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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 7 - Gériatrie

 

 

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter :

Monsieur PIETTE François
Service de Médecine Interne
Hôpital Charles Foix
7, Avenue de la République
94205 IVRY
Tél. 01 49 59 45 65
Fax. 01 49 59 43 79
Madame BUSSY Caroline
Hôpital Charles Foix

7.1 Attitudes médico-psycho-sociales

7.1.1 Interrogatoire du malade

L’anamnèse est un élément essentiel du diagnostic. De plus, c’est sur le vécu des symptômes que la prise en charge pourra avoir lieu. L’interrogatoire du patient sert également à recueillir la volonté du patient, qu’il faudra respecter autant que faire ce peut, même s’il existe des troubles cognitifs.

La famille et l’entourage sont essentiels pour reconstituer l’anamnèse notamment des troubles cognitifs. Ils seront rencontrés le plus tôt possible.

7.1.2 Autonomie

Maintenir ou améliorer l’autonomie physique est un des objectifs thérapeutiques. Elle s’apprécie sur différents paramètres, physiques, verbaux et instrumentaux. Sa quantification permet l’attribution éventuelle d’une Prestation Spécifique Dépendance par le département, en cas de perte d’autonomie suffisante. La perte d’autonomie physique peut se prévenir par une activité physique régulière. L’immobilisation au lit ou au fauteuil quand elle est nécessaire doit être réduite au minimum.

Au domicile, il est parfois possible de pallier cette perte d’autonomie. Une visite à domicile avec l’assistante sociale et l’ergothérapeute puis la mise en place d’aménagements simples et d’aides techniques (barres de douche, téléalarme, fixation des tapis...) évitent ou retardent ainsi l’institutionnalisation.

L’autonomie psychique est parfois très altérée. Il peut alors être nécessaire de recourir à des mesures de protection des biens telles qu’une sauvegarde de justice (temporaire), une curatelle ou une tutelle.

7.1.3 Prise en charge thérapeutique

La qualité de vie représente presque toujours l’objectif prioritaire. Il doit être conçu dans la durée puisque par exemple une femme de 90 ans sur quatre atteindra 100 ans ! Ainsi, il reste utile de dépister et traiter de nombreuses maladies. De plus, des actions de prévention ont un effet bénéfique sensible à court terme (exercice physique, arrêt du tabac...). L’âge ne doit pas être un frein à une procédure thérapeutique efficace. La prise en charge thérapeutique pourra être médicamenteuse, mais également chirurgicale et/ou prothétique : l’appareillage est très souvent possible (appareil auditif, bas de contention).

La fin de vie peut amener à entrer dans une attitude de soins palliatifs, impliquant que l’on va se concentrer sur le confort du patient. Le contrôle et la suppression des symptômes les plus gênants est souvent possible, l’aide d’unité de soins palliatifs doit être demandée autant que nécessaire.

7.1.4 Institution

L’institutionnalisation peut être souhaitée par la personne âgée notamment pour sa sécurité individuelle. Elle est cependant souvent un pis-aller plus ou moins imposé au patient, reflétant l’impossibilité d’assurer au patient les besoins de base au domicile et/ou le danger que le patient pourrait faire courir à un tiers. Ses indications doivent être exceptionnelles lorsque le principal motif est l’angoisse de l’entourage à l’idée d’un danger individuel encouru par le patient.

L’institutionnalisation est coûteuse, financée par le patient, les descendants directs et/ou l’aide sociale. Des solutions intermédiaires sont possibles : hôpital de jour, hospitalisation courte de moyen séjour, accueil de jour.

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7.1 - Attitudes médico-psycho-sociales
7.2 - Gériatrie par appareil ou grande fonction
7.3 - Médicaments
7.1.1 - Interrogatoire du malade
7.1.2 - Autonomie
7.1.3 - Prise en charge thérapeutique
7.1.4 - Institution