilirubine et le dosage des LDH. Le bilan étiologique doit être pratiquée dans un service spécialisé.
    En cas d’anémie aiguë, une hospitalisation urgente dans un service spécialisé est nécessaire.
  3. Une anémie macrocytaire non régénérative doit faire évoquer une carence vitaminique (folates, B12) ou à des anomalies endocriniennes (hypothyroïdie). Une consultation spécialisée est le plus souvent nécessaire avec pratique éventuelle d’un myélogramme pouvant orienter vers le diagnostic de myélodysplasie. Un traitement par la vitamine B12 ou l’acide folique n’est justifié que dans les carences dûment constatées (en dehors de la grossesse où une supplémentation en acide folique peut être justifiée). Le traitement par vitamine B12, s’il s’agit d’un Biermer ou post gastrectomie est un traitement par voie parentérale et à vie.
Polyglobulie
La polyglobulie doit être confirmée par une masse sanguine. Il faut rechercher une cause extra-hématologique (insuffisance respiratoire chronique, sécrétion excessive de substances à activité érythropoïétine par une tumeur). Une consultation spécialisée en Hématologie est nécessaire. Le risque majeur est thrombo-embolique. Toute polyglobulie traitée par saignée ne doit pas être supplémentée en fer.
Thrombopénie
Une thrombopénie est définie par un chiffre inférieur à 150 000/mm3. Elle doit faire systématiquement pratiquer en urgence un bilan d’hémostase à la recherche d’une CIVD et, éventuellement, un myélogramme. Une thrombopénie profonde (< à 50 000 plaquettes/mm3) nécessite une consultation spécialisée voire une hospitalisation urgente (si < 10 000 plaquettes et/ou existence d’un syndrome hémorragique).
Thrombocytose
Une thrombocytose (> 450 000/mm3), lorsqu’elle est modérée, est souvent de nature réactionnelle (syndrome hémorragique avec carence martiale, syndrome inflammatoire dont il faudra faire le bilan). Le diagnostic de thrombocytémie dans le cadre d’un syndrome myéloprolifératif doit être posé en consultation spécialisée.
Anomalies de la formule leucocytaire
  1. Les anomalies de la formule sanguine doivent être interprétées en tenant compte du chiffre absolu des polynucléaires, lymphocytes et monocytes et non du pourcentage.
  2. Une polynucléose neutrophile peut être mise sur le compte d’une infection bactérienne, d’une maladie inflammatoire chronique, d’une intoxication tabagique chronique ou d’un syndrome myéloprolifératif.
  3. Une hyperéosinophilie doit faire rechercher une helminthiase, une allergie, parfois un syndrome myéloprolifératif ou un « syndrome hyperéosinophile » dont le diagnostic et le bilan doivent être pratiqués en milieu spécialisé.
  4. Devant une hyperlymphocytose chronique (> 5000/mm3), une polynucléose (> 15000/mm3), la présence de formes immatures dans le sang (myélémie) ou de cellules anormales circulantes, une consultation spécialisée s’impose.
  5. Une neutropénie est définie par un chiffre de polynucléaires inférieur à 1800/mm3. Une consultation spécialisée est nécessaire.

Une bi ou tri cytopénie nécessite une consultation en hématologie.

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9.1 - Indications et anomalies de l’hémogramme
9.2 - Conduite à tenir devant une neutropénie
9.3 - Myélome
9.4 - Adénopathies
9.5 - Splénomégalie
9.6 - Thrombopénie ou chute des plaquettes induite par l’héparine
9.7 - Antivitamines K
9.8 - Les héparines
9.9 - Transfusion